Le Lézard

La Fondation Trudeau accorde pour 3 millions de bourses à 15 étudiants au doctorat



MONTRÉAL, le 6 juin /CNW/ -- MONTRÉAL, le 6 juin /CNW/ - Quinze étudiants recevront la bourse de doctorat Trudeau 2006 d'une valeur pouvant atteindre 200 000 $ chacune, a annoncé la Fondation Pierre Elliott Trudeau. L'un des seuls programmes de bourses d'études doctorales en sciences humaines au Canada, le programme des bourses Trudeau se veut beaucoup plus qu'un appui financier. En effet, les boursiers ont accès à une communauté stimulante de grands penseurs et de leaders avec qui ils peuvent échanger sur les enjeux fondamentaux de notre société dans un contexte de recherche, d'apprentissage et de débat.

Les projets de recherche des boursiers varient amplement - du phénomène de l'itinérance, au droit international après les attentats du 11 septembre, à la photographie et la culture dans les communautés autochtones -, mais chacun des projets rejoint l'objectif que s'est fixé la Fondation de permettre aux citoyens du Canada et du monde de vivre une expérience plus concrète et plus engagée de la démocratie.

"Chaque année, nous nous mettons à la recherche de jeunes esprits marquants qui sont capables de susciter un débat public sur des thèmes d'intérêt pour le Canada et le monde," souligne Roy L. Heenan, président du conseil d'administration de la Fondation Trudeau. "Cette nouvelle cuvée de boursiers Trudeau exceptionnels est destinée à de grandes choses et nous sommes fiers de les appuyer dans leurs projets aussi variés que fascinants."

Les boursiers Trudeau 2006 sont :

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    -  Michael Ananny (Communication, université Stanford) : il étudie
       comment les personnes et les sociétés pratiquent la citoyenneté
       responsable grâce à des "anciens" et "nouveaux" médias et outils
       technologiques.

    -  Catherine Bélair (Anthropologie, Université Laval) : elle étudie la
       faim endémique dans le nord-est du Brésil.

    -  Christine Brabant (Éducation, Université de Sherbrooke) : elle étudie
       l'"école à domicile" et les façons dont les parents-éducateurs
       enseignent la citoyenneté responsable.

    -  May Chazan (Géographie humaine, université Carleton) : elle étudie
       comment la dynamique s'établit entre les organismes canadiens et
       l'action féminine locale contre le sida en Afrique du Sud.

    -  Rajdeep Singh Gill (Doctorat interdisciplinaire, université de la
       Colombie-Britannique) : il étudie le rôle social et éthique de l'art
       et de la création au sein des groupes autochtones.

    -  Lisa Helps (Histoire, université de Toronto) : elle étudie l'histoire
       et l'évolution du phénomène de l'itinérance au Canada et aux
       États-Unis.

    -  Kate Hennessy (Anthropologie, université de la Colombie-Britannique) :
       elle analyse les cultures des Premières nations en étudiant les effets
       narratifs du film et de la photo numérique sur le plan local.

    -  Dawnis Kennedy (Droit, université de Toronto) : elle étudie la
       question des modes respectueux d'interaction entre le droit canadien
       et le droit anishinabé.

    -  Alexis Lapointe (Philosophie, Université de Montréal) : il étudie la
       mémoire collective et ses liens avec la démocratie, et comment cette
       dernière peut être utilisée pour régler les conflits civils
       fratricides.

    -  Jason Luckerhoff (Communication et sociologie, Université Laval) : il
       vise à rendre l'art accessible à tous et étudie le rôle des médias
       dans la valorisation de certaines formes culturelles.

    -  Prateep Nayak (Gestion environnementale des ressources naturelles,
       université du Manitoba) : il étudie les villages de pêcheurs du
       littoral est de l'Inde et les pertes de droits et de moyens locaux de
       subsistance.

    -  Taylor Owen (Géographie, université d'Oxford) : il étudie l'idée que
       les humains - et non pas les États - devraient se situer au c?ur
des
       recherches et des politiques sur la sécurité dans le monde.

    -  Meredith Schwartz (Philosophie, université Dalhousie) : constatant la
       disponibilité croissante de tests génétiques, elle étudie les
       conséquences personnelles sur les plans médical, moral et social.

    -  Samuel Spiegel (Doctorat interdisciplinaire, université de la
       Colombie-Britannique) : il cherche à atténuer les effets
       environnementaux de l'extraction d'or dans le monde et à sauvegarder
       le bien-être des mineurs et de leur famille.

    -  Pierre-Hugues Verdier (Droit, université Harvard) : témoin direct des
       attentats bouleversants du 11 septembre, il étudie l'interaction de la
       théorie des relations internationales et de la légalité des
       compétences extraterritoriales en matière de droit international.
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(Biographies complètes et photos disponibles sur demande.)

"Les boursiers Trudeau 2006 sont d'éminents jeunes penseurs et chercheurs en sciences humaines et ce sont tous les meilleurs dans leur domaine", mentionne le professeur Stephen J. Toope, président de la Fondation Trudeau. "Par ce programme de bourses, nous visons à encourager un certain nombre de ceux qui seront sans doute un jour des chefs de file dans le monde à étudier les grandes questions qui influent sur notre société et notre avenir."

Créé en 2003, le programme de bourses de la Fondation Trudeau accorde l'appui financier le plus généreux au Canada dans le domaine des sciences humaines. Chaque année, la Fondation récompense jusqu'à 15 étudiants d'exception en remettant à chacun une somme annuelle de 35 000 $ pour frais de subsistance et une indemnité annuelle de 15 000 $ pour frais reliés à la recherche, et ce, pour une période pouvant atteindre quatre ans.

À propos de la Fondation Trudeau

La Fondation Pierre Elliott Trudeau (www.fondationtrudeau.ca) entretient un dialogue unique entre de brillants universitaires versés en sciences humaines et des individus aux idées novatrices ?uvrant au gouvernement, dans les professions libérales, dans le milieu des affaires et des arts ainsi que dans le secteur communautaire, et s'intéressant aux questions d'affaires publiques. La Fondation fait bien plus que financer la recherche, puisqu'elle a pour mission de susciter et d'alimenter un débat public portant sur les plus importantes problématiques de notre société, et de permettre aux citoyens du Canada et du monde de vivre une expérience plus concrète et plus engagée de la démocratie.


Communiqué envoyé le 6 juin 2006 à 08:00 et diffusé par :