Examen des causes de la violence chez les jeunes
TORONTO, le 14 nov. /CNW/ -
NOUVELLES
Selon un rapport remis aujourd'hui au premier ministre Dalton McGuinty, l'Ontario peut réduire la violence impliquant des jeunes en adoptant une approche plus coordonnée, plus globale et davantage axée sur les collectivités.
L'Examen des causes de la violence chez les jeunes, coprésidé par Roy McMurtry, ancien juge en chef, et Alvin Curling, ancien président de l'Assemblée législative, recommande que le gouvernement concentre ses ressources sur les collectivités les plus défavorisées de la province. Il explique comment la pauvreté, le racisme, le manque de logements décents, des systèmes éducatifs insensibles aux diversités culturelles et des perspectives d'emploi limitées sont autant de facteurs qui, combinés, créent chez les jeunes un sentiment de désespoir, une aliénation et une perte de confiance en soi, des sentiments qui trop souvent donnent lieu à des actes de violence.
L'Ontario se trouve à la croisée des chemins, déclarent les coprésidents, à cause de plusieurs tendances inquiétantes : concentrations de personnes défavorisées de plus en plus fortes, escalade de la violence grave chez les jeunes et le fait que cette violence voit de plus en plus fréquemment le jour dans des lieux publics.
Pour aborder ces problèmes, le rapport recommande plusieurs mesures qui visent à améliorer les conditions sociales, à s'attaquer à la pauvreté et au racisme, à générer des perspectives d'emploi, à établir un cadre stratégique pour la jeunesse qui soit global, et à mieux coordonner les efforts des différents ministères et organismes gouvernementaux.
Il recommande également la construction de collectivités fortes par le biais d'une approche "axée sur les réalités locales" similaire à celle employée au Royaume-Uni, ainsi que l'utilisation d'un indice de marginalisation relative afin de déterminer de manière objective les collectivités qui ont le plus besoin d'une aide supplémentaire. Au sein de ces collectivités, dont les limites devront être tracées en consultation avec les municipalités, la province travaillerait avec d'autres partenaires afin d'établir des plateformes communautaires, de créer des partenariats de quartier et d'accroître la capacité qu'a la collectivité de résoudre les problèmes qu'elle rencontre.
Pour veiller à ce que l'approche employée face aux nombreux problèmes ayant une influence sur la violence impliquant des jeunes soit efficace et coordonnée, les coprésidents recommandent une série de modifications structurelles qui permettraient, si elles sont adoptées, de créer un nouveau comité ministériel de l'inclusion sociale et de l'antiracisme (ou une entité centrale équivalente), de créer un secrétariat ministériel et d'établir un conseil consultatif du premier ministre. Sans une structure et des mécanismes de gouvernance efficaces pour toucher l'ensemble des nombreux silos qui existent au sein du gouvernement provincial, les coprésidents affirment qu'ils ont suffisamment d'expérience pour savoir qu'aucun progrès notable ne pourra être réalisé.
"Nous pensons sincèrement que l'Ontario est à la croisée des chemins en ce qui a trait à la façon d'aborder les causes de la violence impliquant des jeunes", a déclaré le coprésident de l'Examen, Roy McMurtry. "Notre rapport présente au gouvernement un cadre de travail complet qui vise à s'attaquer aux tendances graves que nous avons identifiées, lesquelles auront des conséquences tout aussi graves si rien n'est fait pour y remédier."
Le Dr Alvin Curling, coprésident de l'Examen, a par ailleurs ajouté : "Nous remercions les collectivités qui ont participé à notre examen et nous louons les efforts des nombreuses personnes et des nombreux organismes qui travaillent dur pour faire en sorte d'améliorer la situation dans leurs quartiers. Nous avons écouté ce qu'ils avaient à nous dire sur l'étendue de la violence qu'ils vivent au quotidien et sur son impact. Nous estimons que nos recommandations, qui reflètent ce que nous avons entendu, offrent réellement la possibilité d'un changement durable."
"Ce rapport souligne le fait qu'il est absolument essentiel que les différents paliers de gouvernements établissent des partenariats solides avec les entreprises, les services d'aide à l'emploi et les établissements scolaires afin de répondre aux besoins des milliers de jeunes qui résident dans nos communautés les plus défavorisées", a déclaré le maire de Toronto, David Miller." En leur offrant un environnement adéquat, doté d'un accès à des installations de loisirs, à des établissements scolaires et à une formation appropriée, ces jeunes auront véritablement la chance de vivre une vie pleine et sans violence."
