Le Lézard

Âge du consentement sexuel : le gouvernement Harper fait fausse route, selon le Regroupement des maisons de jeunes du Québec



MONTRÉAL, le 1er juin /CNW/ -- MONTRÉAL, le 1er juin /CNW Telbec/ - Sanctionner l'exploitation sexuelle des jeunes en criminalisant leurs pratiques? Selon le Regroupement des maisons de jeunes du Québec (RMJQ), le gouvernement Harper fait fausse route.

"L'adolescence est l'âge de la découverte de la sexualité. C'est l'expérimentation de nouveaux sentiments dans le cadre d'un nouveau rapport à l'autre; c'est aussi une nouvelle forme de communication où l'ouverture est nécessaire au partage. Cette découverte est parfois teintée, sur son magnifique parcours, de difficultés et de contraintes (peur du rejet, mts, sida, grossesse, etc). Les jeunes ont nullement besoin que l'État viennent ajouter davantage de limites qu'ils n'en ressentent déjà. Les jeunes que nous fréquentons quotidiennement dans nos maisons de jeunes nous le disent, ils ont plutôt besoin d'être informés pour faire les bons choix et surtout, soutenus par les adultes qui les entourent pour vivre cette étape de leur développement de manière épanouie" de dire Céline Morin, coordonnatrice du RMJQ. À cet égard, le RMJQ déplore la disparition des cours d'éducation à la sexualité à l'école secondaire, où les jeunes avaient l'occasion de développer des habiletés d'affirmation et d'estime de soi, habiletés qui sous-tendent le respect de soi et des autres dans les rapports interpersonnels.

Selon Marie Beauchamp, coordonnatrice du Carrefour des jeunes de Mont-Laurier, "c'est aussi de nier leur capacité de jugement que de réduire la justesse de leur choix à une question d'âge. La loi leur reconnaît déjà plusieurs droits confidentiels importants dans le domaine de la santé et ce, dès l'âge de 14 ans. Soyons conséquents avec cette vision et agissons en nourrissant leur jugement plutôt qu'en le banalisant."

"Le code criminel comporte déjà plusieurs dispositions pour sanctionner l'exploitation sexuelle des jeunes. Ne devrait-on pas d'abord questionner la rigueur de leur application avant de criminaliser les pratiques sexuelles des ados ?", questionne Madame Morin.

Regroupement des maisons de jeunes du Québec

Créé en 1980, le RMJQ est reconnu et subventionné par le Ministère de la Santé et des Services sociaux et compte plus de 130 maisons membres. Le RMJQ travaille depuis 26 ans à faire connaître et reconnaître ce qui s'accomplit chaque jour dans ses maisons qui rayonnent à travers le Québec et permettent aux adolescents et adolescentes âgés entre 12 et 18 ans de se réunir, d'échanger et d'actualiser des projets qui leur tiennent à coeur, accompagnés pour ça par des animateurs significatifs.


Communiqué envoyé le 1 juin 2006 à 16:39 et diffusé par :