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Cette année encore, le système de santé canadien se heurte à une pénurie de nouvelles et nouveaux diplômés en sciences infirmières
OTTAWA, le 18 juin /CNW Telbec/ - Le Canada ne produit pas encore assez d'infirmières et d'infirmiers pour satisfaire aux besoins du système de santé d'aujourd'hui et de demain. Le rapport intitulé Statistiques sur la formation d'infirmières et d'infirmiers au Canada en 2006-2007, rendu public aujourd'hui, indique que 9 447 étudiantes et étudiants admissibles à l'autorisation d'exercer ou à l'immatriculation à titre d'infirmière ou d'infirmier ont obtenu leur diplôme en 2007.
Selon la présidente de l'Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC), Mme Marlene Smadu, ces données devraient sonner l'alarme chez les gouvernements et les employeurs, puisque la recherche démontre qu'il faudrait un minimum de 12 000 nouvelles et nouveaux diplômés en sciences infirmières chaque année.
"Même si nous sommes satisfaits de voir qu'à l'échelle nationale le nombre de nouvelles et nouveaux diplômés dans cette discipline augmente depuis 2000 (alors qu'on en comptait moins de 5 000), il en manque encore beaucoup pour répondre à la demande des employeurs, et cela renforce le problème actuel de la pénurie d'infirmières, affirme Mme Smadu. Si nous voulons un système de santé durable pour tout le monde, les gouvernements doivent accélérer les investissements dans les programmes de formation en sciences infirmières, y compris dans des programmes novateurs et incluant les nouvelles technologies. Par ailleurs, les employeurs doivent parvenir à optimiser le déploiement de la main-d'?uvre existante, car on n'arrivera pas à renverser la vapeur en se concentrant seulement sur l'augmentation des places dans les programmes de formation."
Le rapport de l'Association des infirmières et infirmiers du Canada et de l'Association canadienne des écoles de sciences infirmières (ACESI) révèle qu'en 2007, le nombre de nouvelles et nouveaux diplômés en sciences infirmières a augmenté partout, sauf dans quatre provinces ou territoires, à savoir les Territoires du Nord-Ouest, le Québec, le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard. Les trois provinces ou territoires qui ont vu les augmentations de diplômés les plus substantielles en 2007 étaient le Nunavut, l'Ontario et la Colombie-Britannique.
Il y a eu une diminution continuelle du nombre de diplômés en sciences infirmières depuis 30 ans, et ce, malgré une augmentation de 39 p. 100 de la population canadienne au cours de la même période.
Les innovations dans les programmes de sciences infirmières font partie
de la solution
Les programmes de formation intensive ou accélérée gagnent en popularité et en accessibilité chez les effectifs étudiants, ce que démontre leur croissance de près de 19 p. 100 en 2006-2007. Permettant de terminer la formation plus rapidement qu'avec les programmes traditionnels, ils contribuent à l'accroissement du nombre d'infirmières et d'infirmiers et comprennent notamment les programmes comprimés, menant à l'obtention d'un second baccalauréat, tenant compte des équivalences ou fournissant une requalification au sein de la profession infirmière. Neuf des douze provinces et territoires offrant des programmes de formation en sciences infirmières avaient des programmes intensifs au cours de l'année universitaire 2006-2007.
Selon Mme Ellen Rukholm, directrice générale de l'ACESI, offrir plus de flexibilité et d'innovation représente la voie l'avenir. "Les sciences infirmières sont classées comme l'une des carrières les plus prometteuses dans les prochaines décennies et la plupart des écoles sont encombrées. Il faut sortir des sentiers battus pour surmonter les défis dans le système de santé et il faut reconnaître que les établissements d'enseignement constituent une partie de la solution pour régler le problème de la demande en ressources humaines des services de santé. Ces établissements doivent donc continuer à adopter une attitude proactive pour relever les défis, et les Canadiennes et les Canadiens doivent être conscients de leurs besoins urgents en matière d'infrastructures immobilières, et en matière de places d'étudiants et d'effectifs professoraux pour former plus de diplômés en sciences infirmières."
Pourquoi les employeurs doivent-ils rester à l'affût?
Les employeurs ne peuvent plus dépendre uniquement de l'offre traditionnelle de nouveaux effectifs infirmiers en provenance des programmes de formation. Ils doivent plutôt tenter d'optimiser l'utilisation des aptitudes et des connaissances des effectifs existants. L'AIIC exhorte les employeurs à améliorer leurs méthodes de gestion en amendant les milieux de travail malsains qui entraînent un taux d'absentéisme élevé, en facilitant l'accès à la recherche et en augmentant la disponibilité des outils technologiques, que ce soit de faible technicité, tels que les appareils de levage, ou de haute technologie, tels que les appareils de type BlackBerry pour les infirmières en santé communautaire.
De plus, les employeurs doivent aussi considérer les politiques en milieu de travail, comme la possibilité de passer d'un emploi à temps partiel à un emploi à temps plein, l'augmentation du travail d'équipe, le recours à de nouveaux modèles de prestation des soins et la mise en place de moyens novateurs pour garder plus longtemps les infirmières et les infirmiers dans le système.
Ce rapport annuel représente le seul aperçu national complet des programmes de formation infirmière et des effectifs de nouvelles et nouveaux diplômés en sciences infirmières au Canada.
L'ACESI est le porte-parole national de l'enseignement et de la recherche
en sciences infirmières et représente 91 programmes qui fournissent en
totalité ou en partie la formation universitaire en sciences infirmières
au Canada. Les buts de l'organisme sont d'orienter la formation et
l'avancement des connaissances en sciences infirmières afin de favoriser
la santé des Canadiennes et des Canadiens.
Porte-parole de la profession infirmière du Canada, l'AIIC est une
fédération comprenant onze associations et ordres professionnels
d'infirmières et d'infirmiers des provinces et des territoires. L'AIIC
croit que la viabilité d'un système de santé à but non lucratif, financé
et administré par l'État repose sur le dynamisme de l'effectif infirmier.
Contact:
Pour organiser une entrevue communiquer avec: Tina Grznar Association des infirmières et infirmiers du Canada Cellulaire: (613) 266-0306 tgrznar@cna-aiic.ca
Ellen Rukholm Association canadienne des écoles de sciences infirmières erukholm@casn.ca
Pour obtenir une copie du rapport communiquer avec Tina Grznar au tgrznar@cna-aiic.ca
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Sujet:
Travail / Personnel
Communiqué envoyé le 2008-06-18 06:00:00 et diffusé par:
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