"Ce rapport représente un moment important de notre histoire - il nous offre à nouveau la possibilité de nous attaquer aux causes de la violence chez les jeunes", a remarqué Frances Lankin, présidente-directrice générale de Centraide Toronto. "Le gouvernement a fait un premier pas audacieux en réalisant cet Examen et en menant une consultation à la fois vaste et poussée qui a touché beaucoup de quartiers de notre province. Je sais que partout, les collectivités ont hâte de se mettre au travail et de bâtir un avenir meilleur pour les jeunes de l'Ontario."
Faits en bref :
Les responsables de l'Examen, réalisé en juin 2007, ont commandé des recherches universitaires, ont consulté des organismes provinciaux et nationaux et ont visité des collectivités défavorisées à travers l'Ontario afin de se rendre compte par eux-mêmes des conséquences de la violence et afin de comprendre quelle en est l'origine.
Pendant la phase de consultation, les responsables de l'Examen ont soit rencontré, soit reçu les soumissions d'environ 750 personnes et organismes, parmi lesquels figuraient des représentants communautaires appartenant à huit collectivités défavorisées.
Plus de 5 000 personnes ont répondu à un sondage affiché sur le site Web de l'Examen.
Les coprésidents ont préparé un rapport spécial intitulé "perspectives communautaires" afin de refléter la contribution du public - et en particulier des jeunes - au rapport. Il comprend un rapport sur des consultations menées par des jeunes.
Les responsables de l'Examen ont également commandité des consultations avec des universités et des collèges, des organismes d'aide juridique et de jeunes autochtones résidant en ville.
Pour obtenir davantage de renseignements et pour consulter le rapport dans son intégralité, visiter le site Web www.rootsofyouthviolence.on.ca/report.
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TOILE DE FOND DE L'EXAMEN DES CAUSES DE LA VIOLENCE CHEZ LES JEUNES
Le 11 juin 2007, le premier ministre Dalton McGuinty a nommé l'ancien juge
en chef et procureur général, Roy McMurtry, et l'ancien président de
l'Assemblée législative, Alvin Curling, coprésidents de l'Examen des causes de
la violence chez les jeunes. Le rapport de l'Examen, qui est composé de cinq
volumes, a été rendu public le 14 novembre 2008.
Le mandat qui a été confié aux coprésidents était le suivant :
- miser sur les investissements actuels dans le réseau actuel
d'éducation publique de l'Ontario, en créant des possibilités de
réussir pour les jeunes et en rendant les écoles et les collectivités
plus sécuritaires; miser de même sur l'important travail accompli par
les examens précédents et les partenaires clés, dont la ville de
Toronto et Centraide;
- tenir compte des investissements et des programmes provinciaux
existants concernant le développement de l'enfant, la violence chez
les jeunes et les jeunes à risque. Ceux-ci sont conçus pour créer des
possibilités d'apprentissage et des emplois pour les jeunes;
- évaluer les approches auxquelles ont recouru d'autres territoires de
compétence pour en déterminer les applications fructueuses pour
l'Ontario; et
- identifier d'autres possibilités de prévention de la violence et de
réadaptation pour les jeunes.
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Pour remplir ce mandat, les responsables de l'Examen ont visité huit quartiers situés dans cinq villes de l'Ontario; ils ont consulté des organismes provinciaux et ont commandité des rapports de recherche. Pendant la phase de consultation, les responsables de l'Examen ont rencontré ou reçu les soumissions de plus de 750 personnes. Environ 400 résidents ont participé au processus visant à recueillir leur point de vue. Plus de 350 personnes ont, quant à elles, soit rencontré les coprésidents, soit transmis leur soumission par écrit. Plus de 5 000 personnes ont par ailleurs répondu au sondage mis en ligne dans le cadre de l'Examen.
Opinion des résidents des quartiers
Pour mieux comprendre l'impact qu'a la violence impliquant des jeunes au niveau communautaire, les responsables de l'Examen ont visité quatre quartiers de Toronto (Jane/Finch, Jamestown, Kingston/Galloway et L'Amoureaux) et un quartier de chacune des villes suivantes : Thunder Bay, Ottawa, Hamilton et Kitchener-Waterloo.
Dans chaque quartier, des consultants externes, dont les services avaient été retenus par les responsables de l'Examen, ont sélectionné et formé des représentants locaux afin qu'ils travaillent avec des groupes et des personnes appartenant à la collectivité dans le but de collecter des renseignements et de recueillir le sentiment des résidents vis-à-vis des impacts qu'a la violence impliquant des jeunes et des défis qu'elle pose. Ils ont également recueilli le point de vue des résidents vis-à-vis des initiatives qu'ils considèrent comme efficaces ou inutiles pour ce qui est de s'attaquer aux causes de la violence. Une fois ce travail terminé, les quartiers ont eux-mêmes sélectionné des représentants qui ont par la suite rencontré les coprésidents et présenté les conclusions des quartiers. Le rapport qui résume les points de vue des communautés est inclus dans le volume 3.
