Le Lézard

Lancement du deuxième rapport de la directrice de santé publique - "DES ENVIRONNEMENTS PHYSIQUES SAINS ET SÉCURITAIRES : ÉLÉMENTS CLÉS POUR LA SANTÉ DES COMMUNAUTÉS"



LONGUEUIL, le 7 juin /CNW/ -- LONGUEUIL, le 7 juin /CNW Telbec/ - La directrice de santé publique de la Montérégie, Dre Jocelyne Sauvé a profité de la Journée montérégienne de santé publique 2006 pour lancer son deuxième rapport sur l'état de santé et de    bien-être de la population. Ce rapport pose un regard particulier sur la qualité et la sécurité de nos environnements physiques.

"Le lien entre l'état de santé des Montérégiens et la qualité et la sécurité de nos environnements physiques est bien démontré et les impacts de ces environnements sur la santé sont bien réels. Nous devons agir individuellement et collectivement, c'est un incontournable pour améliorer la santé des Montérégiens", déclare Dre Sauvé.

Ainsi, d'après le rapport, la qualité de l'eau et de l'air, la présence d'un imposant réseau routier, l'étalement urbain permettant la cohabitation entre zones industrielles (ou agricoles) et milieux résidentiels constituent quelques-uns des environnements qui favorisent le développement de plusieurs problèmes de santé tels que l'accroissement du nombre de cas de cancers, de maladies respiratoires, de traumatismes ou encore, la diminution de la qualité de vie des citoyens par l'augmentation du niveau de bruit ou des mauvaises odeurs.

Pour apporter un complément d'information au Rapport de la directrice de santé publique, une enquête a été menée en mars-avril 2006, auprès de 800 Montérégiens de 18 ans et plus, issus des milieux rural et urbain, afin d'obtenir des données récentes sur la perception de la qualité et la sécurité de leurs environnements naturels et bâtis et sur l'adoption de comportements favorables à leur santé.

QUELQUES DONNÉES DU RAPPORT ET DE L'ENQUÊTE

La qualité de vie et l'aménagement du territoire

Selon l'enquête sur les perceptions et les comportements des Montérégiens à l'égard des environnements physiques, huit personnes sur dix sont exposées à au moins une source de bruit dans leur environnement résidentiel. Plus du tiers de ces personnes en seraient incommodées. La principale source de bruit est le trafic routier.

À l'extérieur comme à l'intérieur, la qualité de l'air demeure un défi

d'envergure

L'augmentation de la charge de polluants dans l'air par différentes sources telles que le transport routier, le développement industriel ou les contaminants biologiques (pollens) est aussi à l'origine de plusieurs problèmes de santé.

Le Rapport de la directrice de santé publique indique que la pollution atmosphérique en Montérégie serait responsable de 8 % des admissions hospitalières en lien avec les maladies respiratoires et de 15 % en lien avec des problèmes cardiovasculaires. De plus, on estime à un peu plus de 20 %, les Montérégiens atteints de "rhume de foins", un des taux les plus élevés au Québec. La présence des moisissures dans les logements et dans les édifices publics expliquerait en partie l'augmentation du pourcentage de personnes asthmatiques âgées de 12 ans et plus. Ce taux a doublé entre 1998 et 2003 et, aujourd'hui, plus de 90 000 Montérégiens souffrent d'asthme.

Quant au monoxyde du carbone, plusieurs intoxications seraient évitables si l'on contrôlait les sources de monoxyde de carbone (CO) à l'intérieur du domicile. Ainsi, selon l'enquête, 56 % des ménages Montérégiens auraient une source de CO dans leur domicile. Or, seulement 39 % de ces ménages sont équipés d'un détecteur de CO qui fonctionne adéquatement.

La qualité de l'eau

Des problèmes de santé relatifs à la mauvaise qualité de l'eau potable pourraient survenir chez les ménages qui s'approvisionnent à un puits individuel, notamment dans les zones rurales de la région. Pourtant, seulement 3 % de ces ménages font analyser leur eau de puits selon la fréquence recommandée. La consommation d'une eau contaminée par des microbes ou par des substances chimiques peut causer des gastro-entérites et des intoxications aiguës.

La sécurité de nos infrastructures

En Montérégie, les routes ont causé en moyenne annuellement, de 2000 à 2003, le décès de 125 personnes tout comme l'hospitalisation de 1069 autres. Il est connu que la conception, l'implantation et l'entretien des routes seraient à l'origine du tiers des traumatismes routiers.

Grâce à la diffusion du rapport et de l'enquête, la Direction de santé publique de la Montérégie prend les devants pour mobiliser ses partenaires des réseaux de la santé, municipal, scolaire et communautaire à adopter une approche concertée pour le maintien et l'amélioration des environnements physiques sains et sécuritaires.

La directrice de santé publique, Dre Jocelyne Sauvé, ajoute que "plusieurs problèmes de santé sont associés à l'aménagement du territoire et de nos routes de même qu'à la qualité de l'eau, de l'air et de nos édifices. On ne peut faire autrement que de trouver des pistes d'action individuelles et collectives qui amélioreront la qualité de vie des citoyens."

Toutefois, il reste beaucoup à faire sur le plan individuel et collectif. Par exemple, tandis que 65 % des répondants à l'enquête soient convaincus que les individus peuvent intervenir efficacement pour réduire la pollution atmosphérique, seulement 10 % des conducteurs déclarent avoir appliqué plusieurs mesures pour ce faire.

Dre Sauvé ajoute "qu'on doit tous faire des efforts afin d'identifier ensemble les meilleures pistes d'action individuelles et collectives qui amélioreront la santé et la qualité de vie des citoyens. Plusieurs acteurs sont déjà à l'?uvre. Notre objectif est que des ponts se bâtissent entre les gestionnaires, les décideurs et les intervenants des divers milieux impliqués afin d'augmenter notre efficacité et contribuer à améliorer la santé et la sécurité de nos concitoyens."

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Communiqué envoyé le 7 juin 2006 à 14:39 et diffusé par :