Le Lézard

Le dirigeant syndical mexicain vient chercher un appui et non l'asile, selon les Métallos



OTTAWA, ON, le 31 mai /CNW/ -- OTTAWA, ON, le 31 mai /CNW/ - Le directeur national des Métallos, Ken Neumann, a déclaré mercredi que les rumeurs circulant au Mexique selon lesquelles le dirigeant syndical Napoleon Gomez Urrutia souhaite obtenir l'asile politique au Canada sont fausses et visent à détourner l'attention des véritables enjeux que sont la recherche de justice et la réintégration de M. Gomez comme chef démocratiquement élu du syndicat national des travailleurs miniers et métallurgistes de la République du Mexique (connu sous le nom de Los Mineros).

"M. Gomez est un invité des Métallos au Canada", a indiqué M. Neumann. "Il rencontre des représentants de l'opposition à Ottawa afin de sensibiliser les politiciens canadiens au sujet de la guerre de persécution que mène le gouvernement du Mexique et afin de chercher un appui favorable à sa réintégration."

M. Neumann a ajouté que les Métallos du Canada ont déjà fait parvenir des messages aux représentants du gouvernement mexicain au Canada leur faisant savoir que les Canadiens sont consternés par les mesures que ce gouvernement a prises contre M. Gomez, qui conserve toujours l'appui de ses membres.

"Le gouvernement mexicain est responsable de sa destitution et doit s'occuper de sa réintégration, au lieu de l'obliger à chercher asile à l'étranger."

Selon M. Neumann, le seul "crime" de M. Gomez est d'avoir pris la parole pour défendre ses membres et exiger la tenue d'une enquête sur la catastrophe à la mine de charbon Pasta de Conchos, qui a tué 65 travailleurs et laissé leurs familles dévastées.

"Au Canada, notre syndicat s'est employé pendant plus d'une dizaine d'années à obtenir une loi pour tenir les entreprises, leurs cadres et administrateurs criminellement responsables des conditions de travail dangereuses de leurs employés", a-t-il mentionné. "Le point de départ de ce vaste effort de lobbying fut l'explosion à la mine Westray qui a coûté la vie à 26 mineurs en 1992. Aucun membre de notre syndicat n'a jamais été menacé d'être démis de ses fonctions pour avoir dénoncé une telle situation. Les travailleurs mexicains et les représentants qui défendent leurs droits méritent le même traitement.

"Nous croyons que le gouvernement du Mexique doit démontrer qu'il croit en la démocratie et non en des mesures d'intimidation appuyées par l'Etat."

    Les partis de l'opposition sont priés d'appuyer les mesures suivantes :

    1. que le gouvernement mexicain réintègre Napoleon Gomez à son poste
       démocratiquement élu de secrétaire général de Los Mineros;
    2. que le gouvernement mexicain fasse observer sa propre législation du
       travail en vertu de laquelle les syndicats ont des pouvoirs étendus en
       matière de réglementation de leurs affaires internes, conformément à
       leurs statuts;
    3. que le gouvernement mexicain fasse observer l'Article 3 de la
       Convention 87 de l'Organisation internationale du travail régissant
       les organisations de travailleurs et d'employeurs et leurs relations
       avec les gouvernements nationaux, convention qui est intégrée à la
       législation du travail mexicaine à un niveau inférieur à celui de la
       constitution mais supérieur à celui de la législation du travail
       fédérale;
    4. que le gouvernement mexicain rende hommage aux 65 mineurs tués au
       travail en menant une enquête exhaustive sur l'explosion à la mine
       Pasta de Conchos.


Il est possible de joindre Napoleon Gomez pendant les deux prochains jours par l'intermédiaire des personnes mentionnées ci-dessous.


Communiqué envoyé le 31 mai 2006 à 14:40 et diffusé par :