M. Curling et plusieurs membres du personnel de l'Examen ont aussi visité Etobicoke sud en janvier, Windsor en février et la région de Peel en avril, afin d'y rencontrer des jeunes et des organismes au service des jeunes.
Consultations
Les coprésidents et le personnel de l'Examen ont rencontré plusieurs organismes et personnes, de manière formelle et informelle, dont des employés de la ville de Toronto et de Centraide Toronto (ces deux entités sont mentionnées dans le mandat de l'Examen comme étant des partenaires clés); des représentants d'organismes provinciaux tels que l'Association des chefs de police de l'Ontario et le Centre de toxicomanie et de santé mentale; une coalition d'organismes noirs; un conseil oecuménique; et Grassroots Youth Collaborative, un organisme dirigé par des jeunes qui a également réalisé une consultation spécifique avec des jeunes ayant des besoins complexes à Toronto. Le compte-rendu de cette consultation figure dans le volume 3.
Les coprésidents ont également rencontré à trois reprises des sous-ministres relevant de 11 ministères ayant un lien avec la jeunesse ou avec des questions les concernant.
Une liste des personnes et des groupes rencontrés figure dans le volume 1.
Autres consultations
Les coprésidents se sont rendus au Royaume-Uni en avril 2008 et ont rencontré des représentants du gouvernement ainsi que d'autres personnes participant à une initiative décennale d'inclusion sociale/de développement communautaire.
De janvier à mai 2008, l'Examen a commandité plusieurs forums organisés par l'Université Ryerson, afin de déterminer comment les collèges et les universités pouvaient nouer des relations avec les collectivités environnantes; Aide juridique Ontario, pour des cliniques juridiques venant en aide à des groupes défavorisés; et l'Ontario Federation of Indian Friendship Centres, afin d'écouter les jeunes autochtones résidant en ville. En janvier, les coprésidents ont visité un établissement hébergeant de jeunes contrevenants.
Recherche
Les responsables de l'Examen ont retenu les services du professeur Scot Wortley de l'Université de Toronto comme conseiller en recherche. Ce dernier a conseillé les coprésidents relativement à plusieurs questions liées à la recherche, a réalisé deux analyses bibliographiques (publiées dans le volume 5) et a contribué à la rédaction d'un article de recherche approfondie.
Les coprésidents ont par ailleurs commandité, auprès de plusieurs experts spécialisés, cinq autres rapports de recherche (volume 4) allant de la comparaison des systèmes de justice pénale pour la jeunesse dans d'autres provinces à une étude portant sur des problèmes de gouvernance.
Différents ministères ont fourni 10 rapports de recherche sur la base de leur domaine d'expertise et ont contribué à la réalisation d'un inventaire des programmes provinciaux pertinents pour ce qui est de s'attaquer aux causes de la violence impliquant des jeunes. Ces rapports ont beaucoup aidé les coprésidents à préparer leur rapport et leurs recommandations.
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INDICE DE MARGINALISATION RELATIVE
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Une approche axée sur les réalités locales (voir le document d'information numéro 2) a besoin d'un outil pour identifier les zones qui requièrent une attention accrue. Pour cela, les coprésidents recommandent que la province adopte un indice de marginalisation relative.
L'idée sous-jacente à un tel indice est que, bien que des scientifiques sociaux puissent identifier et mesurer séparément différents types de privation au sein d'une collectivité, ce sont les personnes qui résident dans cette collectivité, qui ressentent l'impact combiné de toutes ces privations. Le fait d'être en mauvaise santé, par exemple, constitue en soi une privation, mais il peut résulter d'un logement inadéquat ou d'autres facteurs liés à un revenu peu élevé. Un indice peut permettre de mesurer cet impact total et de classer ensuite les collectivités les unes par rapport aux autres.
Le Royaume-Uni a commencé à élaborer des moyens de déterminer quelles étaient les collectivités défavorisées dans les années 1970 et n'a eu de cesse de continuer à affiner ses méthodes depuis. En 2007, son indice de privations multiples se composait de 33 indicateurs répartis en sept groupes principaux : perte de revenu, perte d'emploi, mauvais état de santé et handicap, absence de compétences scolaires et de formation, obstacles en matière de logement et de services, privation liée au cadre de vie et crime. Après plus de trois décennies, le gouvernement a systématiquement recours à cet indice avant de prendre des décisions.
La ville de Toronto a, pour la première fois en Ontario, expérimenté cette méthode pour identifier ses 13 quartiers prioritaires. Elle a commencé par analyser 11 services clés, en liant leur disponibilité aux résidents les plus susceptibles d'en avoir besoin, afin de créer des indicateurs du niveau de service. Elle a ensuite pris en compte, dans les zones mal desservies, cinq autres facteurs : la situation économique, le niveau d'éducation atteint, le tissu urbain (état du parc immobilier), la santé et le profil démographique. Elle a enfin utilisé ces renseignements et les a combinés aux indicateurs du niveau de service ainsi qu'à d'autres données relatives à la sécurité communautaire pour déterminer quels étaient ses quartiers prioritaires.
