Le Lézard

Semaine des services de garde



MONTREAL, le 28 mai /CNW/ -- MONTREAL, le 28 mai /CNW Telbec/ - Comment ne pas souligner l'acharnement des employées oeuvrant dans les services de garde en milieu scolaire? "Elles tiennent à bout de bras ces services de qualité alors que les commissions scolaires pigent dans l'assiette et rognent dans les conditions de travail y incluant les budgets de fonctionnement", déclare Serge Cadieux, directeur québécois du Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau-Québec. Le syndicat représente environ 1 500 travailleuses et travailleurs répartis dans plus de 120 services de garde.

Contrairement aux éducatrices qui travaillent dans les Centres de la petite enfance (CPE), celles travaillant dans les services de garde en milieu scolaire sont confrontées à des heures de travail de plus ou moins 20 heures semaine, selon un horaire brisé (matin - midi - fin de journée), en fonction d'un ratio éducateur-enfant souvent non-respecté et ce, pour une rémunération moindre.

Un bien triste constat se reflète dans une étude statistique effectuée par le syndicat à la Commission scolaire Marie-Victorin et qui sera élargie à d'autres commissions scolaires. Selon Julie Deblois, éducatrice et co-auteure de l'étude : "Nous visons à maintenir et à améliorer la qualité des services offerts, faire reconnaître notre expertise et surtout, briser le cycle du bénévolat généralisé sans lequel le fonctionnement des services de garde serait lourdement hypothéqué." Notons que les responsables des différents services de garde vivent de façon quotidienne cette situation.

Il est à noter que pour souligner la semaine des services de garde, de l'animation, par les employées, aura lieu auprès des enfants sur des thématiques quotidiennes. Le succès de ces journées reposera sur leurs épaules à même du temps de préparation non-rémunéré.

Enfin, un plan d'action sera élaboré afin de diffuser les résultats de l'enquête, sensibiliser principalement les parents-utilisateurs payeurs et les commissions scolaires à cette situation non propice à l'épanouissement de ce qui, à nos yeux, est le plus important soit, nos enfants.


Communiqué envoyé le 28 mai 2006 à 07:00 et diffusé par :