Le Lézard

État de la justice au Québec - "Le ministre Yvon Marcoux abdique ses responsabilités" - Stéphane Bédard



QUÉBEC, le 19 mai /CNW/ -- QUÉBEC, le 19 mai /CNW Telbec/ - Au terme de l'interpellation qui s'est déroulée ce matin à l'Assemblée nationale, le député de Chicoutimi, leader adjoint de l'opposition officielle et porte-parole en matière de justice, Stéphane Bédard, est consterné de voir que le Québec est orphelin d'un ministre de la Justice.

"Force est de constater que le ministre Yvon Marcoux est incapable de s'imposer et d'assumer les fonctions cruciales de ministre de la Justice et de Procureur général", a déclaré le député.

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    Stéphane Bédard note que le ministre Marcoux est :

        - absent du débat face aux intentions du gouvernement Harper qui
          favorise davantage la répression que la réinsertion;
        - incapable de s'imposer face à son gouvernement qui renie les droits
          de la personne avec le projet de loi sur les véhicules hors route,
          un projet de loi qui enlève tout droit de recours aux citoyens, qui
          brime les droits fondamentaux et qui remet en cause les principes
          même de la justice;
        - incapable de s'imposer face à son gouvernement qui veut rendre
          légal ce qui est présentement illégal, particulièrement à l'égard
          du projet de privatiser le Mont-Orford et le projet de loi s'y
          rattachant;
        - incapable d'obtenir les sommes nécessaires pour une révision en
          profondeur de la Loi sur l'indemnisation des victimes d'actes
          criminels, et ce, malgré un engagement formel de son parti;
        - incapable de s'élever au-dessus de la mêlée et de condamner les
          propos du juge en chef de la Cour d'appel du Québec, Michel Robert;
        - incapable de respecter sa parole et la loi adoptée à l'unanimité,
          qui prévoyait la nomination de Me Paul Monty comme premier
          directeur des poursuites criminelles et pénales;
        - incapable de s'imposer face aux exigences et pressions de son
          premier ministre qui l'oblige à contourner une règle établie à
          l'effet que le gouvernement n'a pas à payer les avocats du premier
          ministre pour ses tactiques d'intimidation.
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"C'est très inquiétant. Nous vivons une crise de leadership majeur. Il n'y a plus de chien de garde, le ministre Marcoux étant incapable de s'imposer face aux dérapages de son gouvernement. Le rôle de jurisconsulte est de conseiller le gouvernement sur les aspects légaux. Or, ce rôle est devenu vide de sens, compte tenu de la faiblesse du ministre en place", a ajouté le porte-parole.

Le député de Chicoutimi a tenu à rappeler que depuis 2003, le Québec a eu trois ministres de la Justice. "Le premier était trop interventionniste, le deuxième était absent et le troisième est tout simplement manquant!", a-t-il poursuivi.

Pour sa part, la députée de Prévost et porte-parole en matière de sécurité publique, Lucie Papineau, a fait valoir au ministre Marcoux que son inaction à l'égard du gouvernement fédéral pourrait avoir de graves conséquences dans la gestion de la justice au Québec, mais aussi de la gestion du système carcéral québécois. "Les intentions du gouvernement Harper pourraient coûter des millions de dollars aux contribuables québécois. Les prisons sont déjà à surcapacité. Le gouvernement du Québec n'aura d'autre choix que d'investir encore plus pour répondre à l'augmentation de personnes incarcérées, une conséquence directe de la nouvelle politique conservatrice. Il faudra y voir rapidement, d'autant plus qu'aucune somme n'est prévue à cet effet dans les crédits du ministère de la Sécurité publique", a conclu Lucie Papineau.

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Communiqué envoyé le 19 mai 2006 à 12:52 et diffusé par :