Le Lézard

Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes - Les adultes doivent être mieux outillés pour faire face à une société qui requiert de plus en plus de connaissances



MONTRÉAL, le 11 mai /CNW/ -- MONTRÉAL, le 11 mai /CNW Telbec/ - La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) est fortement préoccupée par les résultats rendus publics aujourd'hui par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) et par l'Institut de coopération pour l'éducation des adultes (ICÉA) qui démontrent que près de   50 % des Québécoises et des Québécois âgés de 16 à 65 ans éprouvent des difficultés à lire : "Il est inacceptable que des adultes ne disposent pas de tous les moyens pour prendre leur place dans une société qui requiert de plus en plus l'utilisation de connaissances. Nous demandons au gouvernement de prendre les mesures adéquates et de prévoir les investissements nécessaires pour renverser cette situation et améliorer le sort de ces milliers de Québécoises et de Québécois", de souligner le président de la CSQ, Réjean Parent.

La CSQ est fortement préoccupée par les données rendues publiques d'autant plus que la situation ne s'est pas améliorée depuis la première enquête menée en 1994. Elle considère qu'un ensemble de mesures est nécessaire pour permettre à ces adultes d'avoir accès à la formation de base leur permettant d'atteindre le seuil minimal permettant de comprendre et d'utiliser l'information contenue dans des textes. "Il s'agit du niveau de compétences souhaité pour fonctionner aisément dans la société actuelle qui est une société de savoir qui impose de composer avec des tâches et des textes de complexité différente", de dire Réjean Parent.

Redresser la situation par des mesures concrètes

La CSQ demande une enveloppe ouverte pour l'alphabétisation et la formation de base dans les commissions scolaires. Actuellement, l'enveloppe est fermée et il est difficile de former des groupes. De plus, l'offre de cours doit être accessible et adaptée aux réalités des travailleuses et des travailleurs, par exemple en prévoyant des cours à temps partiel, le soir et les fins de semaine, en privilégiant la gratuité en évitant les frais d'inscription et en levant les obstacles à la formation en proposant des mesures de support telles que des haltes-garderies ou du transport. Bref, il faut inciter les gens en emploi à y participer.

Les lacunes de la Loi favorisant la formation de la main-d'?uvre

À l'instar des autres centrales, la CSQ demande d'amender la Loi favorisant la formation de la main-d'?uvre (loi du 1 %) ; afin de permettre aux travailleuses et aux travailleurs de participer, sur une base individuelle et à leur demande, à des activités d'alphabétisation, de formation de base et de francisation.

La CSQ déplore les lacunes actuelles de la loi, car il n'y a pas de place aux initiatives des adultes par rapport à leur formation. Seul l'employeur possède la prérogative d'instaurer les projets de formation visant les salariées et les salariés. Il est évident qu'en matière de formation de base, de nombreuses personnes hésitent à confier à leur employeur qu'ils sont analphabètes ou qu'ils ont besoin de formation de base. C'est donc pour cette raison que les centrales syndicales ont réclamé l'introduction dans la loi des dispositions pour reconnaître et favoriser l'initiative individuelle des travailleuses et des travailleurs.

Une déclaration commune à promouvoir le droit de toutes et de tous à la

formation continue

Rappelons que la CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ se sont engagées, lors de la dernière Semaine québécoise des adultes en formation, dans une déclaration commune visant à promouvoir le droit de toutes et de tous à l'éducation et à la formation continue. Elles réclament également du gouvernement du Québec qu'il assume pleinement son rôle en cette matière et elles demandent aux employeurs un engagement accru dans la formation. Vous trouverez le texte de la déclaration sur le site de la Centrale au www.csq.qc.net.

Profil de la CSQ

La Centrale des syndicats du Québec représente environ 180 000 membres, dont plus de 125 000 dans le secteur public, la grande majorité travaillant dans le domaine de l'éducation. Elle est présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.


Communiqué envoyé le 11 mai 2006 à 10:24 et diffusé par :