Le Lézard
Classé dans : L'environnement

Comment l'Afrique composera-t-elle avec les phénomènes climatiques extrêmes ?



OTTAWA, le 17 mai /CNW/ -- OTTAWA, le 17 mai /CNW Telbec/ - Le Department of International Development (DFID) du Royaume Uni et le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), organisme canadien, ont procédé aujourd'hui au lancement d'un projet de recherche financé à hauteur de dizaines de millions de dollars en vue d'aider les populations les plus pauvres d'Afrique à faire face aux répercussions grandissantes des changements climatiques.

Nombre d'Africains ressentent déjà les effets des phénomènes climatiques extrêmes et sont vulnérables aux inondations, à l'érosion des sols, aux sécheresses et aux mauvaises récoltes. Si la fréquence de tels événements continue de croître, comme d'aucuns le prédisent, les plus vulnérables seront cruellement touchés.

Le DFID a donc choisi d'investir 24 millions pnds stlg, et le CRDI, 15 millions CAD dans un nouveau partenariat multinational quinquennal baptisé Programme d'adaptation aux changements climatiques en Afrique (ACCA). Le programme vise à renforcer la recherche sur les meilleurs moyens que puissent mettre en oeuvre les pays et les collectivités d'Afrique pour composer au mieux avec les effets prévus des changements climatiques.

Se réjouissant de la signature du protocole d'accord avec le CRDI, Monsieur Hilary Benn, secrétaire d'Etat au développement international du Royaume-Uni, a déclaré :

"Bon nombre des peuples les plus pauvres de la planète sont aussi les plus vulnérables aux inondations, aux sécheresses et aux autres catastrophes de plus en plus fréquentes que provoquent les changements climatiques. Il nous faut disposer de l'information la plus exacte possible sur l'adaptation à ces changements si nous voulons atteindre nos objectifs d'atténuation de la pauvreté en Afrique."

"Les défis que posent les changements climatiques et le développement en Afrique sont étroitement liés. Le programme annoncé aujourd'hui aidera les pays africains à acquérir des connaissances scientifiques et à prendre les mesures nécessaires pour mieux protéger les populations les plus pauvres. Il permettra également à la communauté internationale de mieux comprendre comment elle doit soutenir l'adaptation aux changements climatiques sur l'ensemble du continent africain."

Maureen O'Neil, présidente du CRDI, a insisté sur le fait que le programme sera dirigé par des Africains et pour les Africains, et qu'il tablera sur leurs compétences.

"Il est essentiel que les Africains façonnent la recherche de manière à ce qu'elle réponde aux besoins réels de leur continent en matière d'adaptation aux changements climatiques. La présence du CRDI en Afrique favorisera un véritable leadership africain. Des membres de l'équipe travailleront à partir de Nairobi, de Dakar et du Caire, et les experts et membres du Conseil consultatif, tous du plus haut calibre, proviendront d'Afrique et d'ailleurs."

En termes concrets, le programme devrait renforcer les capacités d'adaptation de différentes façons.

    - Mieux préparer les villes à faire face aux inondations et à l'éclosion
      de maladies grâce à des recherches en planification urbaine et
      sanitaire
    - Aider les collectivités, par la recherche, à planifier et en mettre en
      oeuvre des mesures de conservation de l'eau afin de réduire leur
      vulnérabilité aux sécheresses
    - Améliorer les modes de production agricole et de distribution
      alimentaire afin d'assurer un approvisionnement alimentaire plus stable
      permettant de mieux résister aux phénomènes climatiques extrêmes

    Pour obtenir de plus amples renseignements sur le programme, consultez le
    site www.idrc.ca/acca (site anglais : www.idrc.ca/ccaa).


    FAITS SAILLANTS SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES EN AFRIQUE

    - Dans un rapport, le ministère de l'Environnement d'Egypte a indiqué que
      les changements climatiques risquaient de forcer des millions
      d'Egyptiens à migrer en raison de l'augmentation du niveau de la mer et
      de ses conséquences sur l'agriculture.

    - Les déplacements de populations en raison de facteurs liés aux
      changements climatiques sont un facteur à l'origine d'incidents
      violents entre des tribus ou des groupes voisins en Afrique, qui
      auparavant vivaient en paix.

    - La désertification fait perdre chaque année plus de 1 000 kilomètres
      carrés de terres cultivables au Maroc, à la Tunisie et à la Libye.

