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IRIS: La crise du logement entraîne une crise d'abordabilité des loyers
MONTRÉAL, le 27 juin /CNW Telbec/ - Depuis 1999, le Québec vit une situation de crise du logement. Or, cette pénurie a provoqué une autre crise, celle de la hausse accélérée des loyers. Les démunis, les femmes, les personnes âgées et les résidents des régions sont les plus durement touchés. C'est ce que révèle la note socio-économique sur le logement, mise à jour annuellement par l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS), publiée aujourd'hui.
La crise du logement perdure à Montréal, où le taux d'inoccupation se situe à 2.5%. Mais c'est à Québec, Trois-Rivières et Saguenay que la pénurie sévit avec plus de vigueur alors que les taux se situent respectivement à 1,1 %, 1,3 %, et 1,8 %. Hors des grandes agglomérations, la situation est encore plus critique. En effet, plusieurs villes connaissent des pénuries sévères : Gaspé (0,2 %), Thetford Mines (0,4 %), Amos (0,5 %), Rouyn-Noranda (0,9 %) et Rimouski (1 %).
"Cette pénurie de logement a provoqué une nouvelle crise, celle de la hausse accélérée des loyers", explique le chercheur Guillaume Hébert. "Par exemple, le coût d'un logement de deux chambres au Québec a augmenté de 137 $ entre 2000 et 2008, soit une hausse de 27,6 %."
"Cette situation s'explique par la construction effrénée de logements en co-propriété aux dépens des logements locatifs et par l'interruption passée des programmes de constructions de logements sociaux et communautaires. Laissé à lui-même, le marché stimule la construction de condominiums et la rareté provoquée au sein du marché locatif fait grimper les prix", souligne le chercheur Marc Daoud.
La crise touche plus durement les plus démunis, les femmes et les personnes seules, notamment les personnes âgées. Dans la région de Montréal, 70,3 % des locataires âgés de 75 ans et plus vivent seuls. Or, le taux d'inoccupation des résidences pour personnes âgées demeure très faible, surtout pour les logements bas de gamme pour lesquels il avoisine 2 %.
"Tout récemment, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l'ONU s'est montré tout aussi préoccupé en ce qui a trait de la situation du logement dans l'ensemble du Canada, en évoquant une "urgence nationale". Or, les indicateurs montrent que la réglementation déficiente de ce marché ne permet toujours pas, à l'heure actuelle, de voir corrigées les nombreuses inéquités socio-économiques et dysfonction qui lui sont propres", illustre Marc Daoud.
L'IRIS, un institut de recherche sans but lucratif, indépendant et progressiste, a été fondé à l'automne 2000. Voir le site : http://www.iris-recherche.qc.ca
Contact:
IRIS (514) 206-6733
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Sujet:
Sondages, Opinions et Recheches
Communiqué envoyé le 2008-06-27 11:00:00 et diffusé par:
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