Pour essayer de savoir s'il est possible d'élaborer un tel indice pour toute la province, les coprésidents ont commandité un rapport de recherche au professeur Desmond Ellis de l'Université York. Son rapport est publié dans le volume 4 du présent rapport. Il comprend non seulement un examen des approches empruntées précédemment vis-à-vis de cette question, mais recommande également un indice de marginalisation relative spécifique.
Comme cela est expliqué dans le rapport de l'Examen, l'indice proposé fournirait à la province et à ses partenaires municipaux une méthode objective d'identification des quartiers prioritaires, ce qui permettrait par la suite d'avoir recours à une approche axée sur les réalités locales. L'indice prendrait comme base de départ les données recueillies par Statistique Canada dans le cadre de son recensement, à savoir les "aires de dissémination", lesquelles ont toutes une population comprise entre 400 et 700 personnes. Le professeur Ellis propose d'utiliser ces données immédiatement disponibles et particulièrement fiables pour créer un indice basé sur cinq secteurs pouvant être à l'origine d'une privation : le revenu, le logement, l'éducation, la famille et l'emploi. En théorie, l'indice pourrait s'appliquer à chacune des 19 000 aires de dissémination de l'Ontario. En pratique, ces aires seraient probablement regroupées afin de refléter les différents quartiers de manière plus précise ou de surmonter certaines difficultés relatives à la protection de la vie privée. Un classement permettrait d'identifier le niveau de privation relatif de chaque aire. Il pourrait également permettre de classer toutes les aires en fonction de l'écart qui les sépare de certains repères, lesquels dépendraient du paysage urbain : grandes communautés urbaines, petites communautés urbaines ou communautés rurales.
Dans leur rapport, les coprésidents estiment que, quoiqu'il puisse être nécessaire d'entreprendre d'autres travaux au niveau provincial avant que la province ne puisse déterminer la méthode qui lui convient le mieux pour répondre à ses besoins à long terme, le travail du professeur Ellis constitue un bon point de départ. Un indice de marginalisation relative similaire à celui qu'il propose pourrait être créé relativement rapidement.
Une fois l'indice créé, ils suggèrent que la province travaille avec les municipalités touchées afin de s'assurer que les zones identifiées sont bel et bien les plus défavorisées au niveau local. Les municipalités devraient par ailleurs pouvoir tracer les limites de ces zones.
Le point de vue des coprésidents concernant l'utilisation de l'indice est reflété dans la recommandation numéro 8, que voici :
Pour recenser les quartiers qui bénéficieront de l'approche axée sur les réalités locales, la province devrait utiliser l'indice de marginalisation relative que nous avons proposé afin de déterminer ceux qui sont les plus défavorisés. Une fois les résultats de l'indice disponibles, la province devra immédiatement entamer le dialogue avec les municipalités concernées, par l'entremise d'un ministère directeur responsable du renforcement des communautés, afin de déterminer les facteurs locaux, par exemple les services disponibles, qui serviront à identifier les quartiers les plus défavorisés et à en tracer les limites.
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UNE APPROCHE AXÉE SUR LES RÉALITÉS LOCALES
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Une approche axée sur les réalités locales concentre les ressources et l'attention sur les zones géographiques où il existe une grande concentration de problèmes à résoudre. Elle peut être employée en complément des programmes gouvernementaux universels qui constituent le moyen le plus fréquent de répondre aux besoins du public.
À titre d'exemple, les coprésidents ont découvert que les quartiers défavorisés jouaient un rôle central pour ce qui est de générer les causes de la violence impliquant des jeunes. Face à ce constat, une approche axée sur les réalités locales permettrait, dans chaque quartier, de prendre la mesure des conditions qui lui sont propres, d'évaluer ce qui est déjà entrepris pour répondre à ses besoins, et d'accroître ensuite la capacité de la collectivité à planifier et à mettre en oeuvre des programmes pouvant conduire à d'autres améliorations.
Un exemple d'approche axée sur les réalités locales, cité dans le rapport des coprésidents (Volume 1 : 142), serait d'appuyer une augmentation du salaire minimum (un programme universel) avec un programme de préparation à l'emploi pour les quartiers défavorisés qui soit adapté aux besoins éducatifs et linguistiques de cette collectivité, tout en prenant en même temps des initiatives visant à accroître les perspectives locales en matière d'emploi. Différentes solutions axées sur les réalités locales pourraient être mises sur pied pour d'autres collectivités, en fonction de leurs besoins.
