Le Lézard

Bilan des actions de Stephen Harper au sujet de la crise au Proche-Orient - "50 ans de diplomatie canadienne durement élaborée risquent d'être anéantis en six mois de gouvernement Harper." - Gilles Duceppe



OTTAWA, le 28 juillet /CNW/ -- OTTAWA, le 28 juillet /CNW Telbec/ - "La position conservatrice et l'attitude de Stephen Harper face au conflit qui sévit au Liban ont causé un tort réel à la capacité du Canada de jouer un rôle constructif dans le rétablissement de la paix au Proche-Orient. Nous pousserons le gouvernement à revenir à une position plus équilibrée dans le conflit", a déclaré d'entrée de jeu le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, à son retour au Québec, aujourd'hui même.

"Stephen Harper, sans demander l'avis de qui que ce soit, sans consulter le Parlement, à la tête d'un gouvernement minoritaire, vient d'anéantir cinquante années de diplomatie canadienne durement élaborée, entamée par Lester B. Pearson et poursuivie par tous les premiers ministres qui lui ont succédé, afin de faire du Canada un joueur respecté dans l'établissement de la paix dans le monde.", a affirmé Gilles Duceppe.

"Il est urgent que les parlementaires s'impliquent dans le dossier et c'est la raison pour laquelle le Bloc Québécois a demandé la convocation d'urgence du Comité parlementaire des affaires étrangères et du développement international qui se réunira dès ce mardi matin, le 1er août. Nous pousserons le gouvernement à revenir à une position plus équilibrée dans le conflit", a ajouté le chef du Bloc Québécois.

Gilles Duceppe précise du même souffle que la position conservatrice ne reflète pas l'opinion du Québec où près des trois quarts des Québécois désapprouvent l'orientation du gouvernement Harper, le seul au monde à avoir affirmé que l'action israélienne était mesurée.

"L'attitude prise par Stephen Harper est inacceptable. Il doit revenir à la position de médiateur écouté qui a permis au Canada de jouer par le passé un rôle respecté par les divers camps dans des conflits au Proche-Orient, en Afrique et dans les Balkans, et de contribuer, non pas à l'escalade guerrière comme il le fait maintenant, mais bien plutôt au processus de paix", a ajouté Gilles Duceppe.

"Le Comité des affaires étrangères va aussi regarder de près les mesures d'évacuation des ressortissants canadiens au Liban, ce qui s'est passé et ce qu'il reste à faire. Il verra aussi comment le Canada pourrait contribuer à l'effort d'aide humanitaire. Il faut prêter secours à la population libanaise avec de vrais moyens. Ottawa peut certainement faire plus", a assuré Gilles Duceppe.

Présentation de ses condoléances

Gilles Duceppe a aussi saisi l'occasion pour faire part de ses condoléances aux familles des victimes du conflit, notamment à la famille Al-Akhras et à celle du major Paeta Derek Hess-von Kruedener, des Forces armées canadiennes, qui agissait à titre d'observateur de la FINUL et qui fut tué lors d'un bombardement ayant touché un poste de l'ONU au sud du Liban. Il a du même élan réitéré son soutien au peuple libanais, victime d'une guerre qui le fait retourner 20 ans en arrière, estime-t-il, tout en réduisant à néant tous les efforts de reconstruction des 15 dernières années.

Cessez-le-feu immédiat

Pour le chef du Bloc Québécois cela ne fait aucun doute, un cessez-le-feu immédiat dans toute la région est essentiel. "Il faut appuyer Kofi Annan et tous les pays qui sont avec lui. Les bombardements sur le Liban, sur la bande de Gaza et sur Israël doivent cesser. On ne règlera rien tant que cette première étape n'est pas franchie. Avec l'instauration d'un vaste programme humanitaire et la libération des prisonniers, c'est là une des prémisses à tout règlement de la crise qui mènera le Liban à exercer pleinement son autorité souveraine au sein de ses frontières", a soutenu Gilles Duceppe.

"Il ne faut d'aucune façon que le peuple libanais tombe dans l'oubli parce que les ressortissants québécois et canadiens au Liban sont de retour. Quand viendra le temps de reconstruire ce pays et de rétablir la paix au Proche-Orient, il faudra que le Canada soit là et, lorsque nous parlerons à nouveau du miracle libanais, nous serons avec les Libanais pour nous réjouir. L'amitié qui lie le Québec au Liban est sincère et profonde, quoi qu'en pense le gouvernement fédéral. Aussi le Bloc Québécois ne ménagera pas ses efforts pour que le gouvernement Harper reconnaisse cette réalité et qu'il assume ses responsabilités à l'égard du peuple libanais", a conclu Gilles Duceppe.


Communiqué envoyé le 28 juillet 2006 à 16:20 et diffusé par :