Le Lézard

Politique internationale du Québec : de bonnes nouvelles pour les exportateurs québécois



MONTRÉAL, le 24 mai /CNW/ -- MONTRÉAL, le 24 mai /CNW Telbec/ - Daniel Charron, président-directeur général des Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ) a qualifié de bonne nouvelle pour les exportateurs québécois la nouvelle Politique internationale du Québec dévoilée aujourd'hui par la ministre des relations internationales du Québec, Monique Gagnon-Tremblay.

La réalité des entreprises manufacturières et exportatrices québécoises est en constante évolution, c'est pourquoi il importe de chercher à innover dans l'appui aux entreprises qui sont présentes sur les marchés internationaux. "Les entreprises évoluent, les défis évoluent, les marchés évoluent, il est donc normal que l'action gouvernementale à l'international évolue elle aussi. Faire de notre capacité à rayonner et à être compétitifs à l'international des facteurs-clés de notre prospérité, c'est le message que les MEQ souhaitaient entendre", a déclaré Daniel Charron.

Les MEQ participeront activement à la mise en oeuvre de cette politique, notamment sur les volets touchant la croissance et la prospérité du Québec. "La capacité du Québec à développer de nouveaux marchés - en accentuant leur présence sur les marchés établis et en tirant profit des opportunités offertes par les marchés émergents - et à attirer de l'investissement constitue la pierre angulaire de notre prospérité de demain. Pour cela, l'emphase mise sur des marchés ciblés, sur l'importance de soutenir les exportateurs déjà actifs ainsi que sur notre capacité à accroître la présence d'entreprises étrangères sur notre territoire nous apparaissent porteuses", a ajouté Daniel Charron.

L'association est particulièrement heureuse de constater que l'Inde fait partie des cinq pays jugés les plus porteurs par le gouvernement du Québec et que des actions concrètes en découleront. Rappelons que les MEQ avaient été parmi les premiers à tenter de mettre en lumière les opportunités offertes par l'Inde, en préparation de la mission dirigée par le Premier ministre en janvier dernier. Accroître l'effectif économique du Québec dans les régions prioritaires encouragera un plus grand nombre d'entreprises exportatrices québécoises à diversifier ses marchés. "Notamment avec la hausse de la valeur du dollar canadien, les entreprises québécoises ont avantage à regarder de nouveaux marchés", a rappelé Daniel Charron.

Par ailleurs, le Québec se doit d'améliorer sa performance en matière d'attraction d'investissement. "Le gouvernement se donne l'objectif d'accroître de 4 % la valeur de l'investissement privé provenant de l'étranger, cela est un premier pas encourageant mais il faudra faire plus et travailler à faire en sorte que l'environnement d'affaires soit plus attrayant pour ces investisseurs", a mentionné Daniel Charron.

"Il n'y a pas de recette miracle pour générer des ventes à l'étranger. Il faut s'ouvrir, se donner les moyens d'avoir accès à ces marchés et à demeurer constamment compétitif pour y demeurer. Il en va de même en ce qui a trait à l'attraction d'investissements étrangers : il nous faut se donner des atouts, constamment les maintenir et travailler aussi avec les joueurs déjà présents, souvent nos meilleurs démarcheurs", a-t-il rappelé.

L'intention aussi d'appuyer plus efficacement les exportations dans le secteur des services et de mettre en place les conditions facilitant le regroupement et la compétitivité de l'offre québécoise et par la création du centre de valorisation internationale de l'expertise québécoise est également bien accueillie.

Quant à l'attraction de main d'oeuvre qualifiée, l'association estime qu'il est urgent d'améliorer le processus de reconnaissance des compétences des travailleurs immigrants en raison des pénuries de main d'oeuvre qualifiée de plus en plus criantes que subissent les entreprises au Québec. "L'avenir du secteur manufacturier et exportateur québécois dépend de sa capacité à avoir accès à une main d'oeuvre qualifiée. Reconnaître les compétences des travailleurs étrangers et attirer les meilleurs talents nous apparaît comme nécessaire si le Québec souhaite réellement se démarquer sur ce plan", a déclaré Daniel Charron.

Finalement, l'association juge que cette politique devra nécessairement être mise en oeuvre en complémentarité avec la politique de développement économique et la stratégie énergétique du Québec. Pour être efficace, elle devra servir de base à un vaste effort de mobilisation des acteurs et par la valorisation des bonnes pratiques mises de l'avant par les entreprises chevronnées et expérimentées.

Les Manufacturiers et exportateurs du Québec, une division des Manufacturiers et exportateurs du Canada, regroupent plus de 650 membres au Québec. L'association est le principal réseau d'affaires voué à la promotion des intérêts des manufacturiers et exportateurs du Québec. Le développement des compétences et l'amélioration de la productivité font partie des enjeux prioritaires de l'association, c'est pourquoi elle publiera prochainement un guide de meilleures pratiques en matière de mobilisation des employés. Le secteur manufacturier constitue le plus important employeur au Québec avec plus de 600 000 travailleurs. Ces entreprises expédient annuellement des marchandises d'une valeur de 130 milliards de dollars au Canada et dans plus de 180 pays. Le commerce extérieur est tellement important pour ce secteur que les trois quarts des emplois manufacturiers en dépendent.


Communiqué envoyé le 24 mai 2006 à 17:08 et diffusé par :