Il existe quatre principes sous-jacents à l'approche axée sur les réalités locales :
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- il s'agit d'une approche axée sur les points forts, car elle mise sur
les atouts locaux en s'efforçant de les identifier et de les
renforcer;
- elle est construite sur mesure, avec des solutions qui sont adaptées
au mieux pour chaque collectivité;
- elle encourage le renforcement communautaire. Les résidents de la
collectivité adoptent en effet des objectifs communs et s'efforcent,
ensemble, de les atteindre;
- il s'agit d'une approche commune. Les gouvernements travaillent en
effet les uns avec les autres et avec la collectivité pour atteindre
les objectifs qu'ils ont en commun.
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En 2001, l'Angleterre a adopté l'approche axée sur les réalités locales dans le cadre d'un programme visant à concentrer le travail des différents ministères du gouvernement national qui cherchaient à revitaliser les collectivités ayant une concentration élevée de quartiers défavorisés.
Une caractéristique importante de l'approche adoptée par le Royaume-Uni est qu'elle mesure les progrès obtenus. Pour ce faire, elle a recours à des résultats qui mettent l'accent sur des objectifs planchers et sur la collecte de données fondées sur la race. Les résultats sont en outre affichés sur un site Web accessible au public. (Voir Document d'information numéro 4 : Mesurer les résultats).
Le fait de combiner l'approche axée sur les réalités locales et les mesures de résultats permet au gouvernement d'ajuster ses programmes en fonction des besoins de chaque quartier. À titre d'exemple, il est arrivé récemment qu'après avoir constaté une amélioration de la sécurité communautaire, le gouvernement avait reporté son attention sur la nécessité d'offrir des perspectives d'emploi dans les quartiers défavorisés.
Les politiques axées sur les réalités locales sont également employées par la ville de Toronto pour répondre aux besoins de ses 13 quartiers prioritaires. Le travail du Groupe d'étude sur les quartiers forts, créé en 2004, a fini par conduire à l'élaboration d'une stratégie qui permet aux quartiers défavorisés de trouver des moyens de mieux utiliser les ressources existantes. Les connaissances locales permettent d'identifier les obstacles que rencontrent les programmes et les politiques en place.
Pour mettre en oeuvre la stratégie, la ville a commencé par créer des équipes d'intervention composées de membres du personnel de la ville et des conseils scolaires afin de coordonner la réponse de la ville aux problèmes rencontrés dans les quartiers.
Ces équipes se sont efforcées de répondre aux besoins locaux, de coordonner les services et de renforcer la capacité communautaire dans les collectivités mal desservies. Chaque équipe était secondée par un coordonnateur des ressources communautaires et appuyée par un membre expérimenté du personnel de la ville.
Plus récemment, les équipes se sont agrandies et sont devenues des partenariats d'intervention dans les quartiers. Elles ont ainsi intégré en leur sein des résidents, des représentants du gouvernement, des organismes communautaires et des entreprises, qui se sont joints au personnel de la ville. Les partenariats visent à améliorer les collectivités en orientant les investissements qui sont faits dans les quartiers et en veillant à ce que les résidents identifient les priorités et les besoins locaux et qu'ils participent avec d'autres partenaires au processus décisionnel relatif à la meilleure façon de répondre à ces besoins.
Dans leur rapport, les coprésidents écrivent :
"Les effets galvanisants potentiels dont nous avons déjà parlé sont illustrés par la décision de la province de faire profiter les quartiers prioritaires de l'élargissement du centre de santé communautaire, de financer de nouveaux travailleurs d'approche auprès des jeunes dans les quartiers prioritaires (de Toronto), et de lancer le Fonds Action Jeunesse afin d'améliorer les perspectives offertes aux jeunes qui vivent dans ces quartiers mal desservis. Le gouvernement fédéral appuie aussi cette approche axée sur les réalités locales en dirigeant vers ces quartiers quelques-unes de ses initiatives, dont les Partenariats locaux sur le marché du travail et les programmes d'emploi des jeunes."
