Le Lézard

Conseil général de la CSQ - La CSQ rappelle au premier ministre que les employées et les employés du secteur public ont la mémoire longue



SHERBROOKE, le 11 mai /CNW/ -- SHERBROOKE, le 11 mai /CNW Telbec/ - De passage en Estrie à l'occasion du Conseil général de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), les déléguées et les délégués ont manifesté devant les bureaux du premier ministre et ont tenu à rappeler au gouvernement qu'ils se souviendront particulièrement que c'est de façon complètement illégitime et antidémocratique qu'il a mis fin abruptement à la négociation de décembre 2005 en imposant une loi spéciale. "Il est difficile de se réjouir d'une augmentation de 2 % alors que les employés du secteur public ont subi un gel salarial au cours des deux années précédentes. Cela ne compense même pas la simple augmentation du coût de la vie pour cette période. Les salariées et les salariés se sont appauvris de près de 5 %, alors que leurs conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles", de souligner le président de la CSQ, M. Réjean Parent.

Un gouvernement antisyndical et antisocial

Lors de son allocution d'ouverture, le président de la Centrale a fait le bilan des trois dernières années du gouvernement Charest. "Nous avons fait face au gouvernement le plus antisyndical, le plus antisocial et sûrement le plus méprisant à l'égard des travailleuses et des travailleurs, des citoyennes et des citoyens qu'il représente, et ce, depuis les 50 dernières années. Il a profité de chacune des sessions parlementaires pour ajouter des médailles à son tableau des horreurs, ne lésinant pas sur l'utilisation du bâillon pour mettre court à l'espace démocratique", de dire le président de la CSQ.

Ses faits d'armes parlent d'eux-mêmes. Il a favorisé la désyndicalisation de groupes de femmes oeuvrant dans les services de garde à domicile et dans les ressources intermédiaires et de type familial, il a encouragé le recours à la sous-traitance en réduisant les obligations contractuelles des entreprises, il a privilégié les partenariats privé-public pour faire profiter les amis du régime, il a coupé des emplois à Télé-Québec pour faire bénéficier le secteur privé et il a refusé d'améliorer la situation des prestataires de la sécurité de revenu en leur refusant l'indexation de leur prime et en les maintenant dans un état de pauvreté. Sans compter les nombreuses hausses de tarification de toutes sortes dans le transport en commun, l'électricité et les services de garde. "Voilà quelques-unes des attaques subies au cours des trois dernières années qui illustrent bien l'absence de volonté de ce gouvernement d'assumer une juste répartition de la richesse et témoignant de son désir d'affaiblir le mouvement syndical", de soutenir M. Réjean Parent.

Pour ajouter à la frustration des membres, la fin abrupte des négociations avec la loi 142 aura annihilé une grande partie de nos efforts d'amélioration des conditions de travail et d'exercice des employées et des employés du secteur public. "Ce geste unilatéral du gouvernement est d'autant plus choquant qu'il n'était pas justifiable au moment où il est arrivé et il ne l'est toujours pas aujourd'hui. Il n'y avait aucun péril en la demeure et l'ordre public était assuré, alors pourquoi voler ainsi notre droit à la libre négociation", d'accuser le président de la CSQ.

Des décisions arrogantes et méprisantes

Encore récemment, le gouvernement Charest y est allé d'une autre de ces mauvaises nouvelles en dévoilant les résultats du processus d'agrément des bureaux coordonnateurs de la garde en milieu familial. "Le gouvernement a coupé de la moitié le budget alloué à la gestion et personne, parmi le personnel qui occupait une fonction de conseillère pédagogique au sein des centres de la petite enfance, n'est assuré de retrouver un emploi avec les nouveaux bureaux coordonnateurs. C'est un secteur de plus qui vit dans l'insécurité à cause des décisions irréalistes du gouvernement Charest", d'argumenter M. Parent

"Pour la CSQ, avec toutes ses mauvaises décisions remplies d'arrogance et de mépris à l'égard des citoyennes et des citoyens, le gouvernement n'a pas à se surprendre de son impopularité. Le gouvernement n'aura pas assez des quelques mois qu'il lui reste pour nous faire oublier son bilan désastreux. Nous dénonçons ses politiques néolibérales et ses désirs de déconstruction de l'Etat québécois et nous dénonçons ses façons de faire", de conclure M. Réjean Parent.

Profil de la CSQ

La Centrale des syndicats du Québec représente environ 180 000 membres, dont plus de 125 000 dans le secteur public, la grande majorité travaillant dans le domaine de l'éducation. Elle est présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.


Communiqué envoyé le 11 mai 2006 à 07:05 et diffusé par :