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L'économie européenne affiche une reprise solide, mais fait toujours face à des défis majeurs, d'après une analyse économique de The Conference Board



NEW YORK, June 1 /PRNewswire/ --

Pour la première fois en six ans, le fossé entre la croissance du produit intérieur brut réel dans la zone euro et la croissance du PIB réelle aux États-Unis devrait diminuer en 2006, selon une analyse publiée aujourd'hui par The Conference Board, l'association mondiale d'échange et de recherche.

<< Ceci s'explique en raison d'une reprise modérée dans les régions qui utilisent l'euro qui survient en même temps qu'un ralentissement modéré de l'économie américaine >>, commente Gail D. Fosler, vice-présidente exécutive et principale économiste à The Conference Board. Cette analyse, co-rédigée avec Catherine Guillemineau, économiste à The Conference Board, apparaît dans StraightTalk, une lettre d'information destinée exclusivement aux membres du réseau mondial de The Conference Board. << Bien que les prévisions pour la zone euro ne soient pas impressionnantes à 2,6 % environ comparé à près de 3 % pour les États-Unis, le changement cyclique en Europe continentale est remarquable. >>

La question pour les marchés mondiaux de capitaux, de devises et de denrées est de savoir si cet élan de croissance peut se maintenir face à une croissance plus faible partout ailleurs. Il semble peu probable que la reprise actuelle soit suffisamment bien implantée dans l'économie européenne domestique pour permettre à la croissance de continuer si le boom des capitaux qui l'a générée se ralentit.

L'ITALIE : << L'HOMME MALADE DE L'EUROPE >> ; L'ALLEMAGNE EST SON PATIENT ÂGÉ

Le potentiel de croissance de la zone euro a été généralement faible. Les bases économiques de l'Europe se sont considérablement améliorées depuis la fin 2003, notamment ses deux économies principales, l'Allemagne et la France. Dès le deuxième semestre 2003, l'indice économique principal (LEI) de The Conference pour l'Allemagne a commencé à croître, suivi quelques mois plus tard par l'indice LEI de la France. La tendance de ces deux nations et du reste de la zone euro à augmenter et à chuter conjointement est causée par une intégration européenne renforcée depuis une dizaine d'années.

Au cours des cinq dernières années, la performance économique de l'Allemagne et de l'Italie ont affaibli la croissance moyenne de la zone euro. Si l'Italie pourrait être surnommée << l'homme malade de l'Europe >>, l'Allemagne semble être son patient âgé. Mais au-dessous de la surface apparaissent des changements structurels dans la compétitivité extérieure de l'Allemagne. Particulièrement en regard de la France, son principal partenaire commercial, la compétitivité améliorée de l'Allemagne au niveau des prix est tout à fait remarquable. Ce qu'il semble manquer, en revanche, ce sont les améliorations de productivité permanentes qui créent des emplois et permettent l'augmentation des salaires pour alimenter l'économie domestique sous-jacente.

LA FORCE DE L'ALLEMAGNE RÉSIDE DANS SA BALANCE COMMERCIALE

Des différences dans les économies européennes semblent provenir principalement de différences dans les tendances des mesures de performance clés comme la demande domestique et les exportations. Le changement de la performance économique de l'Allemagne relativement au reste de la zone euro pendant la deuxième moitié des années 1990 a été causé par des changements correspondants dans la demande domestique. Par comparaison, le modèle de croissance économique de la France a été très similaire à celui d'autres pays de la zone euro où la contribution structurelle de la demande domestique a été beaucoup plus élevée qu'en Allemagne.

<< Non seulement les tendances dans les secteurs domestiques en France et en Allemagne sont très différents, mais le sont également les tendances dans le secteur extérieure >>, commente Guillemineau. << Depuis 2000, la compétitivité des exportations de la France s'est beaucoup détériorée. La contribution structurelle des exportations nettes au PIB a agi comme un fardeau sur la croissance. La tendance de la performance des exportations nettes en France est tombée bien en-dessous des autres pays de la zone euro. En contraste avec la France, où les exportations nettes ont décliné, la croissance de l'Allemagne dépend en majeure partie de sa balance commerciale. >>

La tendance des exportations totales montre clairement que la performance en Allemagne a été considérablement plus forte qu'en France et dans le reste de la zone euro. Les exportations sont influencées par des facteurs cycliques -- la demande mondiale -- et des facteurs domestiques.

La contribution structurelle des exportations en Allemagne de 2000 à 2005 a été deux fois et demi supérieure à celle de la France et 40 % supérieure à celle des autres pays de la zone euro.

Depuis la fin des années 1990, la performance des exportations est devenue la pierre angulaire de la croissance du PIB allemand, basée sur les efforts considérables du pays pour améliorer sa compétitivité au niveau des prix. En conséquence, la part des exportations mondiales de l'Allemagne augmente en contraste avec les parts de marché en déclin des autres nations du G7. Depuis 2003, l'Allemagne est devenue le premier exportateur mondial, devançant même les États-Unis. Cette amélioration est d'autant plus remarquable en considérant la forte dépréciation du dollar face à l'euro.

<< Considérant l'importance de la compétitivité des exportations dans la croissance allemande, il est inquiétant de constater que les coûts de main d'oeuvre de la fabrication allemande restent les plus élevés au monde, en partie à cause d'une faible productivité et en partie à cause d'un taux de change élevé contre le dollar >>, ajoute Guillemineau.

L'EUROPE DEVRAIT PARTAGER LE SORT DES ÉTATS-UNIS

Pourtant, l'euro souffre toujours généralement d'une faible compétitivité extérieure au niveau des prix, et le taux de change effectif réel de la zone euro reste défavorablement élevé. Par ailleurs, malgré des contraintes salariales, il existe peu de signes de l'accroissement de la productivité, alors qu'il y aura une augmentation prospective de la taxe à la valeur ajoutée à laquelle il faudra faire face. Des prix du pétrole élevés affecteront également les dépenses des ménages sur les biens et services non-énergétiques. Ils pourront également provoquer une augmentation des taux d'intérêt clés de la Banque centrale européenne plus forte que prévu.

<< Le ralentissement américain affectera aussi l'Europe >>, conclut Fosler. << En considérant l'absence d'une forte dynamique interne favorisant la croissance domestique et la détérioration de ses postes commerciaux avec le reste du monde, l'Europe devrait probablement s'affaiblir également. >>

Source : StraightTalk, volume 17, numéro 4, The Conference Board

Site Web : http://www.conference-board.org

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Communiqué envoyé le 1 juin 2006 à 03:10 et diffusé par :