Le Lézard

La FTPF-CSN réclame la tenue d'un chantier de travail en sylviculture



QUÉBEC, le 23 mai /CNW/ -- QUÉBEC, le 23 mai /CNW Telbec/ - Le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du papier et de la Forêt (FTPF - CSN), Sylvain Parent, dans une missive envoyée au ministre des Ressources naturelles du Québec, Pierre Corbeil, réclame la tenue d'un chantier de travail sur la question de la main-d'?uvre sylvicole au Québec.

"Dans notre vision, précise Sylvain Parent, ce comité serait piloté par votre ministère sur lequel siégerait du personnel politique et administratif. Nous aimerions évidemment être membre de ce chantier de travail. Nous y voyons aussi des représentants des différentes associations d'employeurs, notamment le Conseil de l'industrie forestière du Québec, le Regroupement des sociétés d'aménagement forestier du Québec, la Conférence des coopératives forestières du Québec et l'Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec."

La demande formulée par la FTPF - CSN découle du fait que la rémunération des travailleurs sylvicoles est liée à la valeur des traitements sylvicoles admissibles, du moins pour ce qui concerne les 16 conventions collectives signées par la FTPF - CSN dans ce secteur. "Depuis l'année 2003, note Sylvain Parent, les ouvriers sylvicoles représentés par la FTPF - CSN sont assurés d'obtenir au moins 55% de l'augmentation de la valeur des traitements sylvicoles."

La FTPF - CSN estime que la sylviculture sera un jour la pierre d'assise d'un régime forestier renouvelé, ce qui démontre l'importance d'améliorer les conditions de travail et de rémunération de la main-d'?uvre en place.

Ainsi, la FTP - CSN fait les constats suivants : les conditions de travail actuelles et l'ambiance générale qui règne dans l'industrie sont des facteurs qui influencent négativement la rétention et l'attraction de la main-d'?uvre; l'amélioration des conditions de travail des employé-es de ce secteur d'activités est un élément favorisant la rétention et l'attraction de la main-d'?uvre; la structure actuelle de paiement des travaux sylvicoles limite considérablement les possibilités d'amélioration des conditions de travail des ouvriers sylvicoles et la crainte que le Québec ne soit pas en mesure de relever les défis lancés par l'intensification des travaux sylvicoles.

Rappelons que la FTPF - CSN compte depuis 1989 des syndicats dans le secteur de la sylviculture et représente aujourd'hui 900 travailleuses et travailleurs regroupés dans 16 syndicats.


Communiqué envoyé le 23 mai 2006 à 14:28 et diffusé par :