Le Lézard

Incident de Salluit concernant l'interdiction d'enseigner l'évolutionnisme aux élèves du secondaire de la Commission scolaire Kativik



MONTRÉAL, le 30 mai /CNW/ -- Non à la censure et au "créationisme" à l'école ! - Oui au respect de

l'héritage traditionnel inuit sans contradiction avec le savoir

scientifique !

MONTRÉAL, le 30 mai /CNW Telbec/ - L'Association de l'enseignement du Nouveau-Québec (AENQ) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) trouvent dangereuse et dénoncent la position prise par la Commission scolaire Kativik (CSK), le 23 mai dernier, concernant la censure de l'enseignement des principes de l'évolution biologique. L'Association et la Centrale rappellent à la commission scolaire ses responsabilités envers la population du Nunavik en vertu de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois et elle l'incite à entendre l'appel lancé par le ministre Fournier pour assurer des services éducatifs de qualité aux élèves du Nunavik.

Elles souhaitent également que la commission scolaire cesse de perdre temps et énergie à encourager ou camoufler la censure dans ses écoles et qu'elle se concentre plutôt à créer un espace de dialogue entre les Inuits habitant les communautés du Nunavik et les enseignants "qallunat" (allochtones), dans le but de renforcer leur respect et confiance mutuelles nécessaires pour assurer aux élèves les services auxquels ils ont droit.

D'ailleurs, le président de l'AENQ, monsieur Patrick D'Astous, souligne qu'"il n'y a pas contradiction entre la transmission par les enseignantes et les enseignants de l'héritage culturel des peuples autochtones, notamment dans les récits oraux de création du Monde et les savoirs fondés sur la science tels que l'évolutionnisme. Le programme d'histoire de 4e secondaire adapté par les Cris en est un exemple parfait".

"Interdire les explications basées sur des connaissances scientifiques tel que l'a fait la commission scolaire Kativik est inacceptable et dangereux. Dans le cas de monsieur April, l'enseignant à Salluit, cela revient à censurer les informations que peuvent transmettre les enseignants aux élèves du Nunavik et ce, au nom de dogmes religieux comme ceux prescrits par l'église Pentecôtiste. À quand l'embauche d'enseignantes et d'enseignants basée sur des critères religieux ?"

Le président de la CSQ, monsieur Réjean Parent ajoute pour sa part que "les élèves du Nunavik doivent avoir droit à la même qualité d'enseignement que celle que reçoit l'ensemble des élèves du Québec". Il précise que cela doit se faire dans le respect des différences culturelles de chaque communauté.

Profil de l'AENQ

L'Association de l'enseignement du Nouveau-Québec, affiliée à la CSQ, regroupe plus de 1300 membres. Elle représente les enseignantes, les enseignants et le personnel de soutien des commissions scolaires Kativik et Crie.


Communiqué envoyé le 30 mai 2006 à 11:09 et diffusé par :