Le Lézard

Indexation du régime de retraite des députés : l'AQRP ouvre le débat sur la désindexation



QUÉBEC, le 19 mai /CNW/ -- QUÉBEC, le 19 mai /CNW Telbec/ - En réponse à la réaction du gouvernement du Québec concernant son appui au principe de l'indexation du régime de retraite des membres de l'Assemblée nationale du Québec contenu dans le projet de loi no 26, l'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) ouvre le débat sur la désindexation des régimes de retraite.

D'entrée de jeu, l'AQRP reconnaît que, pour les années de service accumulées depuis le 1er janvier 2000, le régime de retraite des employés du gouvernement est partiellement indexé selon la formule la plus avantageuse entre le taux d'inflation moins 3% ou la moitié du taux d'inflation, et que le projet de loi no 26 contient notamment des dispositions visant à appliquer rétroactivement cette règle aux députés. "L'AQRP réitère d'ailleurs son appui à ces dispositions, qui viennent corriger une situation de perte de pouvoir d'achat pour certains députés", déclare le président de l'AQRP, M. Roger Bellavance.

Par contre, pour les années de service accumulées entre 1982 et 1999, l'indexation annuelle des régimes de retraite des employés des secteurs public et parapublic se limite au taux d'inflation de l'année en cours moins 3%. Ainsi, dans les faits, comme le Québec est en situation de faible inflation depuis le milieu des années 1980 et de très faible inflation depuis le début des années 1990, la plupart de ces retraités et futurs retraités connaissent ou connaîtront un appauvrissement réel s'accentuant d'année en année. Certains députés sont également dans cette situation et le projet de loi no 26 ne corrigera pas ce problème.

L'AQRP souhaite donc une indexation rétroactive des régimes de retraite des secteurs public et parapublic pour la période qui s'étend de 1982 à 1999. "Le maintien du pouvoir d'achat est une attente légitime pour tous, députés comme membres des secteurs public et parapublic, et nous souhaitons que ce principe soit reconnu par nos élus", a rappelé M. Bellavance.

Signalons par ailleurs que, pour l'année 2005, la rente de retraite moyenne versée aux 240 anciens membres de l'Assemblée nationale s'élevait à 38 476 $, alors que celle des 127 050 employés réguliers et occasionnels qui travaillaient à temps plein ou à temps partiel dans le réseau de la Santé et des Services sociaux, dans le réseau de l'Éducation et dans la fonction publique du Québec se chiffrait à seulement 14 395 $.

L'AQRP est enfin surprise de la réaction du gouvernement du Québec à l'égard du débat qui est maintenant ouvert. En effet, l'AQRP se bat depuis 24 ans afin de faire reconnaître et de résoudre cette problématique de perte de pouvoir d'achat pour les retraités des secteurs public et parapublic. Le présent gouvernement est le premier qui donne un signe concret pouvant donner lieu à des discussions qui iraient en ce sens.

Fondée en 1968, l'AQRP regroupe plus de 20 000 personnes retraitées des secteurs public et parapublic. Elle accueille des employés des gouvernements du Québec et du Canada, des employés des sociétés d'État et des municipalités du Québec ainsi que des membres des réseaux québécois de la Santé et de l'Éducation. L'Association a pour mission de promouvoir et défendre les droits et les intérêts économiques, financiers, culturels, intellectuels et sociaux de ses membres.


Communiqué envoyé le 19 mai 2006 à 12:02 et diffusé par :