Le Lézard

/R E P R I S E/ Restructuration à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys - Une facture de 925 000 $ pour les contribuables



MONTREAL, le 1er juin /CNW/ -- MONTREAL, le 1er juin /CNW Telbec/ - Il se prend d'étonnantes décisions à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. Par exemple, alors que l'atelier Nord, situé près du centre Rockland, vient d'être rénové à grands frais, la direction propose de le fermer et d'envoyer ses ouvriers dans les ateliers de Dollard-des-Ormeaux et de Verdun. Cette opération, inscrite dans le cadre d'une réorganisation des services de la Commission scolaire, a mis la puce à l'oreille des employés de soutien. En examinant de plus près le plan proposé, le syndicat (SCFP 1208) a constaté que l'opération entraînerait aussi le reclassement de 21 cadres, au coût de 311 000 $, et l'ajout de neuf nouveaux postes de gestionnaire, une facture supplémentaire de quelque 614 000 $. Le coût total de l'opération, 925 000 $ a fait bondir le syndicat qui tire la sonnette d'alarme.

A la veille de la consultation publique sur le nouvel organigramme et la réorganisation des services, le SCFP ne s'inquiète pas d'éventuelles pertes d'emplois - tout le monde gardera son poste - mais s'interroge sur le bien- fondé de ces choix. "Après l'éventuelle fermeture de l'atelier, les ouvriers seront forcés d'emprunter l'autoroute Décarie ou la 40 pour se rendre dans les écoles du Nord de la ville. Combien de temps cela prendra-t-il? Pourront-ils répondre rapidement aux urgences, aux fuites d'eau, aux problèmes électriques? Cette décision n'a ni queue ni tête. Imaginez un peu : on rénove un atelier pour ensuite le vider. Outre le fait de justifier des reclassements qui donneront plus de 10 000 $ d'augmentation à certains cadres, où est l'intérêt dans tout ça", demande Claude Bélanger, président du SCFP 1208. "Les citoyens doivent comprendre qu'ils paieront pour qu'un contremaître devienne régisseur, le régisseur coordonnateur et ce dernier directeur adjoint. Le travail effectué sera pourtant le même. C'est un coûteux jeu de chaise musicale. De plus, nous ne croyons pas que l'embauche de neuf nouveaux cadres est un investissement rentable qui améliorera le service aux élèves", ajoute-t-il.

La fin d'un projet novateur

Le syndicat souligne de plus que l'équipe de travail de l'atelier Nord opérait depuis deux ans dans le cadre d'un projet-pilote, nommé Equipe volante CSA (commando spécial autofinancé), qui allait au-delà de la convention collective et assurait un service de grande qualité à moindre frais et sans recours aux sous-traitants. "Nous ne comprenons pas comment la commission scolaire peut envisager de tuer dans l'oeuf un projet et une équipe qui fonctionnent si bien. D'autre part, l'expertise accumulée risque de disparaître puisque les ouvriers envoyés dans les écoles du Nord ne proviendront pas toujours de ce secteur et connaîtront mal les bâtiments et leurs caractéristiques. En somme, il s'agit là d'une décision prise pour les mauvaises raisons. Cela coûtera plus cher à tout le monde et ne tient nullement compte de l'intérêt des enfants et de leur sécurité", conclut Claude Bélanger.

Le SCFP représente quelque 15 000 membres dans le secteur de l'éducation au Québec. En plus de ce secteur d'activité, le SCFP est présent dans 10 autres secteurs, entre autres, la santé et les services sociaux, les municipalités, les transports urbain et aérien, les sociétés d'Etat et organismes publics québécois, l'hydroélectricité et les communications. Comptant au total près de 100 000 membres au Québec, il est le plus important syndicat affilié de la FTQ.

Ce communiqué et d'autres infos sur le site scfp.qc.ca


Communiqué envoyé le 1 juin 2006 à 13:00 et diffusé par :