Le Lézard

L'Assemblée nationale souligne les cinquante ans de la Loi sur la mise en marché collective



QUÉBEC, le 17 mai /CNW/ -- QUÉBEC, le 17 mai /CNW Telbec/ - Le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA), M. Laurent Pellerin, salue la motion soulignant le 50e anniversaire de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche adoptée aujourd'hui par les députés de l'Assemblée nationale, motion présentée par le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, M. Yvon Vallières.

Ainsi, le 23 février 1956 marque un tournant décisif dans l'histoire du syndicalisme agricole. Les agriculteurs et agricultrices du Québec obtiennent enfin, avec la sanction de la Loi des marchés agricoles, le pouvoir de s'organiser collectivement en plans conjoints, et la création de l'Office des marchés agricoles, aujourd'hui la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec.

Tout comme les agriculteurs, les députés qui ont adopté la Loi voilà 50 ans, ainsi que ceux qui ont contribué au fil des ans à sa bonification, ont fait preuve d'une grande vision qui se confirme à nouveau aujourd'hui avec cette motion adoptée avec enthousiasme à l'Assemblée nationale.

Le président de l'UPA rappelle que l'idée d'une mise en marché collective a germé bien longtemps avant l'adoption de la Loi elle-même. "Plusieurs coopératives ont d'ailleurs vu le jour à cette époque, mais elles avaient leurs limites puisque ceux qui en profitaient le plus étaient ceux qui n'en faisaient pas parties, n'ayant pas à s'astreindre aux contraintes que s'imposaient les membres. C'est en juxtaposant aux conventions de vente des produits agricoles l'obligation légale pour tous les producteurs de respecter les termes de l'entente, que l'approche collective, telle qu'on la connaît aujourd'hui, a véritablement pris son envol et a permis d'en arriver à un meilleur équilibre entre les vendeurs et les acheteurs", de préciser M. Pellerin.

Depuis, l'idée a fait son chemin. De nos jours, 85 % de nos produits agricoles et forestiers sont mis en marché collectivement. Il est indéniable que cette approche s'est avérée bénéfique pour les agriculteurs et producteurs forestiers du Québec, en leur donnant accès à un meilleur revenu du marché, et en réduisant les coûts afférents à la commercialisation, tel que le transport. D'ailleurs, même en pleine crise des revenus, les agriculteurs québécois réussissent à mieux tirer leur épingle du jeu par rapport à leurs homologues des autres provinces ou même d'ailleurs dans le monde, tout cela grâce à leur modèle de mise en marché unique.

L'équité entre producteurs est un autre des nombreux avantages qui découlent de la mise en marché collective. "En adoptant des conditions égales pour tous, un producteur de la Gaspésie reçoit le même prix pour son litre de lait qu'un autre de Saint-Hyacinthe, même s'il est plus éloigné des grands centres", souligne le président de l'UPA.

De plus, en introduisant de l'ordre dans la mise en marché, l'approche collective a également contribué à consolider les différents réseaux de commercialisation. Les acheteurs, tout comme les consommateurs, ont bénéficié eux aussi de cette approche. Les premiers bénéficient désormais d'une sécurité d'approvisionnement, tant sur le plan du volume que de la qualité des aliments. Quant aux deuxièmes, ils peuvent compter sur un panier d'épicerie parmi les moins chers des pays industrialisés et un approvisionnement constant tout au long de l'année sur tout le territoire du Québec.

Depuis 1956, l'objectif de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche n'a pas changé : donner aux producteurs les outils nécessaires pour aller chercher leur juste part. Seuls les moyens évoluent. "Aujourd'hui, dans un contexte de mondialisation, les agriculteurs doivent s'engager plus loin dans les réseaux de commercialisation pour s'assurer un revenu plus équitable du marché. La Loi nous ouvre une multitude de pistes qu'on commence à peine à envisager. Des nouveaux modèles s'offrent à nous et cet anniversaire est l'occasion toute désignée pour poursuivre le travail des hommes et des femmes qui nous ont précédé, ces bâtisseurs.", de conclure M. Laurent Pellerin.


Communiqué envoyé le 17 mai 2006 à 15:30 et diffusé par :