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Les sociétés canadiennes d'investissement en capital de risque suivent leurs propres stratégies uniques



MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 19 juillet 2006) - Les sociétés d'investissement en capital de risque canadiennes ne s'éloignent toujours pas trop du pays. En effet, plus de la moitié (58 %) des sociétés canadiennes ayant répondu au sondage Global Venture Capital Survey 2006 de Deloitte affirment ne pas prévoir élargir leurs investissements à l'extérieur du pays au cours des cinq prochaines années, comparativement à 47 % des sociétés d'investissement en capital de risque américaines et à 44 % des investisseurs dans le monde entier. La principale raison donnée par les sociétés canadiennes pour ne pas chercher à investir ailleurs dans le monde est le " nombre suffisant d'occasions propices sur les marchés existants " (33 %), suivie par les " restrictions contractuelles " et les " restrictions légales " (22 % chacune). La partie canadienne du sondage mondial, réalisée conjointement par Deloitte et l'Association canadienne du capital de risque et d'investissement (CVCA) a permis d'évaluer les attitudes, les intentions et les projets d'investissement de plus de 500 sociétés d'investissement en capital de risque à l'échelle mondiale.

" Traditionnellement, les sociétés canadiennes d'investissement en capital de risque tendent à être plus prudentes dans leurs investissements que leurs pairs du reste du monde. La combinaison de modèles de répartition des actifs axés sur le Canada utilisés par de nombreux fonds et de la forte reprise de l'économie intérieure au cours des dernières années a encouragé l'orientation nationale de ces sociétés, parfois aux dépens des possibilités d'investissement à l'étranger, y compris sur les marchés émergents ", a fait remarquer Marc-André Nadeau, associé chez Deloitte. " Toutefois, comme le secteur de l'investissement en capital de risque du monde entier s'intéresse de plus en plus aux réseaux mondiaux, les investisseurs canadiens devraient commencer à réévaluer leurs stratégies d'investissement afin de profiter des possibilités internationales et, ainsi, ne pas perdre du terrain. "

Dans les cas contraire, c'est-à-dire les sociétés d'investissement de capital de risque canadiennes qui prévoient investir à l'extérieur du pays, les Etats-Unis (27 %), suivis de la Chine (23 %) et du Royaume-Uni (20 %), étaient les trois lieux d'investissement les plus souvent cités. " La grande qualité des occasions " et " l'accès à des entrepreneurs de qualité " étaient citées par les deux tiers (67 % chacune) des répondants comme principales raisons qui les pousseraient à investir aux Etats-Unis. Pour les sociétés canadiennes d'investissement en capital de risque intéressées par la Chine, " l'émergence d'un environnement entrepreneurial dans des lieux non traditionnels " (100 %), " l'accès à des marchés étrangers " (50 %) et la " grande qualité des occasions " (33 %) étaient cités comme les principaux incitatifs à l'investissement.

" Les Etats-Unis sont vus par les sociétés canadiennes d'investissement en capital de risque comme un marché lucratif en matière d'investissement non seulement à cause des liens commerciaux très étroits et de la proximité géographique, mais aussi parce qu'ils sont les chefs de file mondiaux dans d'importants secteurs technologiques ", a affirmé Rick Nathan, président de la CVCA et associé chez Kensington Capital Partners.

Actuellement, près de la moitié (48 %) des répondants canadiens investissent dans des sociétés canadiennes exerçant d'importantes activités à l'extérieur du pays. En particulier, des activités clés des entreprises comprises dans le portefeuille d'investissement de ces sociétés se trouvent aux Etats-Unis, notamment en ce qui a trait à la R&D (53 %), l'ingénierie (44 %) et la fabrication (42 %). L'Inde (18 % - R&D, 25 % - fabrication) et la Chine (22 % ingénierie) occupent le deuxième et troisième rang respectivement.

" Il est pertinent de mentionner que tout juste en deçà de la moitié des fonds canadiens investissent dans des sociétés ayant une présence internationale importante ", a poursuivi M. Nathan. " Voilà qui est très impressionnant, étant donné les restrictions sur les investissements étrangers qui touchent une part importante de notre industrie, des fonds d'investissement de travailleurs et de la taille plus modeste de nos fonds, par rapport aux autres. "

La tendance des investissements en capital de risque actuels et à venir

Selon les résultats du sondage, les sociétés d'investissement en capital de risque au Canada et à l'échelle mondiale continuent de se concentrer sur les secteurs technologiques; par ailleurs, les logiciels, les communications et la réseautique sont leurs principales cibles. Les deux tiers (65 %) des sociétés d'investissement en capital de risque canadiennes (60 % partout dans le monde) ont confirmé qu'elles détenaient des investissements courants dans le secteur des logiciels, et 42 % des répondants canadiens ont investi dans les communications et la réseautique ainsi que dans les secteurs des technologies en matière d'énergie propre et d'environnement. La solide présence des sociétés technologiques dans les portefeuilles des sociétés d'investissement en capital de risque est une autre indication de la reprise de ce secteur depuis l'éclatement de la bulle spéculative des entreprises point com.

Au chapitre de l'orientation future des sociétés d'investissement en capital de risque quant à leurs investissements, les technologies relatives à l'énergie propre et à l'environnement, de même que les services de soins de santé et le secteur de la consommation, ont été identifiés comme les secteurs les plus susceptibles de bénéficier d'une hausse des investissements de la part des sociétés d'investissement en capital de risque canadiennes au cours des cinq prochaines années (6 % chacune).

