Le Lézard

Entente sur le bois d'?uvre et conflit au Proche-Orient - Le gouvernement Harper devra cet été rendre des comptes aux parlementaires et expliquer sa mauvaise gouvernance



OTTAWA, le 30 juillet /CNW/ -- OTTAWA, le 30 juillet /CNW Telbec/ - Grâce aux initiatives du Bloc Québécois, le gouvernement Harper devra cette semaine venir s'expliquer devant les parlementaires réunis respectivement au sein de deux comités permanents de la Chambre. En effet, les députés du Bloc Québécois ont obtenu que le Comité permanent du commerce international et le Comité permanent des affaires étrangères et du développement international tiennent d'urgence leurs travaux afin d'obtenir des explications de la part du gouvernement Harper sur sa conduite dans les dossiers du bois d'?uvre et du conflit au Proche-Orient.

"Lorsque nos industries forestières doivent, seules et de leur propre initiative, aller négocier avec leurs concurrentes américaines pour modifier l'entente sur le bois d'?uvre, et ce parce que le gouvernement Harper se refuse systématiquement à les aider et à reconnaître que l'entente comporte des failles importantes, c'est soit que le ministre Emerson méconnaisse son dossier ou qu'il desserve des intérêts autres que ceux de nos forestières, soit ceux des américains", a déclaré le porte-parole du Bloc Québécois en matière d'Industrie, et député de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, Paul Crête, qui attend de pied ferme demain le ministre fédéral du Commerce international, David Emerson, qui vient témoigner aux travaux du Comité permanent du commerce international. Le député de Berthier-Maskinongé, Guy André, participera aussi aux travaux du Comité.

Outre le ministre Emerson, notons la présence de Carl Grenier, vice-président exécutif et directeur général du Conseil pour le Libre-échange dans le domaine du bois d'?uvre, qui vient présenter les doléances des forestières et expliquer en quoi l'entente survenue le 1er juillet entre Stephen Harper et George W. Bush aurait besoin d'être améliorée.

Vendredi, on apprenait que nos industries forestières avaient dû entreprendre des négociations avec leurs homologues américains parce que le gouvernement Harper refusait obstinément d'intercéder auprès du gouvernement Bush afin de rectifier les clauses jugées injustes pour nos producteurs.

"L'entente signée entre Stephen Harper et George W. Bush a été dénoncée par les représentants des principaux groupes forestiers du Canada, soit du Québec, de l'Ontario et de la Colombie Britannique. Seuls David Emerson et Maxime Bernier jugent qu'elle est bonne pour nos forestières et qu'il n'est pas nécessaire de travailler à l'améliorer. Le gouvernement Harper doit venir devant les élus et les représentants des industries pour expliquer comment il a pu concevoir une telle entente et pourquoi il se refuse toujours de venir en aide aux forestières du Québec et du Canada", a conclu Paul Crête.

Dès mardi, les parlementaires se pencheront sur le conflit au

Proche-Orient et la gestion du gouvernement Harper

De son côté la porte-parole du Bloc Québécois en matière d'Affaires étrangères, et députée de La Pointe-de-l'Île, Francine Lalonde, et la députée d'origine libanaise d'Ahunstic, Maria Mourani, entameront à compter du 1er août au sein du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international une série de travaux qui intimeront le gouvernement Harper à revenir à une position plus équilibrée dans le conflit afin, notamment, que le Canada redevienne un joueur respecté dans l'établissement de la paix dans le monde. Les parlementaires exigeront aussi du gouvernement Harper de rendre compte des mesures d'évacuation prises par le Canada pour les ressortissants québécois et canadiens au Liban, ce qui s'est passé et ce qu'il reste à faire. Le comité verra aussi comment le Canada pourrait contribuer à l'effort d'aide humanitaire au Liban.

"L'image du Canada est sortie fortement amochée de la crise au Liban car l'attitude de Stephen Harper a cette fois-ci nettement dépassé la limite dans son appui aux politiques étrangères de Washington. Son aveuglement volontaire alors qu'il refuse de condamner l'attaque du poste de l'ONU, au cours de laquelle un observateur militaire canadien a perdu la vie, tout comme son entêtement à ne pas réclamer un cessez-le-feu immédiat, vont à l'encontre de valeurs chères aux Québécoises et aux Québécois, dont la solution pacifique des conflits et l'amitié profonde et sincère qui lie le peuple libanais au peuple québécois. C'est pourquoi son gouvernement devra s'expliquer devant les élus", a conclu à son tour Francine Lalonde.


Communiqué envoyé le 30 juillet 2006 à 10:39 et diffusé par :