Le Lézard

Annonce d'un investissement pour le dépistage des maladies animales - Du réchauffé qui n'apporte rien de concret sur la sécurité alimentaire



QUÉBEC, le 2 août /CNW/ -- QUÉBEC, le 2 août /CNW Telbec/ - Le député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'agriculture, de pêcheries et d'alimentation, Maxime Arseneau, s'explique mal que le premier ministre, Jean Charest, annonce aujourd'hui pour une deuxième fois l'investissement de 77 M$ pour la modernisation de laboratoires de dépistage de maladies animales déjà annoncé par le ministre des Finances lors de son discours du budget au mois d'avril dernier.

"L'annonce d'aujourd'hui n'apporte rien de nouveau à l'annonce qui avait déjà été faite lors du discours sur le budget. La modernisation de laboratoires n'apporte pas de réelle avancée dans la traçabilité et la sécurité alimentaire. Plutôt que d'annoncer deux fois les mêmes projets, le gouvernement devrait livrer comme il l'avait promis, le programme d'étiquetage obligatoire des produits contenants des organismes génétiquement modifiés (OGM), une mesure concrète attendue par la population depuis longtemps", a déclaré M. Arseneau.

Le premier ministre, Jean Charest, déclarait lui-même en novembre 2001 à l'occasion du forum consultatif sur les enjeux en matière d'environnement organisé par son parti, qu'il était en faveur de l'étiquetage des produits contenant des OGM. La plate-forme électorale du Parti libéral contenait, en 2003, un engagement ferme à cet effet. De plus, la Commission de l'agriculture des pêcheries et de l'alimentation en a fait une recommandation claire dans son rapport du 11 juin 2004 intitulé La sécurité alimentaire : Un enjeu de société, une responsabilité de tous les intervenants de la chaîne alimentaire.

"Lors de la campagne électorale de 2003, le Parti libéral s'était engagé à mettre en place un système d'étiquetage obligatoire des OGM. Rien n'a encore été fait à ce sujet. Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Yvon Vallières, se défile derrière la complexité de la question et la nécessité de pousser plus loin les études pour éviter d'aller de l'avant. Au moment où les libéraux ont fait leur promesse électorale, toutes les données sur les OGM et sur le marché étaient disponibles. Ils ont fait une promesse irresponsable et ont berné la population québécoise. L'annonce d'aujourd'hui, en plus d'être du réchauffé, ne peut constituer une sécurité pour la population pour garantir la qualité des aliments qu'elle consomme", a conclu Maxime Arseneau.

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Communiqué envoyé le 2 août 2006 à 16:09 et diffusé par :