Le Lézard

Pour une 2e année consécutive, des élèves du primaire vivront une Journée sans bruit jeudi, le 25 mai 2006



MONTRÉAL, le 18 mai /CNW/ -- MONTRÉAL, le 18 mai /CNW Telbec/ - Dans le cadre du mois de la communication et de ses troubles, l'Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (OOAQ) annonce la tenue de la deuxième édition de la Journée sans bruit, jeudi le 25 mai prochain, afin de sensibiliser la population aux conséquences néfastes du bruit sur l'audition. Cette année, la Journée sans bruit rejoindra plus de gens et impliquera davantage d'élèves participants en étant déployée dans des écoles de Montréal, Gatineau et Rimouski. Lors de cette journée, les enfants seront appelés à mettre en ?uvre des activités et des projets contribuant à réduire le bruit ambiant à l'école comme dans leurs activités quotidiennes. En préambule à la Journée sans bruit, les élèves ont été invités par l'OOAQ à visiter son site Web pour, dans un premier temps, prendre connaissance des dangers liés à l'exposition continue au bruit ambiant pour la santé et, dans un deuxième temps, leur permettre de réfléchir à des moyens et des gestes concrets pour s'attaquer à la problématique du bruit en enregistrant officiellement leurs idées sur le site.

Plusieurs élèves ont soumis des idées originales, efficaces et parfois inusitées pour réduire les décibels. Flavie, 10 ans, de l'École du Dôme à Gatineau, suggère que les fabricants de baladeurs ou de lecteurs MP3 soient obligés d'indiquer, par une marque rouge sur le contrôle du volume, le niveau représentant un danger pour l'audition. Hélène, 12 ans, de l'École de L'Estran à Rimouski, propose simplement de s'efforcer de ne pas parler pendant une heure à chaque jour et de prendre le temps d'écouter la nature. Mathusan, 10 ans, de l'École St-André-Apôtre à Montréal, a eu l'idée de prévoir une période de pause de musique pendant deux heures dans les discothèques pour reposer nos oreilles et mieux entendre nos conversations. Les écoles participantes ont accepté de prendre part à cette journée en faveur du mieux-vivre, du respect de l'entourage, d'un cheminement scolaire plus harmonieux et de la santé en général, car la formation scolaire passe aussi par l'apprentissage des aptitudes humaines et sociales.

"L'objectif est de sensibiliser très tôt les enfants aux nombreuses sources de bruit auxquelles ils sont exposés quotidiennement, à l'importance de l'audition, aux conséquences du bruit, qui entre autres cause du stress et nuit aux apprentissages scolaires. Nous souhaitons aussi que les enfants comprennent qu'ils ont un rôle à jouer de façon individuelle pour prendre soin de leur santé et favoriser une meilleure qualité de vie, pour eux comme pour la collectivité", explique M. Louis Beaulieu, président et directeur général de l'OOAQ, "car l'éducation reste encore la meilleure mesure de prévention."

Au-delà des efforts de sensibilisation réalisés auprès des enfants, la Journée sans bruit vise à conscientiser la population aux effets néfastes d'une exposition prolongée au bruit sur la santé et la qualité de vie, en plus d'entraîner des dommages à l'audition. Les sources de bruit se multiplient aujourd'hui de plus en plus rapidement et leurs incidences sur la santé sont nombreuses : perturbation du sommeil, fatigue diurne, manque de concentration au travail, augmentation des risques de blessure, stress, tension, augmentation de la tension artérielle et des risques cardiaques, déficit d'attention à l'école, agitation et difficulté d'apprentissage, sans oublier les risques de perte auditive ou de surdité irréversible. L'OOAQ et ses membres invitent donc la population à prendre conscience du bruit dans leur environnement immédiat et à poser des gestes concrets pour le diminuer.

Au cours de la Journée sans bruit du 25 mai, les médias sont conviés à venir rencontrer les élèves s'étant démarqués par leurs suggestions pour réduire le bruit, afin d'observer la mise en ?uvre de ces initiatives et d'en discuter avec eux.

À propos de l'OOAQ

L'Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec, qui regroupe plus de 250 audiologistes et plus de 1 400 orthophonistes, a pour mission d'assurer la protection du public en ce qui a trait au domaine d'exercice de ses membres, soit les troubles de la communication humaine. Ces professionnels, qui oeuvrent à la fois dans le réseau public de la santé et de l'éducation ainsi qu'en pratique privée, ont pour fonction d'étudier, d'examiner, d'évaluer et de traiter les troubles de la communication. Les audiologistes évaluent et traitent les troubles de l'audition, alors que les orthophonistes évaluent et traitent les troubles de la voix, de la parole, du langage et de dysphagie.

Depuis le 1er juin 2003, la loi réserve aux audiologistes les activités d'"évaluer les troubles de l'audition dans le but de déterminer le plan de traitement et d'intervention audiologiques" et d'"ajuster une aide auditive dans le cadre d'une intervention audiologique". La loi réserve aussi aux orthophonistes l'activité d'"évaluer les troubles du langage, de la parole et de la voix dans le but de déterminer le plan de traitement et d'intervention orthophoniques". Seuls ces professionnels peuvent réaliser ces activités.


Communiqué envoyé le 18 mai 2006 à 12:59 et diffusé par :