"Cela dit, il est plus difficile d'appliquer les stratégies axées sur les réalités locales dans les quartiers prioritaires de Toronto que cela ne l'a été en Angleterre, en partie parce que, contrairement au gouvernement britannique, la ville de Toronto ne contrôle pas la plupart des enveloppes de financement et à cause du manque de collaboration entre les trois paliers de gouvernement à l'égard de l'initiative axée sur les réalités locales." (Volume 1 : 151)
À la suite de leurs enquêtes et des recherches qu'ils ont effectuées au sujet de l'approche axée sur les réalités locales, les coprésidents ont recommandé la chose suivante :
"La province devrait adopter l'approche axée sur les réalités locales que nous avons présentée, dont le principal objectif serait de lutter contre les causes de la violence chez les jeunes en travaillant dans et avec les quartiers où ces causes se concentrent et produisent un cycle négatif de privations et de violence." (Volume 1, Recommandation numéro 7 : 374)
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RECOMMANDATIONS DU RAPPORT
Le rapport de l'Examen des causes de la violence chez les jeunes a
déterminé, à la base de ses recommandations, quatre piliers qui décrivent les
résultats devant être obtenus pour pouvoir s'attaquer de manière efficace aux
causes de la violence chez les jeunes. Les voici :
- Un contexte social restauré : Perspectives sociales et lutte contre
le racisme
- Un cadre stratégique pour la jeunesse
- Le renforcement des capacités locales et l'autonomisation des
quartiers
- Une gouvernance intégrée
Recommandations
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Le rapport comporte 30 recommandations principales, ainsi qu'un grand nombre de recommandations et de conseils connexes destinés au gouvernement. Sur ces 30 recommandations, 12 abordent la question de la gouvernance, 11 traitent de causes identifiées, quatre concernent des problèmes connexes et trois recommandent d'agir de façon urgente. Les coprésidents estiment par ailleurs que le point de départ doit être, pour le gouvernement, l'adoption du pilier numéro 4, une gouvernance intégrée, si l'on souhaite pouvoir enregistrer des progrès notables.
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Une gouvernance intégrée (pilier numéro 4)
Les coprésidents recommandent que le gouvernement :
- établisse un moyen de coordonner les efforts de ses ministères, des
autres paliers de gouvernement et des collectivités;
- crée un comité ministériel de l'inclusion sociale et de l'antiracisme
(ou une entité équivalente), secondé par un secrétariat du Conseil
des ministres et appuyé par un conseil consultatif du premier
ministre, afin de coordonner l'action du gouvernement;
- publie, d'ici l'été 2009, un plan coordonné décrivant les mesures que
prendront ensemble les différents ministères à la suite de la
publication de ce rapport.
S'attaquer aux causes de la violence (pilier numéro 1)
Pour restaurer le contexte social et aborder la question des perspectives
sociales et du racisme (pilier numéro 1), le gouvernement devrait :
- réduire à la fois le niveau de pauvreté et la concentration de
personnes défavorisées en augmentant l'offre de logements abordables,
en améliorant la qualité des services gouvernementaux et en
améliorant le niveau de vie dans les quartiers défavorisés;
- montrer plus clairement qu'il est déterminé à lutter contre le
racisme et exiger de tous les organismes publics qu'ils élaborent des
plans de lutte contre le racisme;
- élaborer une méthodologie visant la collecte et l'utilisation de
statistiques fondées sur la race, et ce, dans tous les domaines clés
comme l'éducation et le système de justice pénale pour la jeunesse;
- financer des formations sur les relations interraciales pour les
agents de première ligne qui travaillent dans des quartiers
défavorisés, ainsi que des comités de liaison jeunesse-police dans
ces mêmes collectivités;
- élaborer un curriculum qui soit sensible aux questions raciales et
culturelles; recruter, dans les écoles, du personnel administratif et
des enseignants qui soient plus représentatifs des populations
locales; et aborder les enjeux énoncés dans la Loi sur la sécurité
dans les écoles dont on ne s'est pas encore occupé;
- retenir les services d'experts extérieurs afin d'élaborer, pour les
enfants, des services de santé mentale qui soient à la fois
communautaires et universels;
- financer des programmes scolaires pendant la période cruciale de 15 à
18 h, c'est-à-dire lorsque les jeunes courent le plus de risques, et
investir de manière plus générale dans des locaux pouvant accueillir
les programmes destinés aux jeunes;
- mettre en place des programmes de formation, des normes et des
soutiens pour les mentors partout dans la province, de manière à ce
que chaque jeune ait accès à un adulte qui veille sur lui;
- veiller à ce que des programmes sportifs et artistiques accessibles
soient offerts dans tous les quartiers défavorisés;
- travailler avec le secteur privé afin d'élaborer une stratégie
globale qui permettrait de préparer les jeunes défavorisés à
travailler, notamment via la création d'emplois intéressants et
durables;
- prendre des mesures pour réduire la criminalité excessive de la
jeunesse ontarienne, par rapport à d'autres grandes provinces;
- investir davantage dans des stratégies communautaires permettant de
réinsérer les contrevenants;
- nommer un conseil consultatif de justice pour la jeunesse afin de
mieux coordonner les travaux des trois ministères qui gèrent chacune
une partie du système de justice pour la jeunesse (ministère du
Procureur général, ministère des Services à l'enfance et à la
jeunesse, ministère de la Sécurité communautaire et des Services
correctionnels).
