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Analyse du rapport Castonguay - Le SPGQ salue la contribution du Conseil du statut de la femme
QUÉBEC, le 22 mai /CNW Telbec/ - Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec approuve entièrement le contenu du rapport émis récemment par le Conseil du statut de la femme intitulé Pour en avoir "vraiment" pour notre argent : un système public de santé. Selon le président du Syndicat, Gilles Dussault, "il s'agit là d'une réflexion d'une grande importance concernant l'analyse du rapport Castonguay". Du même coup, le leader syndical s'étonne que les médias n'aient pas davantage fait état de cette contribution.
Il faut dire que, dans le premier chapitre du document, le Conseil rejette la majorité des recommandations du rapport Castonguay et affirme un appui sans équivoque aux principes de gestion publique, d'intégralité, d'universalité, de transférabilité et d'accessibilité inscrits dans la Loi canadienne sur la santé. "Le propos de ce premier chapitre est ressenti comme une sorte de message de vérité qui nous repose des crispations ressenties à l'audition des finasseries politiciennes des membres du gouvernement Charest", observe le président du SPGQ.
Un des points marquants du rapport concerne le passage où il est démontré que les femmes seraient les grandes perdantes si les recommandations du rapport Castonguay devaient être mises en ?uvre, en particulier celle d'imposer des frais modérateurs, notamment parce que les revenus des femmes sont encore nettement inférieurs à ceux des hommes. Le Conseil note que "dans un système où la capacité de payer entrerait davantage en ligne de compte pour l'accès aux soins, les femmes pourraient éprouver plus de difficultés à satisfaire leurs besoins en soins de santé que les hommes, de façon générale, et, à plus forte raison, lorsqu'elles sont enceintes ou âgées." L'organisme recommande donc que toute réforme du système de santé s'appuie sur une analyse différenciée selon les sexes.
Le Conseil donne également un autre son de cloche quant au rapport Castonguay en ce qui concerne la décentralisation des décisions touchant l'allocation des ressources et la dispensation des services. À ce sujet, il recommande notamment que le gouvernement place au premier rang le critère de la rentabilité sociale. Cependant, il doit écarter les avenues suggérées par le groupe de travail Castonguay parce que ces dernières auraient pour effet de déstructurer entièrement le pouvoir d'action du gouvernement du Québec en confiant la destinée des conseils d'administration des agences et des établissements publics aux seuls administrateurs privés de carrière, au détriment de tout souci de représentativité. Il faut compter également les effets dévastateurs sur le marché du travail dans le domaine de la santé et des services sociaux par l'accentuation de la pénurie de main-d'?uvre spécialisée dans le secteur public.
Enfin, le Conseil recommande que le gouvernement "envisage la création d'un fonds consacré à la santé qui serait alimenté par les revenus de la taxe de vente du Québec", mais il "n'est pas favorable à l'imposition d'une franchise en fonction de l'utilisation des soins pour le financer", comme le recommande le rapport Castonguay.
Le SPGQ remercie le Conseil du statut de la femme pour cette contribution majeure à la réflexion. "Les Québécoises et les Québécois qui liront ce rapport reconnaîtront le mérite du Conseil d'avoir eu la lucidité et le courage de faire la lumière sur les dommages irréparables que subirait notre système de soins de santé s'il devait un jour se "castonguiser"", a déclaré le président du SPGQ. M. Dussault souhaite vivement que le gouvernement et les partis d'opposition s'approprient ce rapport et qu'ils s'en inspirent fortement plutôt que de se laisser tenter par les recommandations du groupe de travail Castonguay.
Le SPGQ est le plus grand syndicat de professionnelles et professionnels du Québec. Il représente plus de 19 000 personnes, dont 17 000 de la fonction publique et 2 000 provenant des sociétés d'État, des réseaux de l'éducation et de la santé du Québec, rattachées à 37 unités de négociation.
Contact:
Sylvie Goupil conseillère à l'information cell.: (514) 213-4192
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Sujet:
Femme
Communiqué envoyé le 2008-05-22 11:45:00 et diffusé par:
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