Le Lézard

Les mères d'enfant ayant une incapacité sont plus vulnérables sur les plans psychosocial et de la santé



DRUMMONDVILLE, le 24 mai /CNW/ -- DRUMMONDVILLE, le 24 mai /CNW Telbec/ - Les mères d'enfant mineur ayant une incapacité rapportent des difficultés significatives sur les plans psychosocial et de la santé. C'est ce que nous apprend la dernière édition de STAT Flash publiée par l'Office des personnes handicapées du Québec.

Cette étude, qui livre les premières données représentatives ayant trait à l'incapacité dans les familles québécoises, apporte des connaissances inédites sur les caractéristiques des divers types de ménages comptant des personnes avec incapacité. Elle décrit un grand nombre d'aspects les concernant et met en lumière les conditions de vie des proches. Elle met aussi en relief le fait que la famille joue un rôle de premier plan comme source d'aide.

La vulnérabilité des mères d'enfant mineur ayant une incapacité, notamment celles des familles où un parent a aussi une incapacité, ressort comme un point d'importance de cette étude. On constate en effet que ces mères ont des difficultés dans leurs relations avec leur enfant, qu'elles ont un niveau de soutien social plus faible, une pratique d'activités physiques de loisir moins fréquente, un niveau élevé de détresse psychologique et qu'elles consultent plus fréquemment un professionnel de la santé. Seulement 27 % d'entre elles jugent leur état de santé excellent ou très bon alors que 64 % des mères qui n'ont pas d'enfant ayant une incapacité se considèrent en excellente ou très bonne santé. Fait intéressant, on ne remarque aucune différence relativement à ces différents aspects chez les pères, qu'ils aient ou non un enfant ayant une incapacité.

Dans presque tous les types de ménages étudiés où l'on trouve une personne avec incapacité, les taux de familles pauvres ou très pauvres sont supérieurs à ceux des familles où aucun des membres n'a d'incapacité. Cette vulnérabilité socioéconomique est particulièrement observable dans les familles qui ont un enfant mineur ou un parent ayant une incapacité qui sont, pour plus de la moitié, des familles monoparentales.

Les résultats présentés dans ce numéro de STAT Flash sont tirés d'un document sur le sujet publié en 2004 par l'Office des personnes handicapées du Québec et l'Institut de la statistique du Québec. Les données de ce document proviennent de l'Enquête québécoise sur les limitations d'activités (EQLA) et l'Enquête sociale et de santé (ESS) produites en 1998.

L'Office

Dans le but de favoriser l'intégration scolaire, professionnelle et sociale des personnes handicapées, l'Office a pour mandat général de veiller à la coordination des actions relatives à l'élaboration et à la prestation des services qui leur sont destinés ainsi qu'à leur famille. L'Office les informe, les conseille, les assiste et fait des représentations en leur faveur, tant sur une base individuelle que collective.

À cette fin, l'Office dispose de différents moyens, dont celui d'exercer un suivi régulier et continu de la situation de l'intégration sociale. STAT Flash fait partie des publications préparées dans le cadre de ce suivi.

Communication adaptée

Ce communiqué est disponible en médias adaptés. Pour l'obtenir, composez le 1 800 567-1465 ou le 1 800 567-1477 par téléscripteur, ou encore par courriel à communications@ophq.gouv.qc.ca.

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    Source : Directions des communications

    Pour renseignements : Michel-André Roy
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                          www.ophq.gouv.qc.ca
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Communiqué envoyé le 24 mai 2006 à 10:00 et diffusé par :