Le Lézard
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Amélioration de la gestion de la faune aux aéroports



OTTAWA, le 17 mai /CNW/ -- OTTAWA, le 17 mai /CNW Telbec/ - La prévention du péril aviaire est un aspect important de la sécurité des vols. La mise en ?uvre d'une approche plus uniforme en ce qui concerne la gestion de la faune aux aéroports canadiens a été annoncée aujourd'hui par le ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités Lawrence Cannon.

Les aéroports seront tenus, en vertu de modifications au Règlement de l'aviation canadien, d'évaluer les risques que pose la faune dans leur propre environnement. Ils devront par exemple évaluer les risques en fonction du nombre et des espèces animales sauvages présentes à proximité de l'aéroport, le niveau de circulation aérienne, le type d'appareils desservant l'aéroport et le type d'activités aériennes.

"Les modifications rehausseront la sécurité aux aéroports canadiens", a déclaré le ministre Cannon. "Ces modifications aideront à réduire les risques de collision entre un aéronef et un oiseau, ou avec un autre animal sauvage près de l'aéroport."

La prévention du péril aviaire commence à l'aéroport. En effet, la majorité des incidents liés au péril aviaire surviennent au moment du décollage, de l'ascension, de l'approche finale, de l'atterrissage et de la circulation des appareils sur l'aire de trafic.

Les programmes de gestion de la faune aux aéroports visent à empêcher toute espèce sauvage de se nourrir, de s'abreuver ou de s'abriter aux aéroports et dans les secteurs avoisinants afin de réduire les risques pour les aéronefs et les personnes.

Les modifications ont été publiées dans la Partie II de la Gazette du Canada le 17 mai 2006.

Pour plus de renseignements sur la gestion de la faune, visitez le site Web de Transports Canada à www.tc.gc.ca/AviationCivile/menu.htm.

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                                 Information
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                      GESTION DE LA FAUNE AUX AÉROPORTS
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    Des modifications en matière de gestion de la faune aux aéroports du pays
ont été apportées au Règlement de l'aviation canadien. Elles exigent que les
aéroports évaluent les risques de collision avec des espèces sauvages en
fonction des situations locales. Cela consiste à évaluer les risques selon les
espèces vivant à proximité de l'aéroport, la taille de la population des
espèces sauvages, les niveaux de trafic et les types d'aéronefs qui utilisent
l'aéroport.
    La réglementation de Transports Canada exige que les incidents mettant en
cause des espèces sauvages aux aéroports soient signalés au Ministère de façon
à prévenir les pilotes des dangers associés à leur présence et à recueillir
des données relatives aux tendances. La réglementation permettra aussi aux
chercheurs d'avoir recours à des données statistiques nord-américaines, puis
de les analyser et les interpréter.
    Les programmes de gestion de la faune aux aéroports ont pour but
d'empêcher toutes les espèces sauvages de se nourrir ou d'élire domicile aux
aéroports et dans les secteurs avoisinants afin d'éviter les risques de
collision avec les avions.
    Étant donné que la population de certaines espèces ne cesse de croître en
Amérique du Nord, des mesures plus énergiques doivent être prises. Par
exemple, de 1990 à 1999, la population de la bernache du Canada s'est accrue
de façon importante, passant de deux à six millions d'oiseaux
approximativement. Plusieurs bernaches du Canada ne migrent pas vers le Sud
l'hiver. Par conséquent, elles présentent un danger pour la sécurité de
l'aviation durant toute l'année.
    Il est essentiel de prévenir les collisions avec des oiseaux aux
aéroports, car elles se produisent généralement au décollage, à l'ascension, à
l'approche finale ainsi qu'aux phases de l'atterrissage et de la circulation
au sol. Les moteurs des avions n'ont pas été conçus pour absorber la force de
l'impact avec un gros oiseau, et même si les moteurs des nouveaux appareils
peuvent absorber un impact plus important que ceux des modèles précédents, il
n'en reste pas moins que les collisions avec des oiseaux présentent des
risques sérieux pour la sécurité de l'aviation. Par exemple, une bernache du
Canada de 6,8 kg qui percute un avion se déplaçant à environ 460 km/h
représente un impact d'environ 27 000 kg. Si elle percute un appareil se
déplaçant à 555 km/h, la force de l'impact sera supérieure à 37 000 kg.
    Même s'il n'y a pas eu, au Canada, de victimes à la suite de collisions
mettant en cause des oiseaux et des avions à réaction de passagers, l'un des
principaux objectifs de Transports Canada consiste à assurer la sécurité des
activités aéroportuaires en offrant aux aéroports des outils leur permettant
de réduire les risques pour les aéronefs. Ces outils comprennent des bulletins
sur la gestion de la faune qui renferment des renseignements sur les progrès
les plus récents en ce qui concerne les techniques et l'équipement de gestion
de la faune. Ils comprennent aussi un manuel de procédures sur la gestion de
la faune qui fournit des conseils tactiques que le personnel chargé de la
gestion de la faune peut appliquer sur le terrain.
    Pour des renseignements sur les programmes de gestion de la faune, visitez
le site Web de Transports Canada à www.tc.gc.ca/AviationCivile/menu.htm.

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Communiqué envoyé le 17 mai 2006 à 13:27 et diffusé par :