Le Lézard

Le SFPQ sonne l'alarme - Crise au Palais de justice de Hull



SAINT-JÉRÔME, le 23 mai /CNW/ -- SAINT-JÉRÔME, le 23 mai /CNW Telbec/ - Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) dénonce la situation de crise qui sévit actuellement aux Greffes Pénal et Jeunesse du Palais de justice de Hull. Selon le Syndicat, la situation, qui dure depuis plusieurs mois, découle principalement du non-remplacement de plusieurs employés administratifs qui ont pris leur retraite ou qui sont en congé de maladie. Il en résulte que les autorités du ministère de la Justice ne sont plus en mesure d'assurer la prestation des services prioritaires et essentiels à laquelle la population est en droit de s'attendre.

Le président du SFPQ pour la région Laurentides - Lanaudière - Outaouais, Jacques Bouchard, constate que l'état des Greffes Pénal et Jeunesse ne cesse de se détériorer et que la situation est devenue très préoccupante. Ainsi, depuis un an, sur 12 employés, le Syndicat a relevé sept absences à temps plein qui n'ont pas fait l'objet d'un remplacement complet. L'employeur n'a procédé, depuis lors, qu'à l'embauche de deux employés surnuméraires et il annonce l'arrivée d'un nouvel employé permanent au cours des prochaines semaines. Selon Jacques Bouchard, des préjudices graves dans l'administration de la Justice pourraient être causés, notamment à l'égard des mandats d'emprisonnement, des mandats d'arrestation et des avis d'audition, dont les délais ne peuvent plus être respectés en raison de l'inaction des autorités.

Devant l'urgence de la situation, le personnel du service judiciaire du Palais de justice de Hull adressait, le 3 avril dernier, une correspondance aux autorités du ministère, réclamant des actions urgentes afin d'éviter la rupture des services et les surcharges de travail qui mettraient en péril leur intégrité physique et psychique.

Le président régional du SFPQ précise qu'un grief collectif reprenant les demandes du personnel a formellement été déposé par le Syndicat. Jugeant la réponse de la direction du Palais de justice nettement insuffisante, le Syndicat interpelle maintenant le ministre Yvon Marcoux afin qu'il prenne les mesures nécessaires pour que la population puisse reçevoir les services appropriés. "Le ministre Marcoux doit également assumer sa pleine responsabilité quant à la santé du personnel qui dispense les services publics", a précisé Jacques Bouchard.

Par ailleurs, le SFPQ a appris qu'au moins un gestionnaire a également adressé une lettre aux autorités pour exprimer les mêmes craintes et les mêmes constats soulevés par le personnel administratif. De plus en plus de plaintes sont adressées à la direction du Palais de justice par les utilisateurs concernant les retards et les délais engendrés par la situation actuelle.

"La présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, a beau dire que la "réingénierie" améliore la qualité de service aux citoyens, la réalité est toute autre", a conclu le président régional du SFPQ, Jacques Bouchard.


Communiqué envoyé le 23 mai 2006 à 15:21 et diffusé par :