Le Lézard

Mémoire du Conseil du patronat du Québec sur la politique de garantie de soins du gouvernement Charest - Oui aux garanties de soins, non à la sollicitation accrue des entreprises



QUÉBEC, le 24 mai /CNW/ -- 
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        "CE SERAIT ÉTOUFFER LA POULE AUX OEUFS D'OR QUE D'EN DEMANDER
                            PLUS AUX ENTREPRISES"
                    MICHEL KELLY-GAGNON, PRÉSIDENT DU CPQ
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QUÉBEC, le 24 mai /CNW Telbec/ - Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) appuie le principe d'offrir aux Québécois un accès garanti aux soins de santé, comme le propose le gouvernement Charest, mais seulement dans la mesure où l'on exclut d'emblée toute sollicitation accrue des entreprises au financement de la santé, car ce serait : "étouffer la poule aux ?ufs d'or en s'attaquant de plein fouet à la création de richesse au Québec", a déclaré M. Michel Kelly-Gagnon, président de l'organisme, qui présentait aujourd'hui, à Québec, son mémoire devant la Commission des affaires sociales.

"C'est au Québec que les entreprises paient le plus pour les soins de santé au pays. Par l'entremise du Fonds de services en santé, elles assument le quart des coûts du régime de santé, sans compter leur contribution essentielle aux régimes collectifs de soins de santé qui procure l'assurance médicament à des millions de Québécois. C'est donc carrément injuste et impensable de leur en demander plus. Pour nous, le débat est clos et la porte est fermée à double tour", de préciser M. Kelly-Gagnon.

Pour pallier les hausses de coûts en santé, mieux répondre à la demande grandissante et assurer la pérennité du financement, le CPQ formule neuf recommandations, dont le recours aux assurances privées qui permettrait d'améliorer les marges de man?uvre financières du gouvernement ainsi que la création d'un statut fiscal offert aux particuliers qui débourseraient pour leurs soins de santé.

"L'argent additionnel dont a besoin le régime de santé pour survivre doit provenir des usagers, d'une façon ou d'une autre", a souligné, pour sa part, Mme Diane Bellemare, première vice-présidente et économiste en chef du CPQ. "Si l'on veut faire preuve de justice sociale et permettre à tous, quel que soit leur revenu, d'avoir accès à des soins de santé de qualité, il faut ouvrir le financement privé et, à ce titre, l'assurance privée constitue une des clés importantes", conclut-elle.

Le mémoire du CPQ est disponible aujourd'hui sur le site Web de l'organisme au www.cpq.qc.ca

Le CPQ est une confédération regroupant des entreprises établies au Québec parmi les plus grandes, ainsi que la grande majorité des associations patronales sectorielles. Il représente les employeurs de plus de 70 % de la main-d'?uvre québécoise, ce qui lui confère une force d'intervention incontournable. Le CPQ sert de canal par lequel les gouvernements sont sensibilisés aux besoins des entreprises québécoises, appelées à évoluer dans un contexte de mondialisation.


Communiqué envoyé le 24 mai 2006 à 06:30 et diffusé par :