Le Lézard

Une délégation internationale exige que Quebecor World respecte ses promesses



MONTREAL, le 10 mai /CNW/ -- MONTREAL, le 10 mai /CNW/ - Une délégation de travailleurs du Brésil, de France et des Etats-Unis a tenu une conférence de presse pour publier le dossier de la société en fait de promesses non tenues et exiger que Wes Lucas, le PDG nommé dernièrement, se penche sur ces questions de violations internationales de la sécurité et des droits des travailleurs.

"Quebecor World peut rompre avec son passé dès maintenant" soutient James P. Hoffa, président général des Teamsters. "Les travailleurs acceptent de collaborer avec M. Lucas pour faire en sorte que la société commence à tenir les promesses qu'elle leur a fait, comme employés et comme actionnaires".

Depuis deux ans, Quebecor World (QW) a rapporté une perte de 149 millions de dollars en 2005 et le prix de ses actions a chuté de 54 pour cent. L'entreprise s'est retirée d'investissements immobiliers en France et a fermé deux usines aux Etats-Unis.

"Un grand nombre d'entreprises canadiennes sont fières, à juste titre, de leur excellente présence sociale, au pays et dans le monde", déclare George Tedeschi, président de la Graphic Communications Conference (congrès des communications graphiques) de l'International Brotherhood of Teamsters (GCC/IBT). "Les actionnaires pourraient s'inquiéter d'entendre parler de la réputation croissante de l'entreprise comme société qui viole les droits de la personne. Il est temps que le conseil d'administration et les gestionnaires de QW assument une plus grande responsabilité devant tous les actionnaires."

La délégation internationale a présenté les détails des conditions de travail non sécuritaires dans diverses installations de QW dans le monde, entre autres des violations qui ont joué un rôle dans les décès de deux travailleurs américains en 2002 et 2004 : un a été écrasé par une emballeuse sous film thermorétractable, l'autre a été tué dans un accident de chariot élévateur. D'autres violations de sécurité sont fréquentes dans l'ensemble des installations de la société à l'étranger. Lors d'une blessure, survenue à une usine de QW au Brésil, en janvier 2006, un employé a eu le visage écrasé dans une machine d'impression.

Les travailleurs ont aussi décrit les habitudes de la société de harceler et d'intimider les travailleurs pro-syndicat et de menacer de fermer les usines où le personnel a voté pour la syndicalisation.

Fondé en 1903, le syndicat des Teamsters représente plus de 1,4 millions d'hommes et de femmes qui travaillent dur, aux Etats-Unis et au Canada.

/Site Web : http://www.teamster.org /


Communiqué envoyé le 10 mai 2006 à 15:40 et diffusé par :