Le Lézard

SONACC : Privatisation des hippodromes-Réponse au ministre Audet



MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 6 juin 2006) -
                                                     Stéphane Bibeau
           Chef de l'exploitation et vice-président exécutif, SONACC

Le ministre des Finances, M. Michel Audet, continue de menacer et de vouloir changer les règles du jeu si la Société nationale du cheval de course (SONACC) n'acquiesce pas à un projet d'entente finale découlant d'un processus de négociation entaché d'irrégularités et dont le contenu détourne 125 M $ au profit d'Attractions Hippiques, propriété du sénateur libéral Paul Massicotte. Suite à ces irrégularités, la SONACC songe d'ailleurs à porter plainte au syndic du Barreau du Québec et peut-être même au Vérificateur Général du Québec.

Dans son entrevue avec le journal La Presse, M. Audet, plutôt que de répondre aux faits, continue de tout mélanger plongeant ainsi le public plus profondément dans l'obscurité. Sans jamais répondre aux arguments de la SONACC, il profite cette fois de sa tribune pour tenter de faire croire qu'il ne peut combler les quatre postes vacants au sein du conseil d'administration de la SONACC sous prétexte que les candidats devraient être préalablement approuvés par les membres actuels dudit conseil d'administration. Cette situation le forçant à adopter une législation spéciale.

Premièrement, la structure corporative de la SONACC n'est pas pertinente au présent débat et deuxièmement, contrairement à ce que prétend le ministre, la loi constitutive de la SONACC à son article 15 prévoit que, toute vacance au sein du conseil est comblée par le ministre. Par ailleurs, à au moins quatre reprises, la SONACC a demandé par écrit au précédent ministre des Finances, M. Yves Séguin, de combler lesdites vacances. Même si M. Séguin ne fait plus partie du gouvernement, il était tout de même un ministre du parti actuellement au pouvoir. De cet état de faits on ne peut que conclure deux choses: soit que le ministère des Finances souffre d'un problème de mémoire organisationnelle, soit que le ministre actuel tente sciemment d'occulter les problèmes de fond qui demeurent dans le projet d'entente finale. Dans un cas comme dans l'autre, cela est alarmant.

La SONACC réitère qu'elle désire continuer à négocier de bonne foi tant que la pérennité de l'industrie des courses de chevaux au Québec continuera d'être la principale balise de cette négociation. Cependant, si des intérêts autres continuaient d'entraver le processus de négociation et que seules les menaces étaient les arguments du ministère des Finances, la SONACC n'aura d'autres choix que de demander que la lumière soit faite par le biais d'une commission parlementaire.




Communiqué envoyé le 6 juin 2006 à 17:05 et diffusé par :