Un cadre stratégique pour la jeunesse (pilier numéro 2)
La province devrait :
- établir, dans l'année qui vient, un cadre stratégique pour la
jeunesse. Ce cadre stratégique serait élaboré en consultation avec
des intervenants et comprendrait une vision, un ensemble de principes
communs et des objectifs spécifiques en matière de résultats.
Capacité communautaire (pilier numéro 3)
La province devrait :
- adopter une approche axée sur les réalités locales pour ce qui est
des investissements gouvernementaux qui s'attaquent aux causes de la
violence impliquant des jeunes, en mettant l'accent sur les
collectivités les plus défavorisées;
- utiliser l'indice de marginalisation relative décrit dans le rapport
pour identifier les collectivités les plus défavorisées, afin de
définir des priorités d'action;
- désigner un ministère principal responsable du renforcement des
communautés et faire en sorte que ce ministère implique les
municipalités afin qu'elles l'aident à tracer les limites des zones
prioritaires;
- travailler avec le secteur communautaire afin de trouver un moyen de
fournir un financement rationalisé et stable aux organismes qui
répondent aux besoins des collectivités;
- financer la création de carrefours communautaires dans les quartiers
sous-desservis, en faisant en sorte que ces carrefours se situent à
proximité des écoles et qu'ils soient gérés par des organismes ayant
l'expérience requise en matière de programmation communautaire;
- encourager la formation de partenariats stratégiques de quartier qui
permettraient à la province, à d'autres paliers de gouvernement, aux
résidents communautaires et aux fournisseurs de services d'élaborer
et de mettre en oeuvre des solutions locales au problème de la
violence impliquant des jeunes;
- s'engager à procurer des financements supplémentaires afin d'aider
les familles, notamment en matière de soins prénatals et de
programmation de la petite enfance;
- financer au moins un organisme dirigé par des jeunes dans chacun des
quartiers les plus défavorisés de la province;
- reconnaître le rôle crucial joué par les travailleurs auprès des
jeunes en offrant des emplois et des salaires stables pour attirer et
fidéliser du personnel qualifié.
Autres questions importantes
La province devrait :
- rencontrer les chefs des Premières nations afin de déterminer si les
conseils émis par l'Examen peuvent s'appliquer à leurs communautés et
s'il convient d'entreprendre un autre examen ciblé pour répondre à
leurs besoins;
- mettre en place des programmes et des mesures de protection à
l'intention des enfants des communautés des Premières nations qui
doivent quitter leur foyer pour aller à l'école secondaire et offrir
des services pour les familles qui déménagent pour accompagner leurs
enfants;
- continuer d'exhorter le gouvernement fédéral à interdire le port
d'armes en Ontario et étudier toutes les initiatives réalisables
qu'elle pourrait prendre pour réduire au minimum les risques posés
par les armes.
Mise en oeuvre des priorités
Les coprésidents estiment que, de toutes les recommandations, trois
requièrent une attention particulière. Ces trois recommandations, à savoir les
nos 28, 29 et 30, permettraient, si elles sont adoptées, de faire en sorte que
la province :
- établisse un plan pour l'accès universel et communautaire aux
services de santé mentale destinés aux enfants et aux jeunes dans les
plus brefs délais;
- s'efforce de mettre en oeuvre les mesures de lutte contre le racisme
décrites dans les recommandations;
- entame le processus d'élaboration de carrefours communautaires en
lançant des consultations avec les municipalités les plus
susceptibles d'être identifiées par l'indice de marginalisation
relative et en prenant, si nécessaire, des mesures temporaires
jusqu'à ce que des locaux permanents soient prêts.
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MESURE DES RÉSULTATS
Objectifs planchers et statistiques fondées sur la race
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Les gouvernements mesurent souvent les progrès réalisés en matière de programmes sociaux en mettant l'accent sur des moyennes : réduction du pourcentage d'enfants recevant de l'aide sociale, réduction du pourcentage de patients en attente d'une chirurgie donnée ou augmentation du pourcentage d'élèves du secondaire qui obtiennent leur diplôme. Ce processus comporte cependant un piège, car il peut masquer le fait que si ceux qui vont bien vont encore mieux, ceux qui ne vont pas bien prennent encore plus de retard sur les autres.
Pour contourner ce problème, les coprésidents appuient, dans leur rapport, l'utilisation "d'objectifs planchers", qui définissent les normes minimales acceptables à satisfaire, indépendamment de la moyenne. Ils ont constaté, lorsqu'ils se sont rendus au Royaume-Uni pour y recueillir des informations, à quel point les objectifs planchers étaient importants. Les objectifs planchers ont été introduits dans les années 1970 et sont devenus une composante essentielle des efforts entrepris par le gouvernement national pour revitaliser les quartiers en 2000.