" Dans l'avenir, selon le sondage de Deloitte, les investissements devraient être concentrés dans trois secteurs au cours des prochaines années. Premièrement, dans le secteur des technologies propres, ce qui est un indice positif qui démontre que le Canada rattrape son retard par rapport à ses pairs des Etats-Unis et de l'Europe dans le développement de technologies d'énergies alternatives plus respectueuses de l'environnement, comme les énergies éolienne, marémotrice et solaire. Deuxièmement, plus d'investissements dans les services de soins de santé, au fur et à mesure que nous constatons les implications du vieillissement de la population. Troisièmement, et ce qui est le plus encourageant, une multitude d'investissements à venir dans les marchés de la consommation, ce qui indique l'optimisme soutenu des investisseurs quant à la capacité de l'économie canadienne florissante à accroître le revenu disponible et le pouvoir d'achat des consommateurs pour les biens et services ", a ajouté M. Nadeau.

Obstacles aux investissements à l'échelle nationale et à l'étranger

Le " climat fiscal défavorable " et l'" environnement restrictif " entravant la réussite des jeunes sociétés ont été cités comme les deux principaux obstacles aux investissements nationaux au Canada, selon les deux tiers des sociétés d'investissement en capital de risque canadiennes qui ont participé au sondage (68 % et 63 % respectivement).

" Une des principales entraves, soit une "conjoncture commerciale défavorable à la réussite des jeunes entreprises", est surtout liée au processus plus restrictif quant à l'accès aux plus grands marchés comme l'Europe, l'Asie et les Etats-Unis. Pour éliminer cette barrière, les organisations commerciales et les gouvernements devraient continuer de promouvoir les produits canadiens à l'étranger et aider les sociétés du pays à percer sur les marchés mondiaux ", a précisé M. Nadeau.

" Les sociétés canadiennes détenant des participations aux Etats-Unis continuent de faire face à des obstacles techniques qui nuisent à leur croissance et aux investissements et, en bout de ligne, à la réussite des entrepreneurs et des investisseurs canadiens ", a ajouté M. Nathan. " En outre, les Etats-Unis sont généralement perçus par de nombreuses sociétés canadiennes comme offrant un climat fiscal plus favorable aux entreprises, bien que certains types de sociétés canadiennes puissent se prévaloir de crédits fiscaux et d'autres incitatifs qui n'existent pas aux Etats-Unis. "

Les principaux obstacles identifiés par les sociétés d'investissement en capital de risque canadiennes quant à l'investissement aux Etats-Unis incluent " un climat juridique créant des risques financiers supplémentaires "
(60 %), " le coût élevé de la main-d'ouvre " (31 %) et le " coût lié au respect des exigences en matière de gouvernance d'entreprise " (29 %).

Dans une perspective mondiale, le Canada attire un nombre croissant de sociétés d'investissement de capital de risque américaines et de l'étranger. En 2005, les sociétés étrangères et locales d'investissement de capital de risque ont investi pour 1,844 milliard $, dans environ 800 entreprises au Canada, selon la CVCA. Plus particulièrement, le sondage indique que le Canada continue d'attirer les sociétés d'investissement de capital de risque américaines, dont 8% souhaitent augmenter leurs investissements au pays.

" Les résultats du sondage montrent non seulement que le Canada est attrayant auprès des sociétés d'investissement de capital de risque locales, mais qu'il se trouve sur la radar de nombreuses sociétés de partout dans le monde, affirme Marc-André Nadeau. Ces constats sont très encourageants pour le marché canadien et montrent que les investisseurs ont confiance en l'économie canadienne et en sa capacité à financer de nouvelles entreprises en démarrage. "

Les principaux obstacles aux investissements présentés par le Canada aux investisseurs étrangers selon les réponses des sociétés d'investissement en capital de risque à l'échelle internationale sont " le temps et les efforts liés au voyagement " et un " manque de connaissances ou d'expertise de l'environnement commercial ".

Le sondage

Le sondage Global Venture Capital Survey 2006 a été mené conjointement au Canada par Deloitte & Touche LLP et l'Association canadienne du capital de risque et d'investissement (CVCA). Le sondage mondial a été effectué auprès de sociétés d'investissement en capital de risque du continent américain, de l'Europe et du Moyen-Orient (Europe Moyen-Orient Asie) ainsi que de l'Asie-Pacifique. Deloitte a reçu 505 réponses d'associés commandités gérant des actifs de moins de 100 M$ US à plus de 1 G$ US. Le sondage a été mené pendant les mois d'avril et de mai 2006. Parmi le nombre total de répondants, 278 étaient établis dans le continent américain (dont 31 au Canada), 141 en Europe Moyen-Orient Asie et 86 en Asie-Pacifique.

Deloitte

Deloitte, l'un des cabinets de services professionnels les plus importants au Canada, offre des services dans les domaines de la certification, de la fiscalité, de la consultation et des conseils financiers grâce à un effectif de plus de 6 200 personnes réparties dans 50 bureaux. Au Québec, Deloitte exerce ses activités sous l'appellation Samson Bélair/Deloitte & Touche s.e.n.c.r.l. Le Cabinet est déterminé à aider ses clients et ses gens à exceller. Deloitte est le cabinet membre canadien de Deloitte Touche Tohmatsu.

La CVCA

La CVCA, l'Association canadienne du capital de risque et d'investissement, a été fondée en 1974. Il s'agit de l'association qui représente le secteur du capital de risque et d'investissement au Canada. Ses quelque 1 100 membres sont des firmes et des organisations qui gèrent la majorité des fonds communs d'immobilisations du Canada destinés à être affectés au capital de risque et d'investissement. La CVCA favorise le perfectionnement professionnel, le réseautage, les communications, la recherche et l'éducation au sein des secteurs du capital de risque et d'investissement, et représente ce secteur en ce qui concerne les questions de politique publique.


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Communiqué envoyé le 19 juillet 2006 à 08:05 et diffusé par :