Le Lézard

Pas le temps d'aller à la pêche! Vive déception chez les étudiants au terme du Conseil de la fédération



MONTRÉAL, le 28 juillet /CNW/ -- MONTRÉAL, le 28 juillet /CNW Telbec/ - La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) critiquent l'approche des premiers ministres provinciaux et territoriaux dans le dossier des transferts fédéraux et du règlement du déséquilibre fiscal.

Transferts fédéraux pour l'éducation postsecondaire

La FEUQ et la FECQ déplorent le fait que les premiers ministres des provinces ont diminué leurs attentes vis-à-vis les transferts fédéraux pour l'éducation postsecondaire, faisant passer leur demandes de 4,9 à 2,2 milliards $ par année. On se souviendra que M. Charest et M. Fournier avaient répété à plusieurs reprises l'année dernière l'importance d'augmenter de 4,9 milliards les transferts fédéraux pour l'éducation postsecondaire. Le Conseil de la fédération, lui aussi, s'était prononcé lors du Sommet pour l'éducation postsecondaire, le 23 février dernier, en faveur d'une augmentation de 4,9 milliards en transferts fédéraux.

"Après des mois de travaux, il n'est pas le temps pour les premiers ministres des provinces de baisser les bras devant le gouvernement fédéral. Au contraire, leur travail est de renforcir le consensus déjà existant et d'exiger d'Ottawa une augmentation de 4,9 milliards en transferts fédéraux pour l'éducation postsecondaire", croit Christian Bélair, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec.

Péréquation

Les étudiants, ainsi que plusieurs acteurs canadiens du milieu de l'éducation, s'inquiètent aussi du fait que les discussions autour de la table du Conseil de la fédération concernent maintenant davantage la péréquation que l'augmentation des transferts fédéraux pour l'éducation postsecondaire.

"La péréquation est un terrain glissant où il semble difficile d'établir un consensus. Par conséquent, la priorité des premiers ministres doit être l'augmentation des transferts fédéraux en matière d'éducation postsecondaire", estime Étienne Hudon-Gagnon, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec.

Du côté de la FEUQ et la FECQ, on a donc de sérieux doutes quant à la stratégie des premiers ministres et espère que le premier ministre du Québec, Jean Charest, fera preuve davantage de leadership afin de réorienter les travaux du Conseil de la fédération.

"Somme toute, le Conseil de la fédération devrait être l'occasion de créer et de consolider un front commun entre les provinces sur l'augmentation des transferts et non d'aller à la pêche sur la péréquation", conclut Christian Bélair.


Communiqué envoyé le 28 juillet 2006 à 15:03 et diffusé par :