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Le RCLALQ remet ses "mé-prix" en matière de logement
QUÉBEC, le 18 nov. /CNW Telbec/ - Plusieurs centaines de locataires se sont rassembléEs cet après-midi à Québec à l'initiative du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ). Le RCLALQ a de nouveau interpellé les partis politiques sur la question du contrôle des loyers et a remis ses "mé-prix" en matière de logement.
Les manifestantEs se sont rassembléEs sur le parvis de l'Église St-Jean-Baptiste et ont marché sur la rue St-Jean jusqu'au Capitole de Québec où le ministère des Affaires municipales et des Régions (MAMR) participe à la 13e édition des prix Innovation et infrastructures municipales.
Parodiant et précédant le MAMR, le RCLALQ a voulu décerner ses propres prix, des "méprix" en matière d'habitation. Les propriétaires ont reçu le premier"mé-prix", un "profit'or" pour les hausses les plus abusives de loyers. La Régie du logement a obtenu une mention spéciale, la Régie d'or (Régie dort) pour son inefficacité à contrôler les loyers. Enfin ce sont les partis politiques qui reçoivent un "mé-prix" hommage pour leur absence d'engagements en matière de logement. France Émond, porte-parole du RCLALQ est médusée par le silence des partis politiques : "Nous voulons des engagements sérieux. Messieurs Charest et Dumont, Madame Marois, il y a 1 259 460 ménages locataires au Québec qui attendent une réponse claire à une question simple. Aurons-nous enfin, oui ou non, un contrôle obligatoire des loyers?"
Les manifestantEs ont voulu montrer clairement que les dispositions prévues au Code civil ne sont pas respectées par les propriétaires. À tour de rôle, les locataires ont déposé à l'attention du MAMR, la section G du bail où doit être indiqué le prix de l'ancien loyer. Selon le RCLALQ, près de 90% des propriétaires négligent de remplir cette section privant ainsi les locataires d'une information essentielle pour faire fixer les loyers. "Les propriétaires ont beau jeu de profiter de l'absence d'un registre des baux pour majorer considérablement les loyers lors du déménagement des locataires", s'indigne Nicole Dionne, du Bureau d'animation et information logement (BAIL) du Québec métropolitain.
Selon le RCLALQ, il existe des solutions simples et concrètes pour améliorer les conditions de logement des ménages: un contrôle obligatoire des loyers et un registre des baux avec un enregistrement obligatoire du prix du loyer. Selon la SCHL, les locataires du Québec ont absorbé des hausses de loyers moyennes de 27,6 % pour des logements (2 ch.) entre 2000 et 2008, une hausse de 137$/mois. "C'est plutôt choquant de constater que les propriétaires ont demandé des augmentations de loyer presque six fois supérieures aux indices de la Régie du logement alors que le parc locatif continue de se détériorer", se désole Nicole Dionne, du BAIL. Selon le RCLALQ, 2008 n'a pas apporté de répit puisque les locataires ont reçu des hausses moyennes de 4,2% bien que la Régie du logement recommandait une augmentation de 0,7% pour les immeubles sans hausse de taxes foncières, qui n'ont pas subi de réparations majeures et dont le chauffage est à la charge des locataires.
Pour le RCLALQ, il ne fait plus aucun doute que le contrôle des loyers de la Régie du logement est inefficace. La solution, selon le Regroupement, doit venir du gouvernement."Les locataires veulent des réponses avant le 8 décembre prochain" réclame Mme Emond.
Sujet:
Campagnes politiques
Communiqué envoyé le 2008-11-18 13:00:00 et diffusé par:
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