Le Lézard

L'APECQ : Les problèmes d'intimidation, de mobilité et de placement enfin reconnus par les syndicats



MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 8 mai 2006) - L'Association patronale des entreprises en construction du Québec se réjouit des propos récents de messieurs Ted McLaren et Donald Fortin, respectivement président de la CSN-Construction et directeur général du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (CPQMC-International). L'APECQ est en effet heureuse de constater que le milieu syndical, et plus particulièrement les deux syndicats précités, veulent une modernisation de la Loi R-20 notamment par la provincialisation du placement et de la mobilité de la main-d'oeuvre.

L'APECQ a déjà fait ses recommandations sur ces mêmes sujets au ministre du Travail du Québec, Laurent Lessard, lors de la Commission parlementaire sur le projet de loi 135 qui s'est tenue en novembre dernier, et qui avait pour but de réformer en partie la Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'oeuvre dans l'industrie de la construction, mieux connue dans l'industrie comme étant la Loi R-20.

Nous saluons le courage de monsieur Fortin qui reconnaît enfin ce que la majorité des syndicats oeuvrant dans l'industrie de la construction au Québec ont toujours refusé d'admettre; soit qu'il existe bel et bien de l'intimidation sur certains chantiers de construction du Québec.

L'APECQ est heureuse de constater que deux des plus importants syndicats de l'industrie de la construction au Québec s'efforcent maintenant à changer les mentalités pour que l'intimidation et la discrimination deviennent des souvenirs lointains d'une ère maintenant révolue, et pour moderniser la Loi R-20 qui n'est plus adaptée aux nouvelles réalités de notre industrie.

Monsieur McLaren, quant à lui, se dit d'accord avec l'idée "de sortir le placement des mains des syndicats". Le gouvernement Charest a manifesté son intention de donner le mandat à la Commission de la construction du Québec de s'occuper dorénavant du placement de la main-d'oeuvre en lieu et place des syndicats. Puisque les syndicats semblent eux aussi en accord avec ce changement, nous espérons que le ministre Lessard donnera suite à ce projet.

De plus, nous croyons que cette ouverture d'esprit et ce changement de mentalité de la part des syndicats seront bénéfiques pour la négociation des nouvelles conventions collectives qui s'entameront sous peu dans l'industrie.

La période de maraudage qui aura lieu dans les prochains jours dans l'industrie de la construction sera un test révélateur qui témoignera de la volonté réelle des syndicats de se réformer. C'est à ce moment que nous saurons s'il s'agit vraiment du début d'une nouvelle ère en matière de relations du travail dans l'industrie de la construction.




Communiqué envoyé le 8 mai 2006 à 20:57 et diffusé par :