Sur une page Web désormais archivée, le Royaume-Uni a détaillé les avantages que présentait cette approche :
"Les "objectifs planchers" constituent une avancée en ce qui a trait à la façon dont le gouvernement s'attaque à la marginalisation. Des objectifs normaux ne font souvent que cacher les endroits où la situation est vraiment mauvaise. Si la moyenne est correcte, alors tout semble bien aller. Le fait de définir des objectifs planchers signifie que nous assurerons un certain niveau de normes pour tous, car pour la première fois, les ministères gouvernementaux, les autorités locales et autres fournisseurs de services sont jugés sur leur performance dans les zones où ils obtiennent leurs pires résultats plutôt que dans les zones se situant dans la moyenne nationale. Les zones et les groupes les plus pauvres ne passeront désormais plus inaperçus."
Dans leur rapport, les coprésidents citent plusieurs exemples d'objectifs planchers et poursuivent en présentant leurs avantages :
"Un objectif plancher serait, par exemple, qu'aucun quartier ne doit avoir un taux d'obésité ou de diabète supérieur à un pourcentage défini au-dessus de la moyenne provinciale ou qu'aucune école ne doit avoir un taux d'obtention du diplôme ou de littératie inférieur à un certain niveau. En utilisant des objectifs planchers, on évite certains problèmes associés aux moyennes. En effet, les moyennes dissimulent une foule de défaillances des politiques et des programmes; il est possible qu'une moyenne s'élève lorsque les jeunes les plus favorisés améliorent leurs résultats, alors que les moins favorisés n'avancent pas, voire reculent. Mais, surtout, lorsqu'il s'agit de la lutte contre les facteurs de risque immédiat de la violence, ce sont précisément les jeunes qui ont le plus de difficultés que nous devons repérer et vers lesquels nous devons orienter nos efforts en priorité. Nous ne remplirons pas cette mission si nous nous laissons distraire par des moyennes." (Volume 1 : 368)
Une autre caractéristique importante des objectifs planchers est qu'ils peuvent être mis en oeuvre au niveau local. Les coprésidents estiment par ailleurs que le fait qu'ils soient accessibles au public peut encourager les résidents à s'impliquer davantage dans des activités permettant d'améliorer leurs quartiers. Le Royaume-Uni a mis en place un site Web, "objectifs planchers interactifs" (http://www.fti.communities.gov.uk/fti/), où les résidents peuvent voir quels sont les résultats obtenus par leur quartier comparativement aux objectifs nationaux ou à d'autres quartiers, et s'ils réalisent des progrès d'un trimestre à l'autre ou d'une année à l'autre.
Les objectifs planchers permettent également de déterminer si les différences qui existent entre les communautés défavorisées et celles qui ne sont pas considérées comme défavorisées ont tendance à s'estomper ou à augmenter. Le principe qui consiste à combler l'écart qui sépare les collectivités les plus prospères et celles qui réussissent le moins bien est un concept élémentaire de l'approche employée par le Royaume-Uni pour revitaliser les quartiers.
Les coprésidents estiment également que les différences raciales, ainsi que d'autres différences pertinentes, doivent faire l'objet d'un suivi lorsque la province mesure les progrès réalisés vers les résultats visés. Cela permet, selon eux, d'identifier les obstacles systémiques et de les surmonter, ce qui permet de s'assurer que tous les membres de la société ont une chance équitable de réaliser leur potentiel.
On peut lire dans leur rapport :
"Par exemple, selon la composition de sa population d'élèves, une école peut atteindre l'objectif de 90 pour 100 qu'elle s'est fixé pour le taux d'obtention du diplôme, même si seulement 70 pour 100 de ses élèves autochtones ou noirs l'obtiennent. Grâce aux objectifs planchers qui mesurent la réalisation de leurs objectifs par les groupes concernés, il est possible de repérer ce genre de problème. On peut ainsi cibler les mesures correctives là où elles sont essentielles et se concentrer sur les personnes qui ont le plus besoin d'aide ou nécessitent un soutien particulier." (Volume 1 : 369)
Suite à cette analyse, les coprésidents font la recommandation suivante :
"La province devrait s'engager à évaluer et à publier les progrès réalisés vers les résultats visés et en faire un élément essentiel de son approche à l'égard du plan d'action de lutte contre les causes de la violence chez les jeunes. Dans la mesure du possible, les résultats visés devront comprendre des normes de rendement auxquelles tous les établissements et toutes les communautés devront se conformer (appelées ailleurs "objectifs planchers"). Les progrès réalisés devraient être évalués en fonction de facteurs comme les différences raciales ou d'autres différences pertinentes." (Volume 1, recommandation ndegrees 12 : 375)
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Available in English
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Sujet:
Enfance
Communiqué envoyé le 2008-11-14 10:30:00 et diffusé par:
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