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Le rapport sénatorial sur la santé mentale : "Un don d'espoir", déclarent les associations de médecins



OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 9 mai 2006) - Les principales associations de médecins spécialistes du Canada qui traitent les problèmes de santé mentale et de toxicomanie - l'Association des psychiatres du Canada (APC), la Société canadienne de pédiatrie (SCP), le Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) et la Société médicale canadienne sur l'addiction (SMCA) - de concert avec l'Association médicale canadienne (AMC), ont félicité le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie pour avoir "fait sortir de l'ombre" la santé mentale et l'avoir placée au centre des préoccupations des programmes publics.

"Au nom des médecins du Canada, je remercie le Comité sénatorial d'avoir tracé pour le Canada, dans son rapport final rendu public aujourd'hui, une orientation visionnaire, a déclaré la présidente de l'AMC, le Dr Ruth Collins Nakai. Le rapport nous oriente sur la voie qui permettra à tous les Canadiens d'avoir accès en temps opportun à des programmes, des services de soutien et des soins professionnels en santé mentale dans leur propre communauté.

"Les médecins du Canada appuient les recommandations, qui sont à la fois pratiques et stratégiques", a-t-elle ajouté.

"Le rapport du Sénat sur la santé mentale, De l'ombre à la lumière, donne un cadeau d'espoir aux patients et aux personnes qui travaillent aux premières lignes à dispenser les soins, a affirmé le Dr Donald Milliken, président de l'APC. Il s'agit du plus important rapport sur l'état de la santé mentale et des toxicomanies depuis la Commission Hall."

"Comme médecins, notre objectif est d'aider les Canadiens à obtenir les meilleurs soins. Le Comité du Sénat a procuré aux gouvernements fédéral et provinciaux les outils nécessaires pour mettre au point un plan d'action national qui garantira aux patients d'obtenir les soins dont ils et elles ont besoin. La création d'une Commission canadienne de la santé mentale sera la pierre angulaire de cette réalisation", a-t-il ajouté.

Le Canada demeure l'un des rares pays du G8 à ne pas s'être doté d'un plan national de santé mentale.

"Pour que nos patients et leurs familles reçoivent les bons soins, au bon endroit et au bon moment, il est essentiel que les divers spécialistes puissent travailler en collaboration avec les autres professionnels de la santé et avec les groupes communautaires", a expliqué le Dr Louise Nasmith, présidente du CMFC.

"Nous sommes spécialement heureux que le rapport donne priorité à la santé mentale des enfants, a déclaré le Dr Denis Leduc, président de la SCP. Cibler les écoles pour assurer des interventions précoces et hausser le nombre de professionnels en place, c'est un bon départ."

Une importante étude a constaté récemment que les toxicomanies coûtent plus de 40 milliards de dollars par année à l'économie canadienne.

"Voilà qui devrait encourager le gouvernement à agir rapidement pour débloquer le financement nécessaire à la mise en oeuvre les recommandations du rapport", a ajouté le Dr David Marsh, président de la SMCA. Elles offrent le grand espoir de réduire les coûts économiques et la misère sociale qui découlent des toxicomanies dans ce pays."

"Le rapport touche aux secteurs prioritaires d'intervention qui permettront d'améliorer la santé mentale de la population du Canada, et cible en particulier les enfants et les aînés, les milieux de travail, les toxicomanies, les personnes incarcérées et les peuples autochtones," a souligné le Dr Donald Milliken, président de l'APC.

"Nous exhortons le gouvernement fédéral, en collaboration avec les provinces et les territoires, à franchir la première étape critique en établissant rapidement la Commission canadienne de la santé mentale. Puisque les provinces ont déjà consenti à la création de la Commission au cours de la réunion des premiers ministres de l'été dernier, les médecins du Canada jugent possible de mettre en place la Commission pour qu'elle soit prête à commencer son travail dès septembre 2006", a conclu le Dr Collins Nakai.

Les maladies mentales touchent un Canadien sur cinq à un moment ou l'autre de leur vie. Dans les pays développés, la dépression constitue maintenant à elle seule la plus importante cause d'invalidité chez les femmes en âge de travailler, et elle tue plus de gens au Canada que tous les accidents de la route réunis.


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Communiqué envoyé le 9 mai 2006 à 20:06 et diffusé par :