Le Lézard

Parc national du Mont-Orford - Le SFPQ demande au gouvernement de retirer sa loi spéciale



QUÉBEC, le 25 mai /CNW/ -- QUÉBEC, le 25 mai /CNW Telbec/ - Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), qui représente les employées et les employés de la SÉPAQ oeuvrant au sein du Parc national du Mont-Orford, joint sa voix à celles de centaines de milliers de citoyennes et de citoyens opposés à la privatisation de 649 hectares du Parc, dont 85 pourraient être utilisés à des fins de développement immobilier. À cet égard, le SFPQ demande au gouvernement Charest de retirer son projet de loi spéciale, qui bafoue la Loi sur les parcs, laquelle garantit la protection permanente des parcs nationaux du Québec.

Selon Gaétan Girard, président général par intérim du SFPQ, la vente d'une partie de ce parc national, créé en 1894, risque de constituer un dangereux précédent qui menacerait l'intégrité territoriale des 22 parcs nationaux que compte le Québec. "La Loi sur les parcs vise essentiellement à protéger la biodiversité québécoise et l'intégrité de certains territoires, tout en y assurant l'accessibilité pour les générations futures. Il s'agit de notre patrimoine national. Nous ne pouvons laisser un gouvernement transgresser ses propres lois dans le seul but de faciliter la construction d'un millier de condos au pied d'une pente de ski", a expliqué M. Girard.

La Loi sur les parcs énonce formellement qu'il est défendu de céder ou d'échanger des terrains compris à l'intérieur des limites d'un parc national. Le Syndicat rappelle que ces articles de loi ont précisément pour but de défendre l'intégrité des parcs nationaux contre les visées de promoteurs avides de profits. "Cette loi est toujours aussi nécessaire et doit être respectée intégralement puisque les parcs du Québec sont des territoires de grande valeur, où les possibilités d'exploitation commerciale pourraient être nombreuses et faire l'envie de bon nombre de promoteurs. Comme société, nous devons nous prémunir contre les pressions des développeurs qui voient dans les parcs nationaux du Québec de belles opportunités d'affaire", a poursuivi Gaétan Girard.

Le SFPQ rappelle également toute l'importance que le gouvernement devrait accorder à la protection d'une part croissante du territoire québécois en vue d'assurer le maintien de la biodiversité du Québec. À cet égard, il faut rappeler que le Québec ne protège qu'un peu plus de 3 % de son territoire, alors que la moyenne mondiale est de 8 %. "L'heure n'est donc pas à la privatisation de terrains, mais bien à la protection d'une part plus importante du territoire. En ce sens, le projet d'acquérir, d'ici deux ans, quelque 5 000 hectares de terre autour du Parc national du Mont-Orford, afin d'en doubler la superficie, reçoit l'aval du Syndicat. Cependant, il ne saurait être question de préserver des enclaves privées au c?ur même du Parc dans le but de permettre à des amis du Parti libéral du Québec de conserver leur club privé de pêche", a conclu le président général par intérim du SFPQ, Gaétan Girard.


Communiqué envoyé le 25 mai 2006 à 13:00 et diffusé par :