    - Trois pays africains sur quatre se trouvent au moins en partie dans une
      zone "instable" où la moindre baisse des précipitations pourrait
      entraîner une forte diminution des niveaux d'eau fluviale. Des
      scientifiques évaluent qu'une baisse annuelle de 10 % des
      précipitations, comme le prédisent les modèles climatiques, se
      traduirait à Johannesburg par une réduction des eaux de surface de près
      de 20 %. A Jendouba (Tunisie) ou à Tuléar (Madagascar), par exemple,
      une telle baisse assécherait complètement les cours d'eau.

    - La sécheresse qui a sévi en Afrique orientale en 2000 a radicalement
      réduit la production d'hydroélectricité au Kenya et a obligé le pays à
      contracter un prêt d'urgence de 72 millions USD auprès de la Banque
      mondiale. Des sécheresses survenues en Afrique australe dans les années
      1990 ont entraîné des pertes de céréales se chiffrant à plusieurs
      milliards de dollars.

    - Le taux de croissance annuelle du Mozambique a chuté de 8 à 2 % en
      raison des inondations dévastatrices provoquées par des cyclones
      tropicaux en 2000.

    Remarques aux rédacteurs en chef

    1. Le programme ACCA est une démarche conjointe du Centre de recherches
       pour le développement international (CRDI), organisme canadien, et du
       Department for International Development (DFID) du Royaume-Uni.
       D'autres bailleurs de fonds pourraient également se joindre
       ultérieurement au programme.

    2. Le CRDI sera responsable de l'administration du programme, des
       contrôles financiers et du soutien technique et logistique. Le DFID
       contribuera financièrement au programme et sera représenté à son
       Conseil consultatif. La contribution du DFID s'élèvera à 5 millions
       pnds stlg annuellement (mais à 4 millions pnds stlg la première
       année), et le CRDI versera au total 15 millions CAD sur 5 ans.

    3. Le programme ACCA a pour mission de renforcer considérablement la
       capacité des pays d'Afrique à s'adapter aux changements climatiques de
       façon que même les plus vulnérables s'en tirent à bon compte.

    Le programme poursuit, entre autres, les objectifs suivants :
       - renforcer la capacité des scientifiques, des organismes, des
         décideurs et des autres intervenants africains concernés à
         contribuer à l'adaptation aux changements climatiques;
       - favoriser l'adaptation au sein des collectivités rurales et
         urbaines, plus particulièrement parmi les plus vulnérables, en
         appuyant la recherche action;
       - susciter une meilleure compréhension des conclusions des
         scientifiques et des organismes de recherche sur la variabilité et
         les changements climatiques;
       - fournir aux concepteurs de politiques un savoir scientifique de
         bonne qualité.

    4. Le programme ACCA sera régi par un Conseil consultatif et dirigé et
       mis en oeuvre par une Equipe de gestion du programme basée au CRDI. Il
       bénéficiera en outre de l'appui d'un réseau d'experts techniques.

    Conseil consultatif


Le Conseil consultatif du programme est composé de représentants des bailleurs de fonds, d'intervenants africains et du coordonnateur du programme. Il compte au moins 50 % de membres africains. Le Conseil a pour rôle d'approuver les plans de travail, d'établir l'orientation générale, les stratégies et les grandes priorités du programme et de collaborer au suivi et à l'évaluation.

Equipe de gestion du programme

L'Equipe de gestion du programme, composée de spécialistes issus de différents domaines, conçoit et met en oeuvre le plan de travail du programme en plus de faciliter la mise en commun des connaissances entre les chercheurs et d'autres intervenants. Le coordonnateur du programme et un administrateur de programmes principal travailleront à partir du bureau régional du CRDI à Dakar. Les autres membres de l'équipe seront affectés aux bureaux régionaux du Caire et de Nairobi ainsi qu'au siège du CRDI à Ottawa.

Réseau d'experts techniques

Pendant toute la durée du programme, des experts techniques de différents domaines seront consultés au besoin par le Conseil consultatif, l'Equipe de gestion du programme et les équipes de projets de recherche. Ils peuvent, par exemple, participer à l'examen des notes conceptuelles présentées au programme. Les experts techniques proviendront d'organismes de recherche, d'ONG, d'intervenants du secteur privé et de la société civile et de gouvernements d'Afrique et d'ailleurs.

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A propos du CRDI

Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) est l'un des chefs de file à l'échelle mondiale de la production et de l'application de nouvelles connaissances pour relever les défis du développement international. Depuis plus de 30 ans, le CRDI travaille en étroite collaboration avec les chercheurs des pays en développement pour créer des sociétés en meilleure santé, plus équitables et plus prospères.

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Communiqué envoyé le 17 mai 2006 à 00:01 et diffusé par :