Le Lézard

Mon gilet de sauvetage en bateau aussi important que ma ceinture en auto !



MONTRÉAL, le 28 mai /CNW/ -- Le Conseil québécois du nautisme lance sa 17e campagne de sensibilisation

à la sécurité nautique

MONTRÉAL, le 28 mai /CNW Telbec/ - Le Conseil québécois du nautisme (CQN) constate que les statistiques demeurent inquiétantes : 89 % des plaisanciers qui se noient chaque année ne portaient pas de vêtement de flottaison individuel (VFI). Ainsi, pour sa 17e campagne de sensibilisation à la sécurité nautique, CQN 2006, le CQN insiste sur l'importance de porter un VFI lors d'une activité de plaisance. Sous le thème "Mon gilet de sauvetage en bateau aussi important que ma ceinture en auto !", la campagne se déroulera tout au long de la saison estivale.

Lors du lancement qui s'est déroulé aujourd'hui, le CQN a organisé, conjointement avec la Garde côtière auxiliaire canadienne, une simulation de sauvetage lors de laquelle les spectateurs ont pris connaissance des dangers potentiels liés à l'omission de certaines règles de sécurité en bateau. La démonstration mettait en scène une embarcation en flammes où une famille était forcée de sauter dans l'eau glacée. Les spectateurs ont donc eu la chance d'assister à une man?uvre de sauvetage qui démontrait que l'absence du port du VFI et la non vérification des équipements à bord peuvent entraîner de graves conséquences pour la sécurité des plaisanciers. Ils ont aussi appris qu'au Québec, l'hypothermie est une cause importante de décès lors d'une chute par-dessus bord. En effet, une immersion soudaine en eau froide fait en sorte que la victime perd rapidement le contrôle de sa respiration.

"Il est autant irréaliste de croire pouvoir enfiler son VFI en cas d'urgence que d'essayer d'attacher sa ceinture de sécurité avant un accident en voiture. Bien que 88 % des plaisanciers transportent toujours des VFI pour chacun des passagers à bord, moins de la moitié des adultes l'enfilent.", note le président du CQN, monsieur Vahé Vassilian. Pourtant, selon le Conseil canadien de la sécurité nautique, les 2/3 des plaisanciers se sentent en sécurité si leur gilet de sauvetage se trouve à proximité. De fait, il devient plus dangereux de naviguer au Québec, parce qu'avec la popularité des activités nautiques qui augmente chaque année, les plans d'eau sont de plus en plus achalandés pendant l'été.

Selon l'Institut national de santé publique du Québec, la noyade constitue la deuxième cause de décès par traumatisme non intentionnel dans la province (population active). Plus de 50 % de ces décès sont associés à l'absence du port d'un VFI lors du chavirement de petites embarcations ou d'une chute par dessus bord. Vu le nombre encore beaucoup trop élevé de noyades reliées principalement au chavirement de petites embarcations (canots, kayaks, chaloupes, dériveurs, etc.), il est primordial que les plaisanciers portent leur VFI dès qu'ils embarquent dans un bateau.

Pour une deuxième année consécutive, monsieur Georges Leblanc a accepté d'être le porte-parole de la campagne CQN 2006. Grand maître de la voile, ayant participé à plusieurs compétitions mondiales, il s'est mesuré à la mer à maintes reprises. Même après avoir parcouru l'équivalent de cinq fois le tour de la terre, lorsque M. Leblanc se balade sur le fleuve Saint-Laurent, il ne badine jamais avec les règles de sécurité sur l'eau. "Les plans d'eau du Québec sont tellement achalandés qu'il est impératif de porter un vêtement de flottaison individuel. Une belle journée ensoleillée cache quelquefois des pépins que tout bon capitaine peut éviter en procédant à une vérification des équipements de sécurité et en refusant de prendre de l'alcool. En effet, 40 % des victimes d'accidents mortels en bateau moteur ont un taux d'alcoolémie supérieur à la limite légale."

La campagne CQN 2006 a donc pour objectif de sensibiliser la population au respect des consignes de la sécurité nautique afin que tous les plaisanciers profitent au maximum de la saison estivale sur les plans d'eau du Québec.

Cette campagne est rendue possible grâce à l'appui financier du Regroupement des plaisanciers du Québec, du Bureau de la sécurité nautique de Transports Canada et de l'Association maritime du Québec.

À propos du CQN

Depuis 17 ans, le Conseil québécois du nautisme (CQN) ?uvre à sensibiliser la population à la sécurité lors de leurs activités de plaisance. Il regroupe la majorité des organismes qui interviennent dans le domaine de la sécurité nautique, dont le Bureau de la sécurité nautique de Transports Canada, le Centre de formation en motomarine, la Sûreté du Québec (SQ), la Garde côtière auxiliaire canadienne (Québec), le Service Police de la ville de Montréal (SPVM), Polymère Gonflable inc., les Escadrilles canadiennes de plaisance, le Regroupement des plaisanciers du Québec, le Service hydrographique du Canada, le Conseil canadien de la Sécurité nautique, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, la Société de sauvetage, la Fédération du canot et du kayak, le Centre de formation Aquanaute, l'Association Maritime du Québec, l'Escale Nautique, les Plaisanciers, Boatsmart Canada et la marina de Sogerive.


Communiqué envoyé le 28 mai 2006 à 13:00 et diffusé par :