Le Lézard

Stratégique énergétique - L'OPPOSITION OFFICIELLE RÉCLAME UNE POLITIQUE TARIFAIRE STABLE, PRÉVISIBLE ET CONCURRENTIELLE



QUÉBEC, le 10 mai /CNW/ -- QUÉBEC, le 10 mai /CNW Telbec/ - La chef de l'opposition officielle et députée de Hochelaga-Maisonneuve, Louise Harel, a réclamé aujourd'hui au premier ministre Jean Charest qu'il mette fin à l'instabilité et l'imprévisibilité des tarifs d'électricité en adoptant une politique tarifaire pour les dix prochaines années, essentielle à la valorisation des ressources naturelles et au développement des régions-ressources.

"Le chaînon manquant de la stratégie énergétique du gouvernement Charest est une politique tarifaire qui soit stable, prévisible et concurrentielle sur la scène internationale. L'incertitude créée par quatre hausses successives au cours des deux dernières années et celles à venir ont pour conséquence de freiner les investissements de mise à niveau ou de développement des grandes entreprises du Québec. Cela a des répercussions énormes dans les régions du Québec", a déclaré la chef de l'opposition de officielle.

"Je prends pour exemple l'usine Alcoa de Baie-Comeau qui attend la confirmation d'Hydro-Québec de la disponibilité d'électricité supplémentaire à un coût abordable et prévisible avant d'investir dans ses installations. Or, si elle n'obtient pas de réponse à ses besoins, elle ira investir là où elle peut obtenir des tarifs plus compétitifs, comme en Nouvelle-Zélande ou en Finlande. Qu'attend le gouvernement libéral pour agir?", se demande Louise Harel.

Même si elles ne représentent que 9 % des usines québécoises, les grandes entreprises consommatrices d'électricité contribuent au développement et à la création de la richesse dans les régions du Québec depuis les 50 dernières années. Ces entreprises réalisent 31 % de nos exportations et fournissent 15 % des emplois du Québec. Ces usines, majoritairement dans les secteurs des mines et métaux ainsi que les pâtes et papiers, sont souvent les plus grands employeurs de leur région. Elles contribuent à la création de 47 % de la richesse dans les régions du Québec. Le revenu par kWh consommé s'élève à 69 cents pour les exportations manufacturières; à 40 cents pour les exportations des produits de la forêt; à 14,3 cents pour les exportations de l'aluminium du Québec. Sur les activités de courtage liées à l'exportation, le Québec n'y a gagné que 8,8 cents du kWh à la plus forte période.

"Le Québec est actuellement au 14e rang en Amérique du Nord à l'égard des tarifs industriels. Si on veut rester un choix préférentiel, le gouvernement du Québec doit rapidement joindre à sa stratégie énergétique une politique tarifaire qui prévoira la progression des coûts d'électricité pour les dix prochaines années afin de rassurer les populations et les entreprises de toutes les régions du Québec. Il faut reconnaître de façon tangible que notre patrimoine industriel et manufacturier doit être soutenu pour la prospérité durable du Québec et de ses régions", a conclu Louise Harel.

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Communiqué envoyé le 10 mai 2006 à 17:59 et diffusé par :