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L'Institut Fraser: Les coûts des médicaments sur ordonnance ne sont pas responsables de la croissance insoutenable des dépenses en soins de santé
TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 10 avril 2008) - Les dépenses publiques en matière de médicaments sur ordonnance ne sont pas responsables du manque de viabilité financière du système de santé, selon les conclusions d'une nouvelle étude menée par l'organisation de recherche indépendante, Institut Fraser.
"La croissance insoutenable des dépenses publiques en santé est le résultat d'une conception inappropriée des programmes publics d'assurance-maladie et d'assurance-médicaments, et non du prix des traitements médicaux ou de nouvelles technologies médicales comme les médicaments brevetés," a affirmé Brett Skinner, directeur du service de recherche sur les politiques en matière de santé, de médicaments et d'assurances de l'Institut Fraser et auteur de The Misguided War Against Medicines.
"Les médicaments sur ordonnance en général, et les médicaments brevetés en particulier, représentent un faible pourcentage des dépenses publiques en matière de santé. Le fait que les dépenses publiques augmentent à des taux insoutenables dans tous les autres domaines des soins de santé, tout en représentant plus de 90 pour cent de l'ensemble des dépenses publiques en santé, suggère fortement que nous faisons erreur en ciblant les médicaments sur ordonnance."
L'étude de M. Skinner cherche à examiner la croyance populaire selon laquelle les dépenses en matière de médicaments sur ordonnance font en sorte qu'il est impossible de soutenir les coûts des soins de santé canadiens.
"Le fait d'imputer la responsabilité de la hausse des coûts des soins de santé aux médicaments brevetés est une réaction simpliste et hâtive fondée davantage sur une attitude anti-commerciale envers l'industrie pharmaceutique que sur une recherche quantifiable. Cette hypothèse ne résiste pas à une analyse approfondie," a ajouté M. Skinner.
The Misguided War Against Medicines révèle que les médicaments sur ordonnance ne représentaient que 9,3 pour cent de l'ensemble des dépenses publiques en santé en 2006, en baisse par rapport aux 9,6 pour cent enregistrés en 2005. Les médicaments sur ordonnance brevetés représentaient seulement 6,3 pour cent de l'ensemble des dépenses publiques en matière de santé en 2006, en baisse comparativement aux 6,8 pour cent de 2005.
Une fois les dépenses en matière de médicaments retranchées, tous les autres domaines des soins de santé représentaient de 91,4 pour cent à 90,7 pour cent de l'ensemble des dépenses publiques en santé entre 2002 et 2006.
L'étude a également démontré que les dépenses annuelles consacrées aux professionnels de la santé ont augmenté à un taux moyen de 6,5 pour cent entre 2002 et 2006, alors que les dépenses annuelles allouées aux hôpitaux et aux établissements de soins de santé ont augmenté de 6,9 pour cent en moyenne et que celles allouées à la santé publique, à l'administration, à la recherche et aux autres domaines réunis ont enregistré une croissance moyenne de 7,2 pour cent.
"Ces taux de croissance annuelle moyens sont de 1,2 à 1,4 fois supérieurs à la croissance annuelle moyenne des revenus provinciaux consolidés sur la même période. Ils sont également de 1,2 et 1,3 fois supérieurs à la croissance annuelle moyenne du PIB national et de 2,9 à 3,2 fois supérieurs à la croissance annuelle moyenne de l'inflation générale," a déclaré M. Skinner.
"Cela signifie que même si les gouvernements ne dépensent pas un sou pour les médicaments, les dépenses publiques dans tous les autres produits et services médicaux augmenteraient tout de même à un taux non viable."
En outre, l'étude n'a établi aucun lien statistique entre les taux de croissance annuelle de l'ensemble des dépenses publiques en santé ainsi que la hausse des dépenses en matière de médicaments. Entre 1975 et 2006, le taux de croissance annuelle réelle pour l'ensemble des dépenses publiques en matière de santé était variable et n'était pas en relation linéaire avec le pourcentage en hausse constante des dépenses publiques en santé allouées aux médicaments. Ces constatations sont conformes à celles d'autres recherches démontrant que les médicaments constituent une technologie de traitement médical efficace qui peut remplacer d'autres traitements médicaux non-médicamenteux et en améliorer l'efficacité.
De plus, l'étude a constaté que des données du gouvernement canadien montraient que les prix moyens des médicaments sur ordonnance brevetés existants au Canada ont augmenté à un rythme annuel plus lent que le taux général d'inflation pendant 17 des 19 dernières années.
"Les prix des médicaments brevetés existants augmentent à un rythme encore plus lent que le taux auquel ils peuvent croître en vertu des contrôles de prix fédéraux qui autorisent des hausses de prix annuelles correspondant au taux général d'inflation. Cela signifie également qu'une fois ajustés à l'inflation, les prix des médicaments brevetés existants ont diminué en valeur réelle pendant 17 des 19 dernières années," a affirmé M. Skinner.
Brett Skinner conclut que la conception inappropriée des programmes publics d'assurance-maladie et d'assurance-médicaments est la véritable cause de la croissance insoutenable des dépenses publiques en santé.
"L'intervention de l'Etat dans les marchés des soins de santé, par le biais de programmes d'assurance publique, déforme en fait l'attribution efficace des ressources médicales, y compris les médicaments sur ordonnance. Lorsque le programme public d'assurance-maladie tente de fournir une égalité d'accès et une couverture complète pour n'importe quel besoin médical sur une base universelle, le système devient un fardeau financier," a affirmé Skinner.
"Les Canadiens auraient droit à une gamme beaucoup plus vaste de prestations et à une couverture bien plus efficace si nous avions une assurance privée obligatoire avec des subventions pour faibles revenus qui offriraient une couverture universelle."
L'Institut Fraser est une organisation de recherche et de formation indépendante qui possède des bureaux à Calgary, à Montréal, à Tampa, à Toronto ainsi qu'à Vancouver. Sa mission consiste à mesurer, à étudier et à communiquer les effets des marchés concurrentiels et des interventions de l'Etat sur le bien-être de la population. Pour protéger son indépendance, l'Institut n'accepte ni subvention publique ni contrat de recherche. Consultez le www.fraserinstitute.org.
Contact:
Directeur du Service de recherche sur les politiques en
Pour Institut Fraser
Tel. matière de santé de médicaments et d'assurances
Dean Pelkey
Directeur des communications
Pour Institut Fraser
Tel. (604) 714-4582
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Sujet:
Santé
Communiqué envoyé le 2008-04-10 06:00:01 et diffusé par:
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