Le Lézard

Guy Fournier apporte des précisions à la suite de ses déclarations à la presse



OTTAWA, le 30 mai /CNW/ -- OTTAWA, le 30 mai /CNW Telbec/ - Je crois beaucoup à l'unité de ce pays et je regrette qu'on prête à ce mot une simple connotation politique alors qu'il est pour moi chargé aussi d'un sens culturel, social et économique.

C'est dans ce contexte qu'il faut situer les propos que j'ai tenus, au début de mai, à Saint-John, Nouveau-Brunswick, dans une entrevue radiophonique accordée en anglais, propos qui paraissent blâmer le travail actuel des journalistes du réseau français de Radio-Canada. Je portais plutôt un regard global sur le rôle qu'a joué notre radiodiffuseur public depuis les quatre ou cinq dernière décennies. C'est ainsi, par exemple, que je signalais à quel point la télévision de Radio-Canada avait été importante dans la recherche d'identité des francophones du Québec, tout en me demandant si cette extraordinaire contribution n'avait pas eu au cours des 15 ou 20 dernières années un effet quelque peu négatif sur la façon dont les Québécois perçoivent le Canada et la communauté francophone hors Québec.

Si la télévision de Radio-Canada a contribué d'aussi remarquable manière à façonner le Québec d'aujourd'hui, comment ne pas souhaiter que nos deux grands réseaux façonnent le Canada de demain en reflétant de la façon la plus fidèle possible toute sa diversité et toutes ses régions. C'est d'ailleurs le mandat dont nous charge la loi.

Guy Fournier,

Le président du Conseil d'administration


Communiqué envoyé le 30 mai 2006 à 18:15 et diffusé par :