Le Lézard

La direction du Journal de Montréal déplore les actes de vandalisme graves commis et souhaite en arriver le plus rapidement possible à l'arbitrage



MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 5 juin 2006) -

Grève sauvage des salariés du service des presses

La direction du Journal de Montréal déplore les actes de vandalisme graves auquel se sont livrés certains salariés du service des presses sur les équipements de la salle d'impression du quotidien la soirée dernière. Ces actes de saccage causant des dommages de plusieurs centaines de milliers de dollars et le déclenchement d'une grève sauvage sont jugés particulièrement regrettables compte tenu du fait que les 115 salariés du service des presses jouissent des meilleures conditions de travail sur le marché, voire en Amérique du Nord, avec un salaire moyen de 115 000 $ par année et que la quasi-totalité d'entre eux jouissent d'une sécurité d'emploi jusqu'à l'âge de 65 ans. La direction du Journal tient à s'excuser auprès de ses lecteurs, ses employés et ses annonceurs pour les inconvénients causés suite à cette situation hors de son contrôle.

En outre, une entente annexée à la convention collective comporte une disposition particulière à l'effet qu'une grève ou un lock-out peut durer un maximum de vingt semaines et que l'arbitrage devient obligatoire dès le déclenchement d'un conflit. " La direction du Journal aurait souhaité recourir à un arbitre de différend, sans avoir à passer par un conflit qui pénalise sans raison l'ensemble des travailleurs, des lecteurs et des partenaires du Journal. Nous comprenons donc très mal le choix du syndicat d'user de brutalité et même de mettre en péril la santé et la sécurité des autres employés sur les lieux de travail. Nous l'exhortons d'en référer à l'arbitrage dès maintenant, " a commenté Lyne Robitaille, présidente et éditrice.

" Nous avons consacré beaucoup d'efforts pour en arriver à un règlement depuis le début des négociations le 17 avril dernier. La partie patronale a demandé l'aide d'un conciliateur, mais cela n'a pas donné les résultats escomptés. Nous avons même donné notre accord de principe à la proposition du conciliateur de renoncer complètement à notre droit de lock-out et de référer les questions non réglées à un arbitre de différend, personne entièrement neutre d'opinions, juste et droite, choisie par les deux parties. Il est clair pour nous que l'arbitrage était, et demeure, la seule voie possible dans les circonstances. Comme le dossier sera ultimement réglé par un arbitre tel que stipulé dans l'Entente(1), nous n'entendons pas négocier les détails de la convention collective sur la place publique", a ajouté Mme Robitaille.

Des défis importants

Le Journal de Montréal fait face à des défis importants au sein d'une industrie hautement compétitive qui traverse une phase de redéfinition. La direction du Journal a obtenu cette année des ententes pour le renouvellement des conventions collectives avec ses salariés de l'expédition et de l'encartage qui vont contribuer à relever ces défis. La direction propose aux salariés du service des presses des aménagements opérationnels et de nouvelles façons de faire. " Les autres employés de l'imprimerie ont fait preuve d'ouverture par rapport aux défis importants qui guettent le Journal. Nous aurions souhaité que les salariés des presses, qui jouissent de la sécurité d'emploi et des meilleures conditions de travail sur le marché, en arrivent à la même réflexion et acceptent de faire des aménagements ou, à défaut d'entente, acceptent de soumettre nos différends à l'arbitrage sans déclencher un conflit de travail ", conclut Lyne Robitaille.

La direction du Journal a mis en place diverses mesures pour assurer la sécurité de ses employés et de ses bâtiments et voir à la production et à l'impression du Journal.

Le Journal de Montréal est une propriété de Corporation Sun Media, la première chaîne nationale de tabloïds et de journaux régionaux du Canada. Le groupe publie huit grands quotidiens urbains couvrant la plupart des grandes agglomérations du pays, trois quotidiens gratuits, neuf quotidiens locaux et près de 200 hebdomadaires, guides d'achat et autres publications spécialisées au Canada. Le tirage hebdomadaire de l'ensemble des journaux de Corporation Sun Media s'élève à plus de 12 millions d'exemplaires chaque semaine. Le Journal de Montréal, fondé en 1964, est numéro un dans son marché. Corporation Sun Media est une filiale à part entière de Quebecor Média inc., l'un des plus importants conglomérats de médias au Canada, dont les entreprises sont des chefs de file du Québec ou du Canada dans leurs secteurs d'activité respectifs.

NOTE :

Les abonnés de la grande région métropolitaine recevront leur copie de l'édition du 5 juin du Journal en après-midi, en soirée ou même, dans certains cas, demain avec l'édition du mardi.

Les détaillants de la grande région métropolitaine recevront leurs copies entre 11h et 14h.

Les abonnés et les détaillants des régions suivantes ne recevront pas de copies de l'édition du 5 juin du Journal de Montréal : Sherbrooke, Victoriaville, Trois-Rivières, Granby-Bromont-Cowansville, Abitibi, Lanoraie, L'Assomption, Lavaltrie, Joliette et Drummondville.

(1) Extrait de l'Entente sur la sécurité d'emploi jointe à la convention collective : " si l'une ou l'autre des parties décidait d'exercer son droit de grève ou de lock-out (...), il est convenu que le dossier sera immédiatement référé à l'arbitrage de différend (...); les parties procéderont avec diligence à cet arbitrage (...). "




Communiqué envoyé le 5 juin 2006 à 06:10 et diffusé par :