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La prise de contrôle de Potash n'est pas de bon augure pour les travailleurs, ni pour la Saskatchewan, ni pour le Canada
OTTAWA, le 24 août /CNW/ --
OTTAWA, le 24 août /CNW/ - Une prise de contrôle par des intérêts
étrangers de Potash Corporation en Saskatchewan menacerait les
travailleurs et les travailleuses du secteur des mines de potasse et
leurs communautés partout au Canada, a déclaré le président du syndicat
représentant environ 3 000 travailleurs et travailleuses dans les mines
de potasse, dont 800 mineurs et membres du personnel de la production et
de la construction chez PCS.
« Puisqu'il s'agit d'une filiale de l'énorme multinationale BPH, toutes
les règles d'une négociation civilisée pour garder les emplois et les
investissements au Canada seraient mises de côté », a déclaré le
président du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du
papier, Dave Coles.
« Actuellement, le SCEP et PCS ont des ententes qui favorisent
l'embauche locale et donnent préséance aux résidents de la Saskatchewan.
Toutefois, l'expérience démontre qu'il est très difficile d'obtenir cet
engagement d'une entreprise dont le siège social est situé dans un autre
hémisphère. »
Dave Coles souligne également qu'il y a lieu de craindre de plus en plus
qu'un propriétaire étranger élimine le travail de Canpotex, qui s'occupe
de la mise en marché et de l'exportation de la potasse canadienne dans
l'intérêt du Canada. « C'est un glissement vers un monopole, a déclaré
Dave Coles, et toutes les entreprises canadiennes de potasse seraient
vulnérables. »
« Nos assises manufacturières écopent encore une fois, a-t-il ajouté, ce
qui soulève encore une fois la question de savoir « qui contrôle les
ressources canadiennes? » Lorsqu'il s'agit de l'industrie du pétrole,
notre bitume brut est expédié aux États-Unis pour la transformation à
valeur ajoutée. Dans le secteur forestier, notre bois d'?uvre quitte la
Colombie-Britannique pour la Chine!
Compte tenu du bilan du gouvernement Harper, Dave Coles a peu d'espoir
que le gouvernement intervienne pour prévenir cette prise de contrôle.
Il souligne que la Loi sur Investissement Canada interdit les
prises de contrôle étrangères qui n'offrent aucun « avantage net » au
Canada. Depuis l'entrée en vigueur de la loi en 1985, une seule prise de
contrôle a été rejetée tandis que 13 500 autres ont été acceptées.
« Voici une autre industrie canadienne symbolique qui est menacée par le
gouvernement Harper.
Les Canadiennes et les Canadiens méritent une audience publique et une
divulgation complète des raisons invoquées par le gouvernement pour
accepter ou rejeter une prise de contrôle. Ce qui pourrait être fort
utile au moment des élections! »
Sujets:
Travail / Personnel Économie
Communiqué envoyé le 2010-08-24 12:31:00 et diffusé par:
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