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Plus de 4 millions de Canadiens ne profitent pas des régimes d'assurance-médicaments à leur disposition



OTTAWA, le 7 déc. 2017 /CNW/ - Alors que la majorité des Canadiens ont accès à une assurance-médicaments dans le cadre d'un régime public ou privé, ils sont nombreux à ne pas en profiter. Dans un récent rapport, le Conference Board du Canada révèle que plus de 4 millions de Canadiens ne sont pas inscrits à un régime d'assurance-médicaments privé ou public, même s'ils y ont droit.

« Au Canada, les régimes d'assurance-médicaments varient d'une province à l'autre, mais la majorité des Canadiens sont admissibles à une couverture soit publique, soit privée, de sorte que ce qui n'est pas assuré est minimal, explique Louis Thériault, vice-président, Stratégie industrielle et politiques publiques. Le manque de couverture, s'il y en a un au Canada, se manifeste chez les personnes qui n'accèdent pas aux programmes d'assurance-médicaments quand elles en ont besoin et y sont admissibles. Les raisons en sont que ces personnes ne savent peut-être pas qu'elles sont admissibles au programme ou qu'elles n'ont pas les moyens de payer les frais à la charge des patients. »

Faits saillants

Selon le rapport Understanding the Gap: A Pan-Canadian Analysis of Prescription Drug Insurance Coverage, résumé en français sous le titre Comprendre les lacunes : analyse pancanadienne des régimes d'assurance-médicaments, 95 % des Canadiens (plus de 34 millions) sont admissibles à une forme ou une autre d'assurance-médicaments. Environ 5 % de la population totale (1,9 million) n'est admissible à aucun régime, public ou privé. Les résidants de l'Ontario représentent une portion importante des Canadiens non couverts. Un peu plus de 13 % de la population de la province est considérée comme non assurée. Cependant, à l'entrée en vigueur d'OHIP+ le 1er janvier 2018, les 1,2 million, selon les estimations, d'Ontariens âgés de moins de 24 ans et non assurés deviendront admissibles au régime d'assurance-médicaments public. La proportion de personnes non assurées baissera donc à 4 % en Ontario et à 1,4 % au Canada.

Le rapport estime que 4,1 millions de Canadiens ne sont pas inscrits à un programme alors qu'ils y sont admissibles. Les raisons en sont qu'ils ne connaissent pas l'existence du programme et ne savent pas qu'ils y sont admissibles. D'après une récente enquête menée par Nanos Research pour cette étude, sur les 7 % de Canadiens qui n'ont pas pris les médicaments qui leur avaient été prescrits, 60 % environ ne savaient pas ou n'étaient pas sûrs qu'il existait un programme public susceptible de les aider à payer les médicaments d'ordonnance. Une autre raison de la non-assurance peut être le coût de l'inscription qui dépasse les avantages, même si, selon l'enquête de Nanos, 7 % seulement des personnes qui n'ont pas pris les médicaments prescrits invoquent la raison du coût (soit moins de 1 % de la population canadienne).  

Le rapport examine aussi de plus près la question des frais laissés à la charge des patients. Pour un Canadien qui n'a que les programmes publics sur lesquels s'appuyer, le coût peut être élevé, surtout pour les personnes au faible revenu, parce qu'il faut payer une franchise et une quote-part avant que l'assurance n'intervienne. Par exemple, la franchise peut atteindre 600 $ par année pour 30 000 $ de revenus en Colombie-Britannique, alors qu'en Nouveau-Écosse et au Manitoba, les franchises sont de 900 et de 1 410 $ par année respectivement. Certaines provinces imposent le versement de cotisations, comme en Alberta où les résidants de moins de 65 ans paient entre 760 et 1 400 $ par année. Les Albertains au faible revenu ont droit à un tarif subventionné égal à 30 % de la cotisation totale. Près des deux tiers des ménages canadiens ont payé une quote-part sur leurs médicaments d'ordonnance en 2015.

Alors que la majorité des provinces essaient de limiter le fardeau financier en utilisant un barème dégressif pour les franchises en fonction du revenu familial, cela peut représenter un désavantage pour les travailleurs canadiens au faible revenu. Ceux qui bénéficient d'un programme de soutien du revenu ont normalement accès au régime d'assurance-médicaments public gratuitement.

Le financement de cette étude a été assuré par Médicaments novateurs Canada et l'Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes. L'Association canadienne des pharmacies de quartier et l'Alliance canadienne pour des soins de santé durables y ont apporté un appui supplémentaire.

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SOURCE Le Conference Board du Canada


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Communiqué envoyé le 7 décembre 2017 à 09:00 et diffusé par :