Le Lézard

Remise d'un doctorat honoris causa de l'UQAM à Koichiro Matsuura, directeur général de l'UNESCO



MONTREAL, le 7 juin /CNW/ -- MONTREAL, le 7 juin /CNW Telbec/ - L'Université du Québec à Montréal remet aujourd'hui un doctorat honoris causa à Son Excellence Monsieur Koichiro Matsuura, directeur général de l'UNESCO, une personnalité internationale de premier plan. L'UQAM veut ainsi reconnaître l'homme qui a su redonner à l'UNESCO sa place comme institution au leadership reconnu sur toute la planète.

Monsieur Matsuura

Elu huitième directeur général de l'UNESCO en 1999 et réélu en 2005, M. Matsuura est le premier asiatique à occuper ce poste. Dès son entrée en fonction, il s'est engagé dans un processus permanent de réformes visant à réaffirmer la pertinence et l'autorité de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, dans le monde. La décision des Etats-Unis de rejoindre l'Organisation, dix-neuf ans après l'avoir quittée et, plus généralement, le mouvement ininterrompu d'expansion de l'universalité de l'UNESCO, sont les preuves vibrantes de la réussite de son travail.

M. Matsuura a également lancé une réflexion d'ensemble sur l'avenir de l'UNESCO devant permettre de déterminer son rôle dans la décennie à venir et de prioriser ses choix. Parmi ceux-ci, on peut faire état de la mise en place d'un système pour répondre de façon cohérente à des situations comme celle du tsunami dans l'Océan Indien.

M. Matsuura a joué un rôle capital dans des dossiers majeurs en éducation, en environnement et dans la préservation de la diversité culturelle, une de ses grandes priorités. Ainsi, sous son impulsion, l'UNESCO a placé la diversité culturelle au rang de priorité principale et de patrimoine commun de l'humanité, tenant compte de la vitesse avec laquelle les processus de mondialisation se déploient.

Dans le grand dossier du Sommet mondial sur la société de l'information, l'UNESCO est maintenant en mesure d'assurer l'interface entre les autorités publiques, les communautés de professionnels et le secteur privé. Elle est de ce fait le champion de la liberté d'expression et "la caisse de résonance" des milieux des médias. Faisant sien le concept de "sociétés du savoir", M. Matsuura a permis que soient mis en évidence les défis que sont l'exclusion, l'équité, la diversité et la liberté d'expression, en jetant un éclairage particulier sur l'accès aux technologies de l'information et de la communication et leurs contenus.

Dans l'esprit de M. Matsuura, la notion d'éducation doit être élargie à la connaissance et aux moyens de la partager, dans un contexte global d'interdépendance entre l'humanité et la nature, entre les nations et les cultures, et entre le présent et le futur.

Au cours de ses deux mandats successifs, M. Matsuura a accompli des missions dans 160 pays, une tâche éprouvante qui lui a apporté une compréhension inestimable des problèmes réels de l'humanité.

L'UNESCO et l'UQAM

Trois des cinq chaires UNESCO au Canada sont hébergées à l'UQAM, qui abrite également, depuis sa fondation en 1994, Orbicom, un réseau spécialisé de l'UNESCO, regroupant 26 chaires en communication et 250 membres associés dans 73 pays.


Communiqué envoyé le 7 juin 2006 à 14:05 et diffusé par :