Le Lézard
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Blocage dans les négociations à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) - Pour sortir de l'impasse, les négociations doivent reprendre sur la base de la souveraineté alimentaire



LONGUEUIL, le 28 juillet /CNW/ -- LONGUEUIL, le 28 juillet /CNW Telbec/ - Soulagés par l'interruption des négociations à l'OMC, les porte-parole de GO5, Coalition pour un modèle agricole équitable, la gestion de l'offre invitent le Canada ainsi que les autres pays membres de l'OMC à établir de nouvelles bases de négociations en s'inspirant du principe de la souveraineté alimentaire afin de dénouer l'impasse dans laquelle sont plongées les négociations agricoles. Amorcé à Doha en 2001, le cycle actuel de négociations agricoles est suspendu sine die, faute d'entente entre les 149 pays membres de l'OMC.

Selon la Coalition GO5, l'ébauche du texte proposée en juin dernier prévoyait des mesures incompatibles avec des politiques agricoles favorisant la souveraineté alimentaire, telle la gestion de l'offre pratiquée au Canada. "Un tel accord aurait été dévastateur, tant pour les agriculteurs d'ici que pour ceux des pays en développement. Les réductions de tarifs aux frontières proposées dans ce texte auraient exposé les agriculteurs à la concurrence déloyale de produits étrangers, largement subventionnés" a déclaré Laurent Pellerin, président de l'UPA et porte-parole principal de la coalition GO5.

Il y a eu beaucoup d'hypocrisie dans ces négociations selon les porte-parole de GO5. "Les pays industrialisés, notamment les États-Unis et l'Union européenne, ne laisseront jamais tomber leurs subventions. La seule façon d'éviter le dumping et de soutenir l'agriculture des pays en développement est de permettre la mise en place de politiques favorisant la souveraineté alimentaire, telle la gestion de l'offre" a pour sa part déclaré Marcel Groleau, président de la Fédération des producteurs de lait du Québec.

De plus, "si l'OMC veut parvenir à une entente, elle doit se contenter de réguler ce qui est commercé internationalement" a affirmé Yves Baril, président de la Fédération des producteurs de volailles du Québec. M. Baril rappelle que moins de 10 % des aliments produits dans le monde sont commercés entre les pays. Même au Canada, qui est pourtant le quatrième plus important exportateur mondial de produits agricoles, 70 % des revenus agricoles proviennent du marché intérieur.

Rappelons que dans le cadre des négociations sur le commerce à l'OMC, les producteurs canadiens de lait, d'?ufs et de volailles veulent maintenir le droit fondamental de se regrouper dans un système de mise en marché collective et de planification de la production en fonction du marché intérieur, qui permet d'assurer la souveraineté alimentaire du Canada. "La gestion de l'offre est pratiquée par le Canada depuis plus de trente ans dans les productions laitière et avicole. Elle favorise une production locale d'aliments de qualité, à bon prix, et permet à des fermes familiales de taille humaine de vivre du marché, sans subventions" explique Serge Lefebvre, président de la Fédération des producteurs d'?ufs de consommation du Québec.

Au Québec, les productions sous gestion de l'offre font vivre quelque    15 000 producteurs et leurs familles. La valeur de la production à la ferme s'élève à 2,6 milliards de dollars et ces secteurs génèrent près de 60 000 emplois sur les fermes, chez les transformateurs et chez leurs fournisseurs respectifs. "Nos productions sont des pierres d'assise pour l'économie de nos régions" a conclu Gyslain Loyer, président du Syndicat des producteurs d'oeufs d'incubation du Québec.

Depuis sa création en 2003, GO5 Coalition pour un modèle agricole équitable, la gestion de l'offre a su rallier 30 000 personnes et organisations qui croient en une agriculture forte et prospère au Québec. Elle regroupe des productrices et des producteurs agricoles, des partenaires de l'agroalimentaire, des entreprises, des élus et des individus. Ses actions visent à faire la promotion de la gestion de l'offre et à assurer son maintien au terme du cycle actuel de négociations à l'OMC. Il est possible d'obtenir plus d'informations sur le site Internet : www.go5quebec.ca .

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Communiqué envoyé le 28 juillet 2006 à 16:40 et diffusé par :