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Rapport du Groupe d'étude sur les politiques en matière de concurrence : un manifeste de Bay Street, selon les Métallos
TORONTO, le 26 juin /CNW/ - Le rapport du Groupe d'étude sur les politiques en matière de concurrence, publié aujourd'hui, n'a pas jugé utile de tenir compte des préoccupations légitimes concernant les prises de contrôle par des intérêts étrangers, affirme le Syndicat des Métallos.
Au lieu de se saisir de ces préoccupations, les membres du Groupe réclament l'élimination des quelques restrictions encore imposées par le Canada au contrôle par des intérêts étrangers.
"Le flux des prises de contrôle par des intérêts étrangers n'est pas interrompu", a relevé Ken Neumann, directeur, Canada, Syndicat des Métallos. "Neuf mois après la mise sur pied du Groupe, des éléments d'actifs canadiens évalués à plus de 90 milliards de dollars sont passés sous le contrôle d'investisseurs étrangers. Au lieu de s'intéresser à la question, les membres du Groupe, qui proviennent du monde des affaires, sont repartis sur leur dada."
Pour faciliter l'investissement étranger, le Groupe propose d'édulcorer les dispositions de la Loi sur Investissement Canada et de limiter son processus d'examen aux prises de contrôle d'intérêts évaluées à plus d'un milliard de dollars. Depuis l'entrée en vigueur de la Loi, en 1985, 12 800 prises de contrôle ont été conclues, dont 1 600 ont été examinées et approuvées, et une seule a été bloquée. Il n'est aucunement prouvé que la Loi actuelle dresse d'importants obstacles à l'investissement étranger.
Le Groupe fait valoir qu'une baisse des taxes professionnelles est nécessaire si l'on veut rendre le Canada concurrentiel à l'échelle internationale, et réclame de nouvelles baisses de l'impôt sur les sociétés. Or, l'impôt fédéral sur les sociétés a déjà été réduit et est passé de 29 % en 2000 à 15 % en 2012. "Le Canada est en passe de devenir un paradis fiscal", a déclaré M. Neumann.
Le Groupe exige "l'élimination de tous les obstacles au commerce intérieur" sans en signaler spécifiquement un seul. En réalité, depuis 2000, les exportations interprovinciales ont augmenté quatre fois plus rapidement que les exportations internationales du Canada. Il ressort d'études menées par des chercheurs universitaires que les obstacles internes coûtent moins de 0,05 % du produit intérieur brut (PIB).
Comme si les Canadiens n'entendaient pas déjà assez parler de la supposée nécessité de déréglementer leur économie, d'alléger le régime fiscal des entreprises et d'éliminer les obstacles présumés, le Groupe propose la création d'un Conseil canadien de la concurrence financé par les deniers publics afin de continuer à favoriser les priorités du milieu canadien des affaires. "Bay Street n'a pas besoin et ne devrait pas disposer de lobbyistes financés par les deniers publics", a indiqué M. Neumann.
La déclaration du Syndicat des Métallos au Groupe d'étude sur les politiques en matière de concurrence peut être consultée à l'adresse suivante : http://www.usw.ca/program/content/4794.php
Des informations complémentaires sur la pseudo-affaire en faveur de nouvelles baisses des impôts des entreprises sont accessibles à l'adresse suivante : http://www.usw.ca/program/content/5082.php
Le Syndicat des Métallos, syndicat le plus diversifié au Canada, représente plus de 280 000 travailleurs et travailleuses actifs dans tous les secteurs de l'économie canadienne.
Contact:
Ken Neumann (416) 487-1571 ou (416) 558-2510
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Sujet:
Sondages, Opinions et Recheches
Communiqué envoyé le 2008-06-26 19:15:00 et diffusé par:
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