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Semaine des services de garde du Québec - La CSQ et la FIPEQ-CSQ demandent au "féministe" Charest de retirer la discriminatoire loi 8

MONTRÉAL, le 25 mai /CNW Telbec/ - "Le premier ministre Jean Charest devrait profiter de la Semaine des services de garde du Québec, qui se tient du 25 au 31 mai, pour retirer la loi 8, adoptée par son gouvernement et qui nie le droit à la syndicalisation de centaines de femmes Responsables de services de garde (RSG) en milieu familial, les empêchant par le fait même de faire reconnaître leur travail à sa pleine valeur."

Cinq ans après l'adoption sous le bâillon de la loi 8 qui a créé une grave injustice envers les travailleuses RSG qui se retrouvent dans l'incapacité d'améliorer leurs conditions de travail, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) saisissent l'occasion de la tenue de la Semaine des services de garde du Québec pour envoyer un message au gouvernement Charest.

"Ce n'est pas parce que le gouvernement Charest a regagné une certaine popularité dans les sondages que cela suffira pour que nous oubliions certains actes honteux qu'il a commis, dont l'adoption de la loi 8. La CSQ et la FIPEQ-CSQ n'ont jamais cessé de combattre cette loi par tous les moyens possibles. Le Bureau international du travail (BIT) nous a déjà donné raison et nous attendons, au cours des prochaines semaines, une décision qui doit être rendue par la Cour supérieure. Nous avons déposé une requête devant ce tribunal et nous lui demandons l'annulation de la loi 8 car nous la jugeons inconstitutionnelle et incompatible avec la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et les conventions internationales", soutient la vice-présidente de la CSQ, Mme Louise Chabot.

La sincérité des intentions de Jean Charest entachée

La vice-présidente de la CSQ va même plus loin en déclarant que la loi 8 est à ce point discriminatoire envers les femmes qu'elle entache la sincérité des intentions du premier ministre Jean Charest lorsqu'il a nommé un nombre égal de femmes et d'hommes au sein de son Conseil des ministres.

"Plusieurs commentateurs ont qualifié Jean Charest de "féministe" en avril 2007 lorsqu'il a annoncé la formation de son Conseil des ministres. D'autres ont souligné le caractère historique du geste en prêtant au premier ministre une grande préoccupation pour l'égalité des sexes au sein de notre société. Mais comment la conscience "féministe" de Jean Charest peut-elle continuer de vivre avec une loi qui interdit à un grand nombre de femmes, bas salariées en l'occurrence, le droit à la syndicalisation et empêche l'accès à toute protection sociale telle que l'assurance-emploi, régime de retraite, accident du travail, équité salariale, et droits parentaux ?", questionne Mme Chabot.

Les femmes ministres interpellées

Pour sa part, la présidente de la FIPEQ-CSQ, Mme Sylvie Tonnelier, interpelle particulièrement les neuf femmes ministres au sein du gouvernement Charest pour qu'elles usent de leur influence afin de convaincre leurs collègues et le premier ministre pour qu'ils rendent justice aux femmes Responsables de services de garde.

"Un gouvernement qui prétend vouloir amender la Charte des droits et libertés de la personne pour affirmer l'égalité des femmes et des hommes, comme l'a réitéré jeudi dernier le premier ministre Charest, ne peut pas accepter plus longtemps d'avoir à son bilan une loi aussi discriminatoire, injuste et inéquitable pour les femmes que la loi 8. C'est également impossible qu'au moins la moitié du Conseil des ministres, les femmes ministres, continue de garder le silence et de fermer les yeux sur une loi qui a retiré à des centaines de femmes des droits aussi fondamentaux", déplore Mme Tonnelier.

Faire le ménage "dans sa propre cour"

Mme Sylvie Tonnelier ajoute que si la volonté du gouvernement Charest est d'éliminer l'inégalité sous toutes ses formes entre les femmes et les hommes, il doit commencer par faire le ménage "dans sa propre cour".

"La loi 8 est une profonde source d'inégalité et a d'ailleurs été fortement condamnée par le Bureau international du travail. Il n'en tient qu'à Jean Charest et à son gouvernement de prendre les moyens qui s'imposent pour corriger la situation et nous lui demandons de le faire le plus rapidement possible au nom de toutes ces femmes RSG qui subissent quotidiennement les effets de cette injustice", conclut Mme Tonnelier.

Profil de la CSQ

La CSQ représente quelque 160 000 membres, dont plus de 100 000 dans le secteur public. Elle est l'organisation syndicale la plus importante en éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.
Contact:
Claude Girard
Agent d'information CSQ
cell.: (514) 237-4432


Sujet:
Femme

Communiqué envoyé le 2008-05-25 07:30:00 et diffusé par: