Le Lézard

Les enfants sont privés du droit de se protéger contre le VIH explique un rapport



TORONTO, le 1er août /CNW/ -- TORONTO, le 1er août /CNW/ - Les adolescents du monde en développement sont privés du droit de se protéger contre le SIDA nous dit une nouvelle publication de l'agence des enfants Plan. Elle explique que les jeunes prennent des risques, même lorsqu'ils sont bien informés sur le VIH et le SIDA. Ce sont les réalités sociales, économiques et culturelles qui les empêchent de se protéger.

Apprendre aux jeunes comment le VIH est transmis et leur dire comment éviter la contamination n'est pas suffisant, dit le rapport, Les Cercles d'Espoir. Il explique comment les adolescents des pays à faibles revenus sont aux prises avec un conflit quotidien entre les messages de changement de comportement encourageant l'abstinence sexuelle, la fidélité ou l'utilisation du préservatif et les réalités sociales et économiques qui les submergent et limitent gravement leurs choix pour adopter ces comportements.

Le rapport dit que la plupart des jeunes filles dans les communautés pauvres n'ont pas l'option de se protéger par l'abstinence ou l'utilisation du préservatif. Elles peuvent être fidèles à un partenaire mais souvent elles n'ont pas le choix de ce partenaire et ne peuvent l'influencer sur sa fidélité. Les normes culturelles obligent de nombreuses filles à contracter des mariages d'enfants tandis que la nécessité économique force les autres au commerce des faveurs sexuelles. Et dans de nombreuses sociétés, les garçons subissent une pression intense pour afficher leur masculinité en étant abusif envers les filles et en ayant des rapports sexuels non protégés.

Au Brésil Plan travaille avec des groupes de garçons adolescents afin de faire baisser la violence liée au sexe et les aider à adopter un comportement sexuel moins dangereux. A travers des jeux, du théâtre et des discussions de groupe, les groupes explorent les attitudes et les certitudes communes comme, par exemple que les hommes ont davantage de besoins sexuels que les femmes, que les questions de santé sexuelle et reproductive sont des sujets d'inquiétude pour les femmes et que les hommes ont le droit d'avoir des partenaires multiples mais pas les femmes.

Au départ, les opinions et les perceptions des garçons reflétaient de manière impressionnante les préjudices de la culture machiste dans laquelle ils grandissent. Mais à la fin du programme de nombreux garçons ont expliqué combien leurs attitudes et leur comportement avaient changé.

Junior, seize ans a fait le commentaire suivant :

"J'ai appris à être plus responsable et à avoir moins de préjugés contre les filles ... et je ne suis plus du tout embarrassé pour demander et utiliser un préservatif."

Le Directeur de Plan, Tom Miller dit :

"Les enfants et les adolescents comprennent les difficultés de la vraie vie auxquelles sont confrontés les jeunes. Et ils savent comment communiquer de la meilleure façon possible le message à leur propre génération. C'est la raison pour laquelle Plan pense que les enfants doivent piloter ses réponses au VIH et au SIDA."

"Les enfants comprennent les barrières à un comportement sans dangers et sont dans une position de réaliser des changements qui peuvent perdurer à l'avenir. L'enfance est l'époque de la vie durant laquelle les attitudes se forment et les schémas de comportement sont établis. C'est pour ces raisons, affirme le rapport qu'il est essentiel que les enfants et les jeunes jouent un rôle central dans la réponse au SIDA dans leurs communautés."

De nombreux jeunes ont développé leurs propres stratégies pour répondre à ces conflits. Cependant leurs opinions sont rarement demandées lorsque des projets de prévention du VIH concernant plusieurs millions de dollars sont développés.

Dans la république du Togo en Afrique de l'Ouest, les jeunes ont dit à Plan que le principal problème dans leur communauté est la pauvreté. Ils ont dit que leurs parents n'ont pas assez d'argent pour envoyer leurs enfants à l'école et certains parents ont besoin que leurs enfants gagnent de l'argent pour contribuer aux revenus de la famille. Ils obligent leurs filles à abandonner l'école pour se marier ou pour travailler comme vendeuse sur le marché. Et parfois ils envoient même leurs enfants à l'étranger pour être domestiques.

Le rapport décrit la réponse de Plan au VIH et au SIDA HIV qui est centrée sur l'enfant. Cette réponse se concentre sur la participation des enfants et en priorité la réponse à leurs inquiétudes. Et conformément à leurs souhaits, elle abolit les distinctions artificielles entre prévention du VIH, soins des personnes déjà touchées et mesure pour amoindrir l'impact de l'épidémie sur les communautés touchées.

Plan explique que pour être efficace à long terme, les programmes et les politiques de prévention du VIH et de soins des enfants et des jeunes doivent :

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    -   traiter les facteurs sociaux, économiques et culturels qui sont
        sous-jacents au comportement sexuel

    -   répondre aux besoins prioritaires de la majorité des enfants dans la
        communauté

    -   donner aux enfants et aux jeunes un rôle actif dans l'identification
        des problèmes clés, la détermination des priorités et la mise en
        ?uvre de la réponse.

    Pour télécharger le rapport complet, rendez-vous sur
    www.plan-international.org/news/publications

    * Plan a entrepris un exercice de consultation avec des adolescents du
        quartier de Elavagnon, au nord de la capitale togolaise de Lomé.
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Contexte

Les inquiétudes prioritaires des enfants et les réponses de Plan sont fortement influencées par l'étendue selon laquelle chaque communauté est touchée par le VIH. Dans les communautés gravement touchées, elles vont de la protection des enfants contre la contamination au traitement de ceux qui sont contaminés et à la fourniture d'un soutien social à ceux dont les revenus pour vivre et le développement sont menacés par le VIH. Dans les communautés où la contamination par le VIH est rare, les priorités des enfants ne sont pas toujours directement liées au VIH mais plutôt aux conditions sociales qui les rendent vulnérables à la contamination par le VIH.

Avec des opérations dans plus de soixante pays en Afrique, en Asie, en Europe et dans les Amériques, Plan a développé une multitude de projets concernant le SIDA en plaçant toujours les jeunes en leur centre.

Plan est une organisation humanitaire centrée sur l'enfant qui travaille dans 46 pays en développement, avec les familles et leurs communautés. Fondée il y a plus de 60 ans, Plan n'a aucune affiliation religieuse, politique ou gouvernementale.


Communiqué envoyé le 1 août 2006 à 08:00 et diffusé par :