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Projet : Programme de subventions de recherche de la SCHL - Recherche sur la complexité des défis liés au logement pour les femmes victimes de violence

OTTAWA, le 29 mai /CNW Telbec/ - Une chercheuse de l'Université de Guelph étudiera les mesures à prendre pour aider les femmes victimes de violence conjugale à se libérer de leur agresseur et à vivre de façon autonome, grâce à une subvention de recherche accordée par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

Mme Paula Barata, Ph. D., et son équipe de l'Université de Guelph se pencheront sur les défis auxquels font face les femmes maltraitées, qui ont souvent de la difficulté à trouver un logement sûr et abordable alors qu'elles continuent de subir du harcèlement, et ont peu de contrôle sur leurs finances et les autres ressources.

La recherche de Mme Barata portera principalement sur deux programmes en vigueur à Toronto : un programme de supplément au loyer et un programme d'allocations de logement. Le premier vise à faciliter l'accès à de bonnes conditions de logement pour les femmes aux prises avec un conjoint violent. Le deuxième programme, qui en est encore à ses débuts, s'adresse aux femmes victimes d'abus de la part d'un conjoint, d'un membre de la famille ou d'un propriétaire.

"La portée plus étendue (de la recherche) permettra de mieux comprendre la complexité des défis que doivent surmonter les femmes victimes de violence", a indiqué Mme Barata, qui fait remarquer que le séjour en refuge est souvent un motif de discrimination. "Des femmes m'ont raconté qu'on ne les rappelait pas si elles laissaient le numéro du refuge lorsqu'elles appelaient pour demander si un logement était disponible. Cela nous a incités à faire une recherche, qui a confirmé le problème. Nous avons constaté que la plupart des propriétaires n'avaient rien contre les femmes maltraitées et ne croyaient pas faire de la discrimination; simplement, ils considèrent les femmes victimes de violence comme des locataires à risque."

Selon Mme Barata, on ignore si les femmes victimes de violence sont des locataires plus à risque que d'autres, bien que des problèmes comme le harcèlement - dont l'auteur n'est pas toujours l'abuseur d'origine - puissent persister au nouveau logement. La situation peut être pire pour les jeunes femmes et les femmes immigrantes qui ne connaissent pas leurs droits comme locataires.

"Par exemple, un propriétaire qui avait perçu la vulnérabilité d'une femme qui fuyait une relation de violence lui a fourni un logement mais a profité de la situation, a raconté Mme Barata. Le propriétaire a le pouvoir de décider de l'endroit où vous allez vivre; ce n'est pas rien."

Pour mieux comprendre les défis auxquels font face les femmes victimes de violence, Mme Barata et son équipe organiseront des groupes de discussion avec les participantes des deux programmes de Toronto, en plus de mener des sondages téléphoniques auprès de l'ensemble des participantes (159 en tout) du programme de supplément au loyer. Si elle admet qu'il sera sans doute difficile de joindre certaines femmes, en particulier celles qui fuient une relation de violence, elle garde bon espoir.

"Les fonds accordés à ces programmes sont toujours limités, et cette recherche nous aidera à cibler les domaines d'intervention, qu'il s'agisse de prévenir la violence conjugale ou de sensibiliser les propriétaires, a ajouté Mme Barata. Le fait d'accéder à un logement pour une femme ne change pas le comportement de l'agresseur, mais il peut permettre à la victime de s'en libérer."

La recherche de Mme Barata est l'un des 18 projets financés jusqu'à hauteur de 25 000 $ dans le cadre du Programme de subventions de recherche de la SCHL en 2008. Le programme a pour but d'appuyer les efforts des chercheurs dans le domaine de l'habitation partout au Canada, afin d'améliorer la qualité du logement pour les Canadiens.

À propos de la SCHL

Mettant à contribution plus de 60 ans d'expérience à titre d'organisme national responsable de l'habitation au Canada, la SCHL aide les Canadiens à accéder à un éventail de logements abordables et de qualité, ce qui favorise la création de collectivités et de villes dynamiques et saines partout au pays. On peut obtenir les résultats de la vaste gamme de recherches sur le logement parrainées par la SCHL en composant le 1-800-668-2642 ou en consultant le site Web de la SCHL au www.schl.ca.
Contact:
Julie Girard
SCHL Relations avec les médias
(613)748-4684
jagirard@cmhc-schl.gc.ca


Sujets:
Sondages, Opinions et Recheches
Femme

Communiqué envoyé le 2008-05-29 17:29:00